Et si on les recrutait ?

On a ainsi assisté à l’enchaînement bien ordonné des prises de parole des différents leaders du parti, qui chacun à son tour prononçaient quelques mots à la presse pour défendre le retour des terroristes  de la Syrie. Ce fut d’abord le numéro un, ensuite Lourimi, ensuite Bhiri, puis dernièrement Dilou. Une campagne bien orchestrée en somme, et on peut s’attendre à ce que cela continue ainsi. Tant de discipline et d’organisation dénotent des concertations intenses et des décisions importantes au sein d’Ennahdha. Ce qui amène à la question suivante : Pourquoi les nahdhaouis sont-ils affolés par le retour des terroristes tunisiens ?

Restauration ou lutte contre l’impunité ?

Béji Caïd Essebsi, lui, parle différemment. Il parle comme un vaincu. Il parle, serais-je tenté de dire, comme un gamin capricieux, vexé d’avoir perdu une partie de chkoba contre une joueuse de bridge. Il aura tout fait pourtant pour gagner. Pour imposer un forfait à son adversaire, il a changé les règles du jeu, biseauté les cartes, mobilisé ses amis, ses demi-amis et mêmes les prétendus amis de ses ennemis.

السعودية تقيل وزير الشؤون الدينية

تطرّف القرار الحكومي الذي اتخذ منحى الإقالة يعكس حجم الضغوطات التي مارستها المملكة العربية السعودية على تونس، أساسا عبر وزير خارجيتها عادل الجبير، الذي يتمتع بحظوة كبيرة لدى مؤسسات الحكم في تونس ولدى الكثير من عواصم العالم، خصوصا في أوروبا وأمريكا.

JCC 2016 : Fleur d’Alep de Ridha Behi, que de bonnes intentions !

Les bonnes intentions sont toujours louables. « Fleur d’Alep », le nouveau film de Ridha Behi se met aux aguets : pour dénoncer l’endoctrinement intégriste d’une partie de la jeunesse, le film brosse le portrait d’une mère-courage partie en Syrie à la recherche de son fils enrôlé dans le djihad. L’enjeu du film ? Gratter le vernis de cette réalité cruelle du moment. Mais cette bonne intention suffit-elle pour que Fleur d’Alep nous convainque ? Si la cause semble entendue d’avance, tout n’est pas gagné en revanche. Ce ne sont pas les déplacements de caméra sur un territoire miné qui diront qu’on s’inquiète pour rien. « Fleur d’Alep », est projeté aujourd’hui, vendredi 28 octobre, en ouverture de la 27ème session des Journées Cinématographiques de Carthage.

Attaques de Mnihla et de Tataouine : Couverture TV en convalescence

La course aveugle aux scoops se retrouve sans coureurs. Les animateurs, qui confondaient leur rôle avec celui des seigneurs de guerre, ont fini par donner un coup de frein aux manquements professionnels. Les prétendus « experts stratégiques », aux références hollywoodiennes et aux grilles de lecture identitaires, sont plus ou moins gardés à l’écart. Les politiques aux discours populistes et galvaniseurs aussi. Autant de signes d’un rétablissement malgré une convalescence lente et difficile.

La démocratie policière en marche

On nous annonce aujourd’hui l’installation de caméras de surveillance dans 300 points de contrôle électronique dans le Grand Tunis et dans les gouvernorats « sensibles » de Kasserine, du Kef, de Jendouba et de Sidi Bouzid, prélude à leur généralisation sur l’ensemble du territoire national. « Vous voulez la démocratie ? », nous dit le policier, « OK, vous l’aurez ! ». Et il part d’un grand éclat de rire…

حوار مع جلبير الأشقر: إنتكاسة الإنتفاضات العربية والإستثناء التونسي؟

جلبير الاشقر، أستاذ في معهد الدراسات الشرقية والأفريقية في جامعة لندن. من مؤلفاته “صدام الهمجيات”(2002) و “الشعب يريد”(2013) و آخرها “إنتكاسة الإنتفاضة العربية، اعراض مرضية” (2016). في هذا الحوار المصور يقدّم الكاتب والباحث البناني قراءة في أسباب إنتكاسة الإنتفاضات العربية ومدى إعتبار المثال التونسي إستثناء.

لا للدعاية الإرهابية

”لا للدعاية الإرهابية“ هي ومضة تحسيسية لتنبيه الصحفيات والصحفيين من عديد الاخطاء المهنية المتعلقة بالتعاطي الإعلامي مع الإرهاب. تكرّس هذه الومضة جزءا من العمل المشترك بين نواة والنقابة الوطنية للصحفيين التونسيين ومنظمة انترنيوز. حيث قامت النقابة ببعث مرصد اخلاقيات المهنة في الصحافة المكتوبة والإلكترونية الذي يراقب بشكل يومي محتويات 19 وسيلة إعلامية من صحف ورقية وإلكترونية ومواقع لإذاعات وتلفزات.

Aigres propos sur la coopération militaire avec le «monde civilisé»

Après nous être félicités de voir la police et l’armée quadriller le pays plus fortement encore qu’avant le 14 janvier, s’insinue progressivement en nous l’idée que nous pourrions être « sauvés  » par l’« aide désintéressée » de la sainte alliance mondiale contre le terrorisme, quand bien même cela pourrait conduire à la mise en place de nouvelles formes de protectorat. C’est ce qu’en français fos7a, on appelle se laisser abuser et qu’en français de tous les jours, on appelle tout bonnement se faire couillonner.

Qui finance le terrorisme ? Une question à un million de dollars dans les poches …de Daech

Les médias aujourd’hui doivent poser les bonnes questions et rendre des comptes aux victimes du terrorisme et à leurs familles, de Damas à Bruxelles passant par Tunis et Paris et leur expliquer pourquoi Daech est l’organisation criminelle la plus riche du monde ? Qu’est ce qui a été fait depuis plus de deux ans pour empêcher que Daech puisse s’enrichir ? Pourquoi les ennemis de Daech achètent-ils son pétrole ?

شباب حيّ التضامن يرفض الوصم ويسعى لتغيير واقعه

تتمثل أهداف المشروع في دعم إنخراط شباب المنطقة في الشأن العام وتقوية مشاركته في تقرير السياسات العمومية المحلية ومساعدته على بعث بعض المشاريع النموذجيّة الصغيرة من فئة الإقتصاد التضامني. ويعود إختيار حي التضامن لما يعانيه من تهميش إقتصادي ومن وصم إجتماعي طيلة عقود

الهجمات الإرهابية تعبّد الطريق لأركان دعاية بن علي

الحنين إلى النظام السابق ما فتأ يكسب النقطة تلو الأخرى. مدعوما بترسانة اعلاميّة مسكونة بهاجس أمنيّ أعمى، تنتشر الظاهرة دون حياء مع كلّ عملية ارهابيّة. اليوم، يتمّ تصوير زمرة بن عليّ على أنّهم مجموعة من “الصحفيّين الجهابذة” الذّين ترتّب عن غيابهم “خسارة فادحة” للساحة الاعلاميّة. وصلت الأمور إلى حدّ تمجيد عبد الوهاب عبد الله. كلّ هذا يتمّ على أساس شبكة من العلاقات والمحسوبيّة التي تسعى لإعادة تموقع اللوبي البنفسجي.

Médias : Les attaques terroristes, brise-glace de la propagande benaliste

La nostalgie de l’ancien régime gagne du terrain. De plus en plus banalisée par des médias optant pour un sécuritarisme aveugle, elle s’étale sans vergogne au fil des attaques terroristes. Désormais, les principaux sbires de Ben Ali sont présentés comme des « journalistes de valeur » et leur manque de visibilité est qualifié de « gâchis », allant jusqu’à idolâtrer Abdelwahab Abdallah. Tout ça, sur un fond de copinage assumé. Le lobby mauve se repositionne.