Près de 200 000 Tunisiens vivent dans le Golfe, souvent des professionnels qualifiés. Entre tensions régionales et routines quotidiennes, ils apprennent à concilier vigilance et vie normale, au cœur d’une région en crise.
Près de 200 000 Tunisiens vivent dans le Golfe, souvent des professionnels qualifiés. Entre tensions régionales et routines quotidiennes, ils apprennent à concilier vigilance et vie normale, au cœur d’une région en crise.
L’affaire Abdelkader Dhibi remet en lumière une immigration tunisienne en pleine explosion, dépassant désormais les flux marocains et algériens. Entre pressions migratoires et tensions politiques, cette affaire relance un débat plus large sur l’intégration et la place des Tunisiens en France.
Comme au temps de Bourguiba et de Ben Ali : la chape de plomb qui s’est abattue sur le pays pousse de plus en plus de militants à s’exiler. Comment font-ils pour rester mobilisés ? Quel rôle peuvent jouer les organisations et partis tunisiens depuis l’étranger ?
Tiraillés entre l’exil de plus en plus dur, et les craintes justifiées d’un retour au bercail, de nombreux Tunisiens en France vivent dans le désarroi. Ils ne perdent pas espoir pour autant. Ils se mobilisent, échangent entre eux et s’entraident, en attendant des jours meilleurs.
« Les Tunisiens Résidant à l’Etranger (TRE) ont été doublement pénalisés : d’une part, le nombre de sièges de leurs représentants a été revu à la baisse, passant de 18 à 10. D’autre part, la condition exigeant la collecte de 400 parrainages est aberrante et injuste », conteste un candidat non retenu pour les prochaines élections législatives. Manifestement, la nouvelle loi électorale a réduit la chance des TRE d’être représentés au parlement.
Après une première édition en 2016, le festival Tunis sur Seine revient cette année. Le rendez-vous est donné le 23 juillet au Point fort d’Aubervilliers à Paris pour un marathon musical. Au programme, des artistes de la scène tunisienne émergente jusque-là peu visibles dans les sphères parisiennes, estime le directeur de cette édition Akram Belaid.
Explosion de joie sur le Champ de Mars, au pied de la Tour Eiffel. Il est 20h quand on annonce la victoire d’Emmanuel Macron. Ses soutiens exultent. C’est en effet la première fois depuis 1965 qu’un président de la République sortant se fait réélire hors période de cohabitation. En empêchant Marine Le Pen d’accéder au pouvoir, les électeurs ont repoussé un programme ouvertement xénophobe. En revanche, la reconduction de Macron ne règle en rien le problème de la droitisation des politiques publiques, en particulier vis-à-vis des personnes issues de l’immigration postcoloniale.
Heure : Avant-midi, été 2018. Lieu : La salle d’attente du consulat de Tunisie à Montréal.
Situation : Deuxième tentative pour moi de récupérer mon passeport et celui de ma conjointe. Il semble que c’est le cas de la majorité des présents dans la salle bondée et une partie des ressortissants tunisiens sont debout faute de places assises. Pour récupérer un document, il faut prendre un numéro et attendre son tour avec tout le monde. En règle générale, venir récupérer un document d’une administration ne devrait pas prendre autant de temps que déposer une demande et les files d’attente sont différentes. Mais au pays du jasmin, tout est mêlé.
Des appels au patriotisme et au civisme des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE), se font de plus en plus pressants. Le dernier appel en date, qui n’est pas passé inaperçue, est celui du communiqué de Marouan Abassi, gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), lors de la première édition du Middle East Mediterranean (MME) Forum qui s’est déroulé les 25 et 26 août, en Suisse à Lugano. Le gouverneur a en effet annoncé que la BCT envisage le lancement d’un emprunt en devises auprès de la communauté tunisienne à l’étranger. Un comité de réflexion est constitué à cet effet. Il va étudier les conditions de cet emprunt et proposer les meilleures voies pour développer des produits d’épargne orientés vers cette communauté.
Lorsqu’Amine Ben Abdelkarim, évoluant aux Kiowas de Garches, en région parisienne, réalise que l’Algérie, le Maroc ou l’Egypte ont leurs équipes de football américain, il n’aura plus qu’une seule idée en tête : donner naissance à une équipe nationale tunisienne. Très vite, il entrera en contact avec Walid Eltaief, joueur des Aces of Ham allemands, et les deux compères décident de fonder l’Association Tunisienne de Football Américain (ATFA). 44 joueurs tunisiens évoluant dans toute l’Europe répondirent présents à cet appel pour donner naissance aux Carthage Eagles. Les membres de l’équipe affronteront, le 12 novembre, les Monarques de Saint Denis au stade Auguste Delaune. Nawaat a rencontré le co-fondateur de l’ATFA, Amine Ben Abdelkarim, à Paris. Interview.
Les articles de ce type sont copieusement relayés sur les réseaux sociaux par nos concitoyens qui y trouvent apparemment des motifs de fierté. On ne s’interroge que rarement sur la nature de l’« exploit » réalisé par l’un de nos compatriotes expatriés ou nés à l’étranger. On ne se pose pas de questions sur ce que signifient ces « succès », leur pourquoi et leur comment. On ne questionne pas plus leur sens moral et politique ni les choix et les ambitions que porte notre héros du jour.
Sur le web depuis quelques semaines, la petite marionnette Harrouss propose un autre discours sur l’émigration… loin du rêve européen.
Le globe-trotteur est un grand voyageur qui se veut aventurier. Mais contrairement à Indiana Jones, il explore le monde avec peu de moyens : un sac de couchage, une tente, des vêtements de rechange, une lampe torche, une boussole et une carte du monde. Certains tiennent également à s’équiper d’un bon matériel pour filmer l’expérience. Ils entreprennent chacun à sa manière, un long périple. Qu’est-ce qui pousse ces Tunisiens à tout plaquer pour explorer le monde ? Réponse en trois portraits.
Des centaines voire des milliers de Tunisiens à l’étranger n’ont pas pu voter lors des élections législatives des 24, 25 […]
A une heure de la fermeture des bureaux de vote à l’étranger, le constat d’échec de l’organisation des élections est sans appel. Quoiqu’on puisse dire, l’Isie a manqué le rendez-vous historique, et quel que soit le résultat final du dépouillement, le scrutin législatif est loin d’être transparent, démocratique et représentatif pour l’ensemble des Tunisiens résidents à l’étranger.
Dans le cadre de leur nouveau projet « Intégration au Moyen Orient et en Afrique du Nord » (I Mena), le groupe de la Banque Mondiale a lancé un appel à contribution concernant les diasporas tunisiennes et libanaises qui s’installent dans leurs pays d’origines. La BM entend, ainsi, se pencher sur la meilleure manière de mettre à profit les ressources, les connaissances et les expériences de ces diasporas pour la croissance économique, dans leurs pays respectifs.
Le projet de création d’un Haut Conseil des Tunisiens à l’Etranger issu d’une revendication de la société civile tunisienne a connu une période de préparation accrue et efficiente de septembre 2013 à Février 2014 et ce, afin qu’il puisse enfin devenir une réalité. Cette mission, regroupant 4 personnes faisait suite à un important processus initié en 2012.
La manifestation des chasseurs Tunisiens sur l’avenue Bourguiba, à Tunis, le dimanche 30 mars 2014 a mis en lumière le mal-être de la communauté des chasseurs en Tunisie. Ils protestaient contre les restrictions de délivrance de permis de port d’armes dont ils sont victimes depuis une décision administrative datant de 1986 et dont le contenu reste mystérieusement introuvable. [… Pire encore], un Tunisien vivant à Toulouse, voulant chasser l’outarde avec des amis français, sera obligé de remiser son fusil de chasse au dépôt de la douane. Pendant ce temps, ses amis du même club de chasse français auront obtenu l’autorisation provisoire de tirer les volatiles, allégrement […]