Dès la nouvelle confirmée ce mercredi matin, Tunis s’est comme pétrifiée. À peine sortis de leur torpeur nocturne, le meurtre de sang froid de Chokri Belaid est venu asséner un coup de massue aux Tunisiens.
Dès la nouvelle confirmée ce mercredi matin, Tunis s’est comme pétrifiée. À peine sortis de leur torpeur nocturne, le meurtre de sang froid de Chokri Belaid est venu asséner un coup de massue aux Tunisiens.
En ces temps d’affliction et de deuil national, une chronique politique parait presque indécente. Mais Chokri Belaïd, qui disait préférer mourir pour ses idées plutôt que de lassitude et de vieillesse, préfèrerait aussi sans doute que continue à s’exprimer une parole libre pour évoquer, à défaut de comprendre, l’ignominie qui l’a fauché en pleine ascension.
Le SG du CPR, Mohamed Abbou, nous a confirmé que bien qu’ils aient annoncé la démission des ministres, ils continueront à travailler, selon la loi, le temps qu’il y ait de nouvelles nominations.
«J’ai pris ma décision pour sauver le pays, j’en suis honoré et j’assume ma responsabilité devant Dieu et devant l’Histoire et devant mon parti.(Ennahdha)», telle a été la déclaration du Chef du gouvernement Hamadi Jebali qui a annoncé aujourd’hui, 8 février, qu’il ne va pas dissoudre le gouvernement.
« Le Chef du gouvernement n’a pas la prérogative pour démettre les ministres de leurs fonctions ni de constituer un nouveau gouvernement sans passer par l’Assemblée Constituante » telle fut la déclaration de Habib Khedhr, rapporteur général de la Constitution et député du bloc parlementaire Ennahdha.
كان لخبر إغتيال شكري بالعيد، ، الأمين العام لحزب الوطنيين الديمقراطيين الموحد و أحد وجوه المعارضة للحكومة الحالية، وقع خاص على أهالي جندوبة، كيف لا و هو أحد أبنائها. فقد انطلقت اليوم مسيرة حاشدة خرجت من مقر الاتحاد الجهوي بجندوبة و جابت كل المدينة، حيث شارك فيها أبناء الجهة من مواطنين و أحزاب سياسية و مجتمع مدني، تنديدا بعملية الإغتيال التي تعرض لها شكري بالعيد. كما دخل بعض المحتجين، منذ الأمس، في اعتصام مفتوح أمام مقر الولاية.
Au lendemain de l’assassinat de Chokri Belaid la situation continue à être tendue dans le pays. Les citoyens sont encore descendus en nombre dans la rue dans plusieurs villes du pays. Les forces de l’ordre, sans doute énervées du fait du décès d’un policier hier, ont fait preuve de beaucoup d’agressivité.
La plénière du 31 janvier est largement consacrée à l’instance chargée de superviser la justice. Le président de la commission des juridictions, Fadhel Moussa, commence par la présentation des travaux de sa commission. Composition, mode de nomination, rôle : de nombreuses questions se posent sur ce Conseil supérieur de la Magistrature.
A l’annonce de l’assassinat de Chokri Belaid ce matin la population a immédiatement réagi. Les citoyens ont commencé à se masser devant le ministère de l’Intérieur, entonnant l’hymne national et criant « Dégage » et « echa3b yourid isqat innidham ». Hommes, femmes, jeunes et moins jeunes se sont rassemblés pour dire leur indignation. Et partout des visages tristes, des yeux rougis.
Le pays tout entier est sous le choc suite à l’assassinat de Chokri Belaïd que tous qualifient d’assassinat politique. Un evenement qui a suscité de nombreuses réactions.
Suite à l’assassinat du leader politique Chokri Belaid, le chef du gouvernement Hamadi Jebali vient de faire une allocution pour annoncer qu’il va mettre en place un gouvernement de technocrates sans aucun membre de partis politiques.
A l’annonce de l’assassinat de Chokri Belaid ce matin la population a immédiatement réagi. Alors que des personnalités comme Maya Jribi, Hamma Hamami, Radhia Nasraoui, Abdessatar Ben Moussa et des partisans du Front Populaire se sont directement rendus à la clinique de Ennasr (à Tunis) où Chokri Belaid avait été transfér
Les discussions sur les instances constitutionnelles se poursuivent lundi 28 janvier avec l’objectif de clore le chapitre le lendemain. Une fois n’est pas coutume, les interventions sont relativement consensuelles et saluent pour la plupart le travail de la commission chargée de cette question. Lors du débat national sur l’avant-projet de constitution, plusieurs propositions ont été avancées par la société civile et le public, certaines sont reprises dans l’hémicycle, tour d’horizon.
La mutation du juge d’instruction chargé de l’affaire du Sheraton Gate au poste d’inspecteur adjoint a été un évènement qui a soulevé beaucoup de polémique. Cependant dans la même journée de cette mutation effectué le 29 janvier, le ministre de la Justice a procédé à un mouvement partiel dans la magistrature.
Difficile de rendre compte en une chronique de l’état de chaos qui règne sur l’ensemble de la classe politique en Tunisie. Ambiance de fin de règne pour une troïka où les démissions répondent aux menaces de retraits et autres ultimatums, tandis que la violence politique reprend de plus belle en ciblant désormais les meetings de l’ensemble des partis d’opposition.
The week promised to shake up considerably the political landscape in Tunisia. Contrary to the expectations of most observers, the long awaited cabinet reshuffle announcement was delayed due to the lack of consensus among the leading troika as announced Prime Minister Hamadi Jebali on Saturday. The new-born troika of the opposition (Nidaa Tounes, Republican Party al Massar) went almost unnoticed since the Popular Front (a unified political alliance of left-wing parties) seems to be still reluctant to join the new political and electoral front.
Encore embryonnaire, le projet de création d’un Conseil Supérieur Islamique risque de devenir dans les prochains jours l’objet de polémique au sein de l’Assemblée Constituante. Proposé par les députés d’Ennahdha, “il n’est encore qu’une idée” nous affirme M. Jamel Touir, président des Commissions Constitutionnelles.
Le juge d’instruction Mohamed Malki, qui était chargé de l’enquête dénommée Sheraton Gate, vient d’être muté par le ministre de la Justice Noureddine Bhiri à l’inspection générale du ministère de la Justice en tant qu’inspecteur adjoint.