Loin de s’essouffler, le mouvement de protestation né à Gabès insuffle une nouvelle dynamique aux luttes sociales en Tunisie. Et la poursuite de la répression, sous toutes ses formes, ne fait que le renforcer.
Loin de s’essouffler, le mouvement de protestation né à Gabès insuffle une nouvelle dynamique aux luttes sociales en Tunisie. Et la poursuite de la répression, sous toutes ses formes, ne fait que le renforcer.
En Tunisie, le débat sur le divorce et la pension alimentaire nourrit de plus en plus de tensions dans l’espace public. Certains discours dénoncent un système perçu comme déséquilibré au détriment des hommes, notamment en matière d’obligations financières et de décisions judiciaires. Pourtant, derrière ces perceptions souvent polarisées se cache une réalité juridique et sociale bien plus complexe.
Se souvenir de Melloula 2000, c’est reconnaitre que les territoires forestiers méritent mieux que l’improvisation et l’abandon progressif. Au fil des années, les conséquences de l’incendie dépassent le seul moment de la catastrophe. Or tous les ingrédients de 2000 sont encore là.
Le film « Exil » de Mehdi Hmili relance en Tunisie une polémique récurrente autour du cinéma, accusé de vulgarité et de provocation. Entre appels à la censure, débats sur le financement public et confusion sur le rôle du cinéma, la controverse révèle surtout une tension persistante entre liberté de création, morale sociale et droit du spectateur.
Au nom de la lutte pour la survie de la centrale syndicale, menacée d’implosion, la nouvelle direction issue du dernier congrès acceptera-t-elle de se ranger ? De nombreux indices le laissent penser.
Premier écrivain arabe couronné par le prix Nobel, Mahfoudh n’abandonne jamais l’ancrage dans le réel égyptien. Même dans ses œuvres plus expérimentales, la ruelle, le quartier, les petites gens restent le cœur battant du récit. Le néo-réalisme devient alors un outil critique puissant.
Les interventions d’historiens et les images d’archives apportent une dimension très forte à ce documentaire de 60 minutes, réalisé par Hichem Ben Ammar. Le film rend hommage à certaines personnalités écartées des archives officielle, comme Halima Ezzaïma, tunisienne noire engagée dans la lutte contre la colonisation. Et si certaines images sont difficiles à regarder, elles mettent en lumière les traces laissées par l’esclavage : des stigmates invisibles, mais encore bien présents.
Pourquoi les campagnes de sensibilisation, menées auprès des pêcheurs et des citoyens, sont-elles insuffisantes pour arrêter l’hécatombe ? Comment adapter les dispositifs juridiques aux enjeux environnementaux, plus larges, qui se posent aujourd’hui à la Tunisie ? Enquête.
Alors que notre cinéma connait une période faste, voici que l’administration renoue avec les pratiques arbitraires d’un temps que l’on croyait révolu. Le Syndicat Indépendant des Réalisateurs Producteurs dénonce les obstacles administratifs imposés au secteur en Tunisie.
Dans sa « Saison de la migration vers le nord », Tayeb Salah montre que la violence contre les femmes, la fracture identitaire et la faim de l’autre traversent les deux rives. À Londres comme dans un village du Soudan, le corps féminin devient souvent le champ de bataille où se rejouent les blessures de l’Histoire et les faiblesses des hommes. Au final, la vraie migration n’est pas géographique: elle est intérieure, douloureuse et sans retour assuré.
Le corps de la femme n’est pas un corps. C’est une prise. Une surface. Une promesse d’appropriation. Qu’elle soit blanche, noire, rousse, belle ou jugée laide, elle est d’abord cela : une chose disponible, une matière offerte à la contrainte. Née coupable d’un vagin, de deux seins visibles, et d’avoir en face d’elle un mâle que l’on excuse d’avance car « pulsionnel », « animal », « primate ».
Le Festival du Film Palestinien qui se tient en ce moment-même à la salle du Rio (mais aussi celle du CinéMadart pour quelques séances), jusqu’au dimanche 12 avril, est une occasion de revoir et repenser les films palestiniens, spécialement ceux de Michel Khleifi, Razan Al Salah ainsi que Tarzan et Arab Nasser, à l’aune du temps qui, non pas passe, mais bel et bien reste.
Les violences sexuelles contre les femmes migrantes subsahariennes en Tunisie révèlent un système d’impunité et de racisme genré profondément ancré. Ces actes, parfois commis par des membres des forces de l’ordre, s’appuient sur une perception déshumanisante du corps noir féminin, transformé en objet de fantasmes et de contrôle.
En pleine préparation d’une deuxième flottille pour Gaza qui devait partir de Tunisie, les autorités, au début très complaisantes, ont choisi le moment pour frapper : arrestations, poursuites judiciaires… Tétanisés par tant de pressions, les militants n’en sont pas moins déterminés à poursuivre leur mission. Enquête.
Dans “La Terre des passions brûlées”, le libertinage surgit comme une flamme tellurique, une révolte profonde de la chair contre la cage rigide des siècles. Béchir Khraïef ne théorise pas le libertinage, il ne le défend pas avec des arguments : il le laisse simplement suinter des corps, comme le nectar sucré qui coule des dattes trop mûres éclatées par le soleil.
Le cas de ce militant engagé dans les luttes démocratiques depuis les années Bourguiba, illustre la faillite d’un système judiciaire à la solde du pouvoir. Retour sur un procès qui semble s’inscrire dans une tentative de criminaliser l’action politique et associative.
Derrière les vidéos attendrissantes de bébés macaques exhibés sur les réseaux sociaux se cache une réalité bien plus sombre : un trafic illégal qui alimente la capture violente d’animaux sauvages, menace une espèce en danger et expose les humains à des risques sanitaires. En Tunisie, malgré un cadre légal strict, le phénomène persiste.
Comment s’interroger sur le rôle des frontières dans la construction des identités dans le monde arabe ? Comment une région qui était ouverte à la circulation a-t-elle été reconfigurée et avec quels impacts ? Quels types de liens persistent d’un côté ou de l’autre des remparts ? Autant de questions que le Réseau des médias indépendants sur le monde arabe va tenter d’approcher avec différents angles dans ce nouveau dossier d’articles consacré à la thématique des frontières.