أين صلاح؟ كيف خرج إلى فرنسا ؟ هل تملك نسخة من بطاقة تعريفه أو جواز سفره ؟… هذا جزء من الأسئلة التي وجهها أعوان الحرس إلى محمد كشك، والد الناشط السياسي و رئيس حزب القراصنة صلاح الدين كشك. محمد كشك، يبلغ من العمر 66 سنة، ويواجه أوضاعا صحية حرجة، نظرا للأمراض المزمنة التي يشكو منها على غرار السكري والقصور الكلوي و يخضع دورياً إلى عملية تصفية الدم. هذه التتبعات اعتبرتها عائلة صلاح الدين كشك ضغوطات غير قانونية أدت إلى تفاقم الوضع الصحي لوالده.على اعتبار أن العائلة لا تتحمل المسؤولية القانونية والسياسية في نشاط ابنها المقيم حاليا بفرنسا.
Lutte contre l’émigration clandestine : une guerre contre les pauvres
Lisez la presse, lisez les rapports et les communiqués officiels tunisiens, jetez un coup d’œil sur les documents publiés par l’Union européenne, vous y trouverez des tas de formulations mais nulle part il ne sera avoué que la lutte contre l’émigration clandestine est une guerre, une guerre contre les pauvres.
Réconciliation administrative : Décryptage du recours de l’opposition pour inconstitutionnalité
38 députés, dont 3 se sont par la suite désistés, ont déposé, le 19 septembre, un recours contre la loi relative à la réconciliation administrative devant l’Instance provisoire de contrôle de la constitutionnalité des projets de loi. L’argumentaire du recours est consistant, autant sur la forme que sur le fond. L’instance, assurant temporairement la mission de la cour constitutionnelle dans l’attente de sa création, émettra sa décision lundi 09 octobre avec un éventuel risque de report d’une semaine selon une déclaration de son secrétaire général, Haydar Ben Amor.
Affaire Ben Azza au Kef: Article 125 du Code Pénal, outil policier pour museler la dissidence ?
Jeudi 5 octobre 2017, Afraa Ben Azza, Tayma Ben Azza, Yosra Guerchi, Amir Fadhlaoui et Yasser Mejri comparaîtront au Tribunal de première instance du Kef. Ce groupe de jeunes âgés entre 18 et 25 ans est accusé d’outrage à un fonctionnaire public, attentat à la pudeur, ivresse et trouble sur la voie publique. L’affaire remonte au 9 septembre, date de leur arrestation au centre-ville du Kef. Selon les accusés, les policiers les ont insulté, tabassé et leur ont refusé le droit de contacter un avocat et d’informer leurs familles. La police du Kef n’est pas à sa première arrestation musclée d’Afraa Ben Azza. La jeune militante, proche du collectif Manich Msamah, a déjà été poursuivie pour les mêmes motifs, fin 2015, et relaxée.
Ouragan Irma: Récit d’un Tunisien abandonné à l’île Saint-Martin
L’ouragan Irma, qui a frappé Saint-Martin il y a deux semaines, a presque tout détruit sur son passage. Entre 90% à 95% de l’île a été saccagé. Parmi les rescapés, Bassem Kerkeni, un Tunisien résident à Saint-Martin depuis 14 ans, a tout perdu: ses appartements, sa voiture, celle de sa femme et son restaurant. Le labeur de toute une vie. Beaucoup sont dans sa situation. Il connait une quinzaine de Tunisiens à Saint-Martin. Mais à la différence des autres, lui, n’a pas été secouru par son pays. Quand d’autres ont été rapatriés d’urgence, Kerkeni, sa femme et ses deux enfants sont livrés à eux-mêmes. Témoignage.
La Tunisie en dépression démocratique
Quel est le point commun entre Afraa Benazza et Hicham Alaoui ? A priori, on pourrait penser qu’il n’y en a pas. La première, qui n’a pas vingt ans, est une inflexible militante kefoise dont l’éclosion, comme celle de beaucoup d’autres insoumis, constitue le principal acquis de notre révolution. Le second est un opposant marocain réformateur, membre de la caste régnante au Maroc et candidat au trône. Tous deux pourtant, aussi différents soient-ils, ont été victimes de l’arbitraire de l’Etat tunisien.
Interview with Moroccan Prince Moulay Hicham after his expulsion from Tunisia
Researcher at Harvard University and third in the order of succession to the Moroccan throne, Hicham Alaoui was expelled from Tunisia on 8 September 2017, few hours after landing in Tunis. The Boston resident, nicknamed the « red prince », was to speak in an academic symposium on Sunday organized by Stanford University. In spite of our numerous requests, Tunisian authorities have refused to reveal the motives behind their decision. Moulay Hicham, who is known for his critical views on authoritarianism in the Arab world and Morocco in particular, responded to Nawaat’s questions. Interview.
Interview avec le prince marocain Moulay Hicham suite à son expulsion de Tunisie
Chercheur à l’Université de Harvard, Hicham Alaoui, troisième dans l’ordre de succession au trône marocain, a été expulsé, vendredi 8 septembre, quelques heures après son arrivée à Tunis. Résident à Boston aux Etats-Unis, le surnommé « prince rouge » a fait le déplacement pour intervenir, dimanche, dans un symposium académique organisé par l’Université de Stanford. Malgré nos nombreuses requêtes, les autorités tunisiennes se sont abstenues de nous divulguer les motifs de leur décision. Pour sa part, Moulay Hicham, connu pour ses positions critiques à l’égard de l’autoritarisme dans le monde arabe notamment au Maroc, a répondu aux questions de Nawaat. Interview.
Abrogation de la circulaire de 1973: Paroles présidentielles sans actes gouvernementaux
Dans son discours à l’occasion de la journée nationale de la femme le 13 août dernier, Béji Caïd Essebsi a, entre autres, lancé un appel au chef du gouvernement Youssef Chahed et au ministre de la justice Ghazi Jribi pour abroger la circulaire du 5 novembre 1973 interdisant à une musulmane d’épouser un non-musulman. Trois semaines plus tard, qu’est-ce qui a été concrètement fait ?
من شوشة إلى المرسى: لاجئو النزاع الليبي أمام مصير مجهول في تونس
دخل 25 لاجئ وافدين من مخيم الشوشة، البالغ عددهم قرابة 40 لاجئ، في إضراب عن الطعام منذ نحو أُسبوعين احتجاجا على الأوضاع التي يعيشونها إثر إيداعهم المؤقت بدار الشباب بالمرسى، بعد أن أُغلِق المخيم يوم 19 جوان الفارط. ويطالب المضربون المنظمات الدولية بالحسم النهائي في ملفاتهم.
A La Marsa, les réfugiés expulsés de Choucha en grève de la faim depuis 12 jours [Vidéo]
25 réfugiés ont entamé une grève de la faim, le 18 août, pour contester leurs conditions de vie à la maison des jeunes de la Marsa. 42 subsahariens y ont été transférés après leur évacuation, le 19 juin dernier, du camp de Choucha, où ils se sont réfugiés depuis le déclenchement du conflit armé libyen en 2011. Considérés comme des migrants par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) et l’Organisation Internationale de la Migration (OIM), ils contestent la longue attente du réexamen de leurs dossiers afin de se faire accorder le statut officiel de réfugiés, une revendication soutenue par plusieurs organisations non-gouvernementales opérant en Tunisie.
Egalité à l’héritage : repenser les termes du débat
La seule question véritable concerne le paradigme dans lequel le problème est posé. En l’occurrence, le paradigme de l’égalité qui n’est jamais interrogé sinon dans sa compatibilité avec l’identité ou la tradition, sur lesquelles les partisans de l’égalité n’ont rien à répondre sinon leur sempiternelle ritournelle sur l’« ijtihad ».
بعث لجنة الحريات الفردية: ماذا عن الهيئة العليا لحقوق الإنسان والحريات الأساسية؟
تضمن خطاب رئيس الجمهورية الباجي قائد السبسي بمناسبة عيد المرأة يوم 13 أوت الجاري، إعلانا عن بعث لجنة رئاسية تُعنى بالحريات الفردية والمساواة. ولئن أخذت هذه اللجنة مهمة تفعيل الحقوق والحريات الفردية الواردة في الدستور ومد الرئاسة بتقرير في غضون 6 أشهر واقتراح مجلة للحقوق الفردية، فإن مهامها تتقاطع مع مهام هيئة أخرى تتمتع بالاستقلالية والشخصية القانونية، هي الهيئة العليا لحقوق الإنسان والحريات الأساسية. وهذا ما يدعو إلى التساؤل عن دور اللجنة الرئاسية في ظل وجود هيئة من المفروض أنها معنية بالمهام المتعلقة بتفعيل الحريات الفردية والمساواة.
Local elections: What about Tunisians living abroad?
Voter registration for Tunisia’s municipal elections closed on August 10, bringing the total number of citizens registered to over 5.7 million. Of the 1.3 million Tunisians living abroad, 8,838 registered to vote in the elections scheduled for December 17th. As the country prepares for its first district-level elections since the revolution, the Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) and partnering organizations are leading a discussion on the role of Tunisian immigrants in local governance in their towns and cities of origin.
Egalité homme-femme : Le pouvoir exécutif en marge des avancées juridiques
Près de 7 ans après la révolution et 3 ans après l’élection de Béji Caïd Essebsi, élu par « un million de femmes tunisiennes », le président de la République a plaidé, le 13 août dernier, l’abrogation de la circulaire 73 interdisant le mariage d’une musulmane à un non-musulman. Il a également appelé à un débat sur l’égalité successorale. Or, jusqu’à cette date, le bilan des réformes visant l’égalité homme-femme est mince. D’autant plus que les avancées législatives n’auront que peu de sens si la volonté politique du pouvoir exécutif ne s’exprimerait pas à travers des mesures concrètes.
المفروزون أمنيا في إضراب جوع : المعركة متواصلة
بعد دخول ستة منهم في إضراب جوع منذ 28 جويلية 2017 يندد المفروزون أمنيا برفض الحكومة الإيفاء بوعودها في الانتداب التي قطعتها منذ عامين. بعد 7 ايام من الإضراب عن الطعام أعلمت الحكومة المناضلين الطلابيين الذين خضعوا لمراقبة الجهاز الأمني –وبالتالي حرموا من حقهم في الشغل- أنها ستعمل على حل ملفاتهم في أجل 4 أشهر. لكن أزمة الثقة التي أفرزتها المماطلة الحكومية دفعت المفروزين أمنيا إلى مواصلة الإضراب عن الطعام والدخول في احتجاجات أخرى. ويطالبون اليوم باتفاق مُمضى من رئيس الحكومة وبأجندا حل واضحة ومعالجة سريعة لملفهم.
ملف المفروزين أمنيا: دوافع المماطلة الحكومية ودخول اتحاد الشغل على الخط
مازال الإضراب عن الطعام الذي يخوضه المفروزون أمنيا منذ يوم الجمعة 28 جويلية 2017 متواصلا، في ظل الوعود التي قطعتها الحكومة الخميس الفارط بتسوية الملف برمته في أجل لا يتعدى الأربعة أشهر. هذا التعهد الشفاهي لم يكن كفيلا بوضع حد لاحتجاجات المفروزين، خصوصا وأن الملف شارف على انتهاء عامه الثاني، إذ شهد خلال تلك الفترة 3 إضرابات جوع والعديد من الاعتصامات وتعاقب عليه عدد من الوزراء والمسؤولين.
Discriminés politiques en grève de la faim : La lutte continue [vidéo]
En grève de la faim depuis le 28 juillet 2017, les discriminés politiques contestent le refus du gouvernement de tenir ses promesses d’embauche faites depuis deux ans. Au bout de sept jours de grève de la faim, ces anciens militants estudiantins fichés par l’appareil policier -et donc privés de leur droit au travail- ont été informés par le gouvernement d’une résolution de leur situation dans 4 mois. La crise de confiance, conséquence des tergiversations gouvernementales, pousse les discriminés politiques à poursuivre leur grève de la faim et autres actions contestataires. Aujourd’hui, ils exigent un accord signé par le chef du gouvernement, un calendrier plus clair et un traitement plus rapide de leur dossier.