La République des corps violables

Le corps de la femme n’est pas un corps. C’est une prise. Une surface. Une promesse d’appropriation. Qu’elle soit blanche, noire, rousse, belle ou jugée laide, elle est d’abord cela : une chose disponible, une matière offerte à la contrainte. Née coupable d’un vagin, de deux seins visibles, et d’avoir en face d’elle un mâle que l’on excuse d’avance car « pulsionnel », « animal », « primate ».

Lettre à mon amie Bochra Belhaj Hmida

Ton absence aujourd’hui est organisée. Une absence voulue par un pouvoir qui gouverne par l’intimidation, la confusion et la désignation d’ennemis intérieurs. Un pouvoir qui harcèle, emprisonne et pousse à l’exil, non seulement pour punir, mais aussi pour dissuader toute velléité d’opposition.

Migrantes Subsahariennes enceintes : survivre dans l’ombre en Tunisie

En Tunisie, des femmes migrantes accouchent dans des conditions précaires, exposant leurs nouveau-nés aux maladies et à la malnutrition. Accusées de contribuer à un prétendu « changement démographique » du pays, elles se heurtent aux obstacles administratifs, au racisme et à la pauvreté. Leur survie dépend largement de la charité et de l’aide limitée des organisations internationales.

Tunisie : mères et enfants perdus face à la sexualité

En Tunisie, la sexualité reste un non-dit. Les jeunes fuient le silence familial et se tournent vers Internet et les réseaux sociaux, tandis que les mères réclament un dialogue et soutiennent l’introduction de l’éducation sexuelle à l’école. Le fossé entre traditions patriarcales et l’urgence de la prévention questionne l’évolution de la société tunisienne.

JCC : Le vrai scandale, derrière les larmes de crocodile

Ce qui s’est passé à la cérémonie de clôture du 20 décembre, matérialise un rapport de force : le pouvoir politique et administratif dicte sa loi. Et si une lubie de dernière minute prend madame la ministre, tout le monde doit s’écraser. Les récentes sorties médiatiques d’un bon nombre de cinéastes sont tout au plus des larmes de crocodiles.