قنابل الدخان والفرقعات الإعلامية في تونس

من الطبيعيّ أن تشهد الساحة السياسيّة بعض المواقف الطريفة أو أن تتناقل وسائل الإعلام “الشطحات” أو بعض التصريحات الشاذّة، ولكن الغريب هو أن تحظى بنفس أهميّة مآسي عدّة عرفتها البلاد خلال السنوات الثلاث الأخيرة، بل وتتمكّن بعض الأحداث العابرة أو الآراء الشّاذة من تغطية مسائل وقضايا مصيريّة كواقع الحياة السياسيّة وقضيّة الشهداء ومسألة الإصلاحات الهيكليّة في القطاع العموميّ.

La Polit-Revue : Libéralisme masqué, tractations diplomatiques, et néo-féminisme

Poursuivi jusque Genève en marge de la 25ème session du Conseil des droits de l’Homme par l’affaire Jabeur Mejri, le président Marzouki a finalement libéré le « blasphémateur de Facebook » avant de lever l’état d’urgence jeudi 6 mars. Une atmosphère d’apaisement qui risque d’être éphémère, la veille de la reprise lundi du procès des Ligues de protection de la révolution

Amina Sbouï

De Amina Tyler à Amina Sboui : Le livre des confidences

Quand on m’a proposé de lire la biographie d’Amina Sboui, plus connue sous le nom de « Amina Femen » ou « Amina Tyler », j’ai tout de suite fait la moue. Bien que soutenant ses causes sur le fonds, la forme qu’elle a utilisée ne m’avait pas convaincu à l’époque.
La lecture de ce livre, m’a permis de passer outre ces préjugés : Amina Sboui n’est pas Amina femen ni Amina Tyler. Le personnage public surmédiatisé est à mille lieues de la personne elle-même.

غازي مرابط : أمينة في كامل مداركها العقلية، وغداً سنكشف حقائق خطيرة أمام المحكمة

التقينا بالأستاذ غازي مرابط الملتحق حديثاً بهيئة الدفاع عن أمينة قصد التعرف على اخر المستجدات في قضيتها أو بالأحرى في مجموعة التهم الموجهة إليها، و افادنا هذا الأخير أن عديد الحقائق الخطيرة سيتم كشفها فيما يتعلق بهذه القضية وأكد أن منوبته في كامل مداركها العقلية على عكس ما صرح به والدا أمينة في برنامج “لاباس” …

Amina de nouveau en procès le 22 juillet pour outrage à un fonctionnaire public

Dernière mise à jour du Vendredi 19 juillet 2013. : Deux chefs d’accusation supprimés puis remis en appel pour Amina. Le cas d’Amina est devenu une affaire politique au-delà du dossier judiciaire. L’avocat d’Amina, maître Halim Meddeb a confirmé aujourd’hui que les deux chefs d’accusation, “association de malfaiteurs” et “outrage à la pudeur” auraient été supprimés par le juge d’instruction de Kairouan faute de preuves suffisantes dans le dossier. le Ministère public a fait appel pour qu’ils soient gardés. Et le dossier d’Amina va être prochainement transféré au parquet de Sousse.

Femen, l’agitation ou l’illusion d’action

Les trois Femen ont été libérées dans la nuit du 26 au 27 juin 2013 suite à un procès en appel. Elles ont regagné l’Europe le jeudi 27 au matin. Elles ont exprimé publiquement leurs « regrets » et disent ne pas avoir « mesuré la portée de leur action en Tunisie »… puis leur « dé-regret », lors d’une conférence de presse organisée à Paris.

Quand Femen dévoile les seins de la révolution tunisienne !

Les trois activistes européennes de Femen pensaient qu’en montrant leurs seins vont être considérées, en cas de poursuite, comme militantes, ce qui est le cas partout dans les pays démocrates. Elles auront peut-être accès à une prison de santé tunisienne avec thalasso et une connexion wifi. Hélas, elles en avaient tort. En effet, elles n’ont fait que découvrir la face cachée de l’iceberg de la réalité de l’incarcération en Tunisie, toujours d’actualités.

De qui vient le mensonge ? Des Femen ou des prisonnières tunisiennes ? Et pourquoi ?

Voici un article basé sur une enquête qui nuance les propos des Femen, tenus lors d’une conférence de presse, sur les raisons d’incarcération de la plupart des femmes en Tunisie. Je ne m’étalerai ni sur les conditions carcérales exécrables, ni sur la justice qui continue d’agir sur ordre politique, car se sont des évidences. La question qui me turlupine est plutôt la suivante: Pourquoi les trois Femen ont donné une version saugrenue, non pas de l’état des prisons, mais des motifs d’incarcération des femmes qui y croupissent.

EL Teatro: Sauvons notre constitution, sauvons nos libertés et nos droits.

Lors de mon très court séjour en Tunisie, j’ai répondu à l’appel du comité de soutien de weld el 15 et je me suis rendu à El Teatro mardi matin. La nuit de lundi à mardi, et ayant pensé et repensé à cet épisode tragique qui est la condamnation d’un artiste à 2 ans de prison ferme pour une chanson, j’ai décidé de préparer un petit mot afin d’exposer ma vision de la manière dont il faut soutenir la victime de l’appareil de répression tunisienne qui n’a jamais disparu.