Comment l’arrestation de cet éminent juriste et défenseur des causes justes a servi de déclic pour le réveil d’une classe politique et d’une société civile sclérosées. Retour sur le procès le plus controversé de ces dix dernières années.
Comment l’arrestation de cet éminent juriste et défenseur des causes justes a servi de déclic pour le réveil d’une classe politique et d’une société civile sclérosées. Retour sur le procès le plus controversé de ces dix dernières années.
La tempête Harry a fait chavirer des centaines de vies en Méditerranée centrale. Des associations avancent le chiffre d’environ 1 000 migrants portés disparus, révélant l’ampleur d’une tragédie ignorée et l’échec des politiques migratoires européennes et tunisiennes.
En Tunisie, des femmes migrantes accouchent dans des conditions précaires, exposant leurs nouveau-nés aux maladies et à la malnutrition. Accusées de contribuer à un prétendu « changement démographique » du pays, elles se heurtent aux obstacles administratifs, au racisme et à la pauvreté. Leur survie dépend largement de la charité et de l’aide limitée des organisations internationales.
Marquée par des liberté publiques et politiques malmenée, des activistes emprisonnés, des procès à rallonge, l’année 2025 a été particulièrement pesante. Certes, c’est en février 2023 qu’ont été lancé les procès dudit “complot contre la sûreté de l’État”. Mais la procédure s’est éternisée pendant plus de deux ans, avant que de lourdes peines de prison ne soient prononcées contre d’éminents dirigeants politiques et de partis.
Face à l’autoritarisme, ces groupes longtemps qualifiés de « hooligans », ont prouvé encore une fois qu’ils pouvaient se substituer aux élites. Leur présence à Gabès a redonné vie au mouvement social en Tunisie. Reportage.
Cet homme qui rêvait d’une cour constitutionnelle, est aujourd’hui privé de ses droits les plus fondamentaux. Il est puni pour avoir dénoncé l’arbitraire (y compris face au président), et pour avoir démontré l’inanité des procès intentés à l’encontre de ses futurs codétenus.
Victime d’un interminable acharnement judiciaire, cette jeune journaliste a aujourd’hui la vie brisée. Pourtant, son cas ne semble guère intéresser les cercles politico-humanitaires, d’habitude prompts à s’indigner. Alors que les figures de proue du mouvement « Azimoun » se sont éclipsées, de peur sans doute de subir le même sort.
Personnalité controversée de la scène politique tunisienne, Abir Moussi croupit derrière les barreaux depuis plus de deux ans. Ses procès s’enchaînent, ses peines s’accumulent. Derrière la façade judiciaire, une même question persiste : la justice tunisienne juge-t-elle des faits ou des personnalités ?
Des navires de la Flottille internationale Sumud qui tentaient de briser le siège de Gaza, ont été interceptés par des vaisseaux de guerre et des éléments armés de l’occupation “israélienne”, dans la nuit du mercredi 1er octobre, jusqu’à la matinée du lendemain.
Pour son avocat, la condamnation de cet homme politique modéré s’inscrit dans le cadre d’une cabale politique ourdie contre l’opposition. Ce qui explique les innombrables irrégularités qui entachent la procédure.
Incarcérée depuis juillet 2023, la journaliste Chadha Hadj Mbarek dénonce des conditions de détention inhumaines et un procès entaché d’irrégularités. Son cas suscite l’inquiétude des défenseurs des droits humains.
Les familles des migrants tunisiens disparus en Italie ne comptent plus sur l’Etat –défaillant ou complice, par ses silences- pour faire la lumière sur le sort de leurs enfants. Des témoignages édifiants dépeignent le combat solitaire de ces Tunisiens meurtris.
Alors qu’il avait purgé sa peine après une première condamnation, le célèbre chroniqueur est maintenu en prison, pour une autre affaire. Or le dossier ne contient aucun élément prouvant l’existence d’un délit, clament ses avocats.
Le cas de cette militante, docteure en biologie et ancienne adjointe au maire de Sousse est symptomatique de la dérive politico-judiciaire actuelle. Ses avocats expliquent que son dossier est vide. La voici tout de même maintenue en détention provisoire, sans réelle justification, depuis plus d’un an.
Âgé et malade, le fondateur du Conseil tunisien pour les réfugiés se voit privé de tous ses droits. Sa famille intensifie ses démarches pour obtenir sa libération provisoire. Mais les autorités continuent à faire la sourde oreille.
Ce médecin s’est illustré dans la défense des enfants malades et des migrants. Un parcours exemplaire largement salué par les témoignages recueillis par Nawaat. Mais les autorités ne l’entendaient manifestement pas de cette oreille. Le voici derrière les barreaux.
L’avocate et chroniqueuse Sonia Dahmani fait face en Tunisie à cinq procédures judiciaires, toutes liées à ses prises de parole publiques. Derrière l’empilement des dossiers, ses avocats dénoncent un harcèlement politique orchestré via le décret-loi 54, instrument-clé de la répression des voix critiques.
Un rapport accablant de l’OMCT fait état de plus de 100 nouvelles victimes de torture et de violences policières durant l’année écoulée. Derrière les chiffres, des récits de brutalité policière, d’humiliations, de morts suspectes. Et une impunité qui semble plus que jamais institutionnalisée.