Près de 200 000 Tunisiens vivent dans le Golfe, souvent des professionnels qualifiés. Entre tensions régionales et routines quotidiennes, ils apprennent à concilier vigilance et vie normale, au cœur d’une région en crise.
Près de 200 000 Tunisiens vivent dans le Golfe, souvent des professionnels qualifiés. Entre tensions régionales et routines quotidiennes, ils apprennent à concilier vigilance et vie normale, au cœur d’une région en crise.
L’affaire Abdelkader Dhibi remet en lumière une immigration tunisienne en pleine explosion, dépassant désormais les flux marocains et algériens. Entre pressions migratoires et tensions politiques, cette affaire relance un débat plus large sur l’intégration et la place des Tunisiens en France.
Comme au temps de Bourguiba et de Ben Ali : la chape de plomb qui s’est abattue sur le pays pousse de plus en plus de militants à s’exiler. Comment font-ils pour rester mobilisés ? Quel rôle peuvent jouer les organisations et partis tunisiens depuis l’étranger ?
لم تكن العاصمة الفرنسية باريس بعيدة عن الشأن التونسي طيلة فترات مختلفة من التاريخ الحديث والمعاصر، فمثلما كانت عاصمة الإمبراطورية الاستعمارية التي نهبت مقدرات شعوب أفريقيا على وجه الخصوص وانتهكت سيادتها، كانت أيضا منطلقا للعمل الوطني للمطالبة بالاستقلال ثم بعد ذلك ملجأ النشطاء والمعارضين من بطش نظامي الراحلين الحبيب بورقيبة وزين العابدين بن علي.
Tiraillés entre l’exil de plus en plus dur, et les craintes justifiées d’un retour au bercail, de nombreux Tunisiens en France vivent dans le désarroi. Ils ne perdent pas espoir pour autant. Ils se mobilisent, échangent entre eux et s’entraident, en attendant des jours meilleurs.
للمهاجرين التونسيين بفرنسا، نظاميين كانوا أو حراقة، أهداف وآمال مشتركة. لهم عين على الأوضاع في تونس وأخرى على تحديات الهجرة والاندماج بفرنسا، بعضهم يفضل الابتعاد عن الجالية ومشاكلها وآخرون لا يجازفون بالابتعاد عن تجمعات التونسيين وباقي الجنسيات العربية الافريقية بضواحي باريس.
« Tunisians residing abroad (TRE) have suffered a double penalty: first of all, the number of their representatives’ seats decreased from 18 to 10. Second of all, the requirement for obtaining 400 sponsors is absurd and unfair » says one candidate who did not make into the upcoming legislative elections. Indeed, the country’s new electoral law has clearly diminished TRE’s chances of benefiting from representation in parliament.
« Les Tunisiens Résidant à l’Etranger (TRE) ont été doublement pénalisés : d’une part, le nombre de sièges de leurs représentants a été revu à la baisse, passant de 18 à 10. D’autre part, la condition exigeant la collecte de 400 parrainages est aberrante et injuste », conteste un candidat non retenu pour les prochaines élections législatives. Manifestement, la nouvelle loi électorale a réduit la chance des TRE d’être représentés au parlement.
Après une première édition en 2016, le festival Tunis sur Seine revient cette année. Le rendez-vous est donné le 23 juillet au Point fort d’Aubervilliers à Paris pour un marathon musical. Au programme, des artistes de la scène tunisienne émergente jusque-là peu visibles dans les sphères parisiennes, estime le directeur de cette édition Akram Belaid.
Explosion de joie sur le Champ de Mars, au pied de la Tour Eiffel. Il est 20h quand on annonce la victoire d’Emmanuel Macron. Ses soutiens exultent. C’est en effet la première fois depuis 1965 qu’un président de la République sortant se fait réélire hors période de cohabitation. En empêchant Marine Le Pen d’accéder au pouvoir, les électeurs ont repoussé un programme ouvertement xénophobe. En revanche, la reconduction de Macron ne règle en rien le problème de la droitisation des politiques publiques, en particulier vis-à-vis des personnes issues de l’immigration postcoloniale.
نحو 1500 تونسي وجدوا أنفسهم على خط النار بعد بداية العملية العسكرية الروسية في أوكرانيا. حرب لا ناقة ولا جمل لهم فيها تعود جذورها إلى ما قبل روسيا القيصرية.
Heure : Avant-midi, été 2018. Lieu : La salle d’attente du consulat de Tunisie à Montréal.
Situation : Deuxième tentative pour moi de récupérer mon passeport et celui de ma conjointe. Il semble que c’est le cas de la majorité des présents dans la salle bondée et une partie des ressortissants tunisiens sont debout faute de places assises. Pour récupérer un document, il faut prendre un numéro et attendre son tour avec tout le monde. En règle générale, venir récupérer un document d’une administration ne devrait pas prendre autant de temps que déposer une demande et les files d’attente sont différentes. Mais au pays du jasmin, tout est mêlé.
Des appels au patriotisme et au civisme des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE), se font de plus en plus pressants. Le dernier appel en date, qui n’est pas passé inaperçue, est celui du communiqué de Marouan Abassi, gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), lors de la première édition du Middle East Mediterranean (MME) Forum qui s’est déroulé les 25 et 26 août, en Suisse à Lugano. Le gouverneur a en effet annoncé que la BCT envisage le lancement d’un emprunt en devises auprès de la communauté tunisienne à l’étranger. Un comité de réflexion est constitué à cet effet. Il va étudier les conditions de cet emprunt et proposer les meilleures voies pour développer des produits d’épargne orientés vers cette communauté.
Lorsqu’Amine Ben Abdelkarim, évoluant aux Kiowas de Garches, en région parisienne, réalise que l’Algérie, le Maroc ou l’Egypte ont leurs équipes de football américain, il n’aura plus qu’une seule idée en tête : donner naissance à une équipe nationale tunisienne. Très vite, il entrera en contact avec Walid Eltaief, joueur des Aces of Ham allemands, et les deux compères décident de fonder l’Association Tunisienne de Football Américain (ATFA). 44 joueurs tunisiens évoluant dans toute l’Europe répondirent présents à cet appel pour donner naissance aux Carthage Eagles. Les membres de l’équipe affronteront, le 12 novembre, les Monarques de Saint Denis au stade Auguste Delaune. Nawaat a rencontré le co-fondateur de l’ATFA, Amine Ben Abdelkarim, à Paris. Interview.
Voter registration for Tunisia’s municipal elections closed on August 10, bringing the total number of citizens registered to over 5.7 million. Of the 1.3 million Tunisians living abroad, 8,838 registered to vote in the elections scheduled for December 17th. As the country prepares for its first district-level elections since the revolution, the Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) and partnering organizations are leading a discussion on the role of Tunisian immigrants in local governance in their towns and cities of origin.
Les articles de ce type sont copieusement relayés sur les réseaux sociaux par nos concitoyens qui y trouvent apparemment des motifs de fierté. On ne s’interroge que rarement sur la nature de l’« exploit » réalisé par l’un de nos compatriotes expatriés ou nés à l’étranger. On ne se pose pas de questions sur ce que signifient ces « succès », leur pourquoi et leur comment. On ne questionne pas plus leur sens moral et politique ni les choix et les ambitions que porte notre héros du jour.
Sur le web depuis quelques semaines, la petite marionnette Harrouss propose un autre discours sur l’émigration… loin du rêve européen.
Le globe-trotteur est un grand voyageur qui se veut aventurier. Mais contrairement à Indiana Jones, il explore le monde avec peu de moyens : un sac de couchage, une tente, des vêtements de rechange, une lampe torche, une boussole et une carte du monde. Certains tiennent également à s’équiper d’un bon matériel pour filmer l’expérience. Ils entreprennent chacun à sa manière, un long périple. Qu’est-ce qui pousse ces Tunisiens à tout plaquer pour explorer le monde ? Réponse en trois portraits.