Près de 200 000 Tunisiens vivent dans le Golfe, souvent des professionnels qualifiés. Entre tensions régionales et routines quotidiennes, ils apprennent à concilier vigilance et vie normale, au cœur d’une région en crise.
Près de 200 000 Tunisiens vivent dans le Golfe, souvent des professionnels qualifiés. Entre tensions régionales et routines quotidiennes, ils apprennent à concilier vigilance et vie normale, au cœur d’une région en crise.
Dhayaât Mahrouss n’était pas simplement un programme pour enfants : c’est une véritable archive de la mémoire culturelle tunisienne des années 1990, profondément ancrée dans l’imaginaire collectif d’une génération. Parfois présentée à tort comme une référence à l’irresponsabilité, la série propose au contraire un modèle implicite de cohabitation pacifique, fondé sur le compromis et l’acceptation des différences.
Voilà déjà cinquante jours que tu es parti, Kamel. Le temps m’offre aujourd’hui ce triste privilège: celui de retracer le fil de nos expériences communes. Je revois ces étapes qui nous ont façonnés, ce mélange de surprises et d’espoirs, mais aussi de ressentiments et de déceptions.
Ultime rempart contre l’arbitraire qui s’abat sur la société, voici que les juges sont eux-mêmes victimes des dérives du pouvoir. Le combat que mène Anas Hmaidi, à la tête d’une AMT assiégée, marque néanmoins une nouvelle ère de résistance.
Comment l’arrestation de cet éminent juriste et défenseur des causes justes a servi de déclic pour le réveil d’une classe politique et d’une société civile sclérosées. Retour sur le procès le plus controversé de ces dix dernières années.
Les espaces de prestige, ceux où l’on prétend que tout est raffinement, intelligence, culture, philanthropie, peuvent cacher des formes archaïques de domination. L’espionnage, ici, n’est pas l’ombre romantique d’un roman d’agents ; c’est une version moderne de la prise d’otages : on ne retient pas des corps, on retient des destins.
Gabès résume à elle seule la tension entre développement industriel et respect du vivant. Ce que la Tunisie a construit au nom du progrès, elle peut aujourd’hui le reconstruire au nom de la vie. Les technologies existent, les financements aussi. Ce qui manque, c’est la décision politique claire.
La tempête Harry a fait chavirer des centaines de vies en Méditerranée centrale. Des associations avancent le chiffre d’environ 1 000 migrants portés disparus, révélant l’ampleur d’une tragédie ignorée et l’échec des politiques migratoires européennes et tunisiennes.
Lorsque le débat public adopte les codes du divertissement, la pensée complexe devient inaudible. Or en Tunisie, la défiance envers les partis, les institutions et les médias traditionnels a laissé un vide symbolique. Et l’influenceur apparaît comme une figure de substitution, perçue comme plus proche, plus authentique, plus « vraie ».
Premières victimes de la pollution atmosphérique causée par le groupe chimique de Gabès, les femmes sont aujourd’hui à l’avant-garde d’un mouvement social inédit. Elles se battent pour l’avenir de leurs enfants et des générations futures. Reportage.
Actuellement à l’affiche au cinéma, “Promis le ciel” est le troisième long-métrage d’Erige Sehiri. Le film, évoquant la question des migrants subsahariens en Tunisie avec beaucoup d’humanité et de poésie, a remporté l’Etoile d’Or au Festival international de Marrakech et le prix de la Critique ainsi que le Prix Les Grenades au Cinemamed 2025, à Bruxelles.
Ton absence aujourd’hui est organisée. Une absence voulue par un pouvoir qui gouverne par l’intimidation, la confusion et la désignation d’ennemis intérieurs. Un pouvoir qui harcèle, emprisonne et pousse à l’exil, non seulement pour punir, mais aussi pour dissuader toute velléité d’opposition.
Lorsque les rues se transforment en rivières, ce n’est pas la faute de la pluviométrie, mais celle de l’artificialisation sauvage des sols. Ce bilan n’est pas le fruit de la fatalité, mais celui d’un urbanisme de prédation oùle bétonnage sauvage a remplacél’ingénierie du drainage. La rue, espace de citoyenneté par excellence, est ainsi devenue un piège mortel.
Conçue au départ pour venir en aide aux groupes les plus vulnérables, dont les femmes, la loi sur l’économie dite solidaire et sociale a, au contraire, aggravé leur cas. Explication.
Le siège historique du ministère des Affaires culturelles pourrait bientôt céder sa place au ministère de la Défense. Ce n’est pas qu’une question de murs : c’est un symbole fort d’un État qui semble préférer les bottes aux esprits. Syndicats, intellectuels et citoyens dénoncent un transfert qui menace la liberté de penser et l’avenir de la culture tunisienne.
En Tunisie, des femmes migrantes accouchent dans des conditions précaires, exposant leurs nouveau-nés aux maladies et à la malnutrition. Accusées de contribuer à un prétendu « changement démographique » du pays, elles se heurtent aux obstacles administratifs, au racisme et à la pauvreté. Leur survie dépend largement de la charité et de l’aide limitée des organisations internationales.
A l’occasion de l’anniversaire de la révolution tunisienne, Nawaat met en ligne, ce 14 janvier 2026, Nawaat Chronicles, une plateforme d’archives enrichie par l’IA, conçue et pensée pour les journalistes, les chercheur·euse·s, mais aussi le grand public. Accessible sur chronicles.nawaat.org, elle propose automatiquement des réponses appuyées sur plus de vingt deux ans d’archives, tandis que l’IA intégrée à nawaat.org reste encadrée par une validation éditoriale humaine.
En Tunisie, la sexualité reste un non-dit. Les jeunes fuient le silence familial et se tournent vers Internet et les réseaux sociaux, tandis que les mères réclament un dialogue et soutiennent l’introduction de l’éducation sexuelle à l’école. Le fossé entre traditions patriarcales et l’urgence de la prévention questionne l’évolution de la société tunisienne.