Comment l’arrestation de cet éminent juriste et défenseur des causes justes a servi de déclic pour le réveil d’une classe politique et d’une société civile sclérosées. Retour sur le procès le plus controversé de ces dix dernières années.
Comment l’arrestation de cet éminent juriste et défenseur des causes justes a servi de déclic pour le réveil d’une classe politique et d’une société civile sclérosées. Retour sur le procès le plus controversé de ces dix dernières années.
Le cas de cette militante, docteure en biologie et ancienne adjointe au maire de Sousse est symptomatique de la dérive politico-judiciaire actuelle. Ses avocats expliquent que son dossier est vide. La voici tout de même maintenue en détention provisoire, sans réelle justification, depuis plus d’un an.
Poursuivie dans une affaire liée à l’accueil de migrants, la militante humanitaire Sherifa Riahi est emprisonnée depuis plus d’un an, et séparée de ses enfants, dont une fillette en bas âge. Cette détention s’inscrit dans une vaste campagne de criminalisation du travail associatif soutenant les migrants.
Saadia Mosbah, la fondatrice de l’association antiraciste «Mnemty» croupit depuis plus d’un an en prison. Tandis que le pouvoir, se nourrissant de la rhétorique de diabolisation et de délire conspirationniste, continue de clouer au pilori les défenseurs des droits humains.
Figure de la société civile, engagée dans la défense du droit à la différence, Saloua Ghrissa a été arrêtée en décembre 2024 dans le cadre d’une enquête controversée. Son affaire suscite une vague d’indignation dans un climat politique marqué par une répression croissante.
Face à la crise sanitaire, les regards sont tournés vers les catégories les plus vulnérables dont la population carcérale. Entassés dans des cellules surpeuplées, les prisonniers sont amenés à faire face à des conditions de détention préoccupantes. Et la situation n’a fait que s’empirer pendant la pandémie, alerte quatorze organisations non-gouvernementales. Des réformes urgentes sont réclamées.
Sous le slogan « un festival pour tous », la direction du Festival d’Ezzahra, dont fait partie Sadok Ben Mhenni, a programmé un concert animé par des prisonniers. Prévue pour le vendredi 5 août, cette première a été annulée par le ministère de l’Intérieur pour des raisons sécuritaires. Retour sur un combat oublié par tous.
100 détenus de Guantanamo sur 166 sont en grève de la faim depuis plus de douze semaines, 130 d’après leurs avocats. Cinq prisonniers du camp sont des Tunisiens. La grève débutée depuis plus de quatre mois a pris une ampleur sans précédent.