Le calvaire vécu par les Tunisiens pendant l’été 2026 a mis à nu l’échec des politiques publiques dans tous les domaines. En même temps, le récit officiel qui ramène tout à une histoire de complots est démenti par les faits. Enquête.
Le calvaire vécu par les Tunisiens pendant l’été 2026 a mis à nu l’échec des politiques publiques dans tous les domaines. En même temps, le récit officiel qui ramène tout à une histoire de complots est démenti par les faits. Enquête.
Une canicule, une inondation, des coupures d’eau et d’électricité, la soif, une calamité de plus. Peu importe le désastre : il y a toujours un coupable tout trouvé. Les femmes, leurs corps, l’art, la joie de vivre.
Le délestage n’est plus seulement un fait technique : c’est devenu, en quelques jours, un objet de colère et de demande de comptes. L’électro-caniculo-phobie naît précisément à cette jonction : entre un corps qui ne supporte plus la chaleur et une infrastructure qui ne suit plus. En Tunisie, le malaise de ce mois de juillet 2026, devient ainsi un phénomène psycho-socio-climatique émergent.
Le 31 août dernier, tout le pays a été plongé dans l’obscurité, à la suite d’une gigantesque panne de courant. Ce blackout était supposé provenir de la centrale électrique de Ghannouch, à Gabés. Encore une fois, cet incident pose plus d’une question, non seulement sur les investissements réalisés dans le domaine des infrastructures énergétiques, mais aussi et surtout sur la gestion de ce moment de panique qui, en plus de plonger les citoyens dans le noir, les plonge dans la confusion.
La panne géante du 31 août a failli coûter la vie à plusieurs patients. L’association des jeunes médecins a fait un rapport sur la coupure d’électricité sur une grande partie des hôpitaux en Tunisie. Bien qu’aucun décès n’ait été enregistré dans les blocs opératoires, les médecins ont dû terminer les interventions chirurgicales, sans lumières adéquates.
L’hôpital Farhat Hached a été privé d’électricité pendant la garde du 28 mai 2014. La cause de la panne serait toujours inconnue bien que ce n’est pas la première fois que cela arrive. Cette coupure aurait touché seulement le service d’obstétrique, le bloc opératoire plus précisément. Contrairement aux informations relayées sur les réseaux sociaux, la coupure s’est produite l’après midi, aux alentours de 15h.