Droits des Femmes 371

Fière d’être tunisienne

C’était peu avant le 8 mars, avant donc la journée mondiale de la femme, qu’un incident est survenu à la faculté des lettres, des arts et des humanités de la Manouba. Cet incident n’est autre qu’une atteinte à l’un des symboles nationaux, qui est le drapeau tunisien. Cet événement a permis de faire ressurgir le patriotisme et le nationalisme pourtant très vif au lendemain de la ‘’Révolution’’.[…]

Sans clito ou sans culotte ?

Le Code du Statut Personnel a beau flirter avec ses 60 ans, rien n’y fait. La femme semble rester marchandise dans l’esprit de beaucoup. Pourtant on a banni la polygamie, mettant ainsi la valeur de la femme à (quasi) égalité de celle de l’homme. […]

De quel droit nommerait-il ses deux beaux fils aux ministères ?

Il a très bon goût le gâteau tunisien ! 4500 dinars de salaire mensuel, sans oublier les autres avantages, il faut avouer que c’est assez tentant. Après tout le peuple tunisien est là pour payer; comme il l’a toujours fait, quand il a payé les emprunts contractés par la France en son nom, sous le colonialisme, et comme il a encore fait sous les deux dictatures. Et si par malheur ce n’est pas suffisant, pourquoi ne pas soustraire 4 jours de salaire aux travailleurs tunisiens pour payer ces 4 millions et demi ? Serait-ce cela votre vision de l’intégrité et de la pureté de l’islam ?

ظاهرة النّقاب بين المظهر والجوهر

بقلم عماد محنان – يُنظر إلى النّقاب من قبل دُعاته على أنّه أحد مظاهر النّهل من المنابع الصّافية. وذلك رغم خلافيّة شرعيّة النّقاب. فالمرأة المنقّبة تستعيد صورتها من خلال النّقاب بصفتها “الجوهرة المكنونة”. ويجد ذلك التّصوّر الأخلاقويّ بعض مسوّغاته في اعتبارات هي أيضا أخلاقويّة لفرط مجازيّتها شأن فكرة “زنا العين”. رغم أنّها فكرة، عند تحليلها تكشف بوضوح عن أنّها فكرة ممتنعة التّصوّر في واقع يسود فيه ارتداء النّقاب. إذْ ما مشروعيّة قاعدة “غضّ البصر” مع التّنقّب. بل إنّ هذه القاعدة توقع التّبعة الأخلاقيّة والجزائيّة على الرّجل في المقام الأوّل.

Femme parfaite

Mme Souad Abderrahim est pharmacienne, mère de deux enfants, non voilée, bien maquillée, se promenant en voiture de luxe, sourire de star et musulmane fervente. Bref, Madame a tout pour plaire. Elle a vendu son image à Ennahdha pour rendre crédible l’ouverture de ce parti qui pratiquerait désormais un islam modéré. La preuve, il a présenté Mme Souad en tête de liste sur la ville de Tunis. Quand on est « parfaite » on ne peut tolérer les tarés. Il est donc naturel que cette respectueuse dame exige la punition des femmes célibataires.

Madame Souad Abderrahim, le diamant de la Tunisie

Aujourd’hui, il nous est donné un nouvel exemple de cette politique de l’autruche où la majorité se complait. Souad Abderrahim qui siègera bientôt dans l’une des 89 places accordées au parti Ennahdha pour écrire la Constitution de la Tunisie post-révolutionnaire illustre cet état d’autisme collectif dans lequel les Tunisiens semblent enfermés. Dans son interview donnée sur les ondes de radio Monte Carlo, madame Souad pointe d’un doigt accusateur et incendiaire les mères célibataires et les enfants nés hors mariage.

Musulmans oui, misogynes non !

Inquiètes. Les quelques millions de tunisiennes sont inquiètes. Les militants d’ Ennahdha ont beau essayé de les rassurer du maintient de leurs droit et acquis, personne ne les croit, car la vérité est révélée par les actes et non la parole, et les faits sont là : Ennahdha a non seulement refusé dé s’engager et de signer la charte citoyenne qui garantit les droits de la femme, mais s’est carrément retiré de la haute institution de la transition démocratique pour ne pas avoir à en discuter. La même chose est vraie pour l’argent politique : est-il juste que, grâce au financement de certains partis politiques, des personnalités des pays du golfe viennent nous imposer leur forme d’islam, une forme inadaptée qui néglige le fond et s’accroche à la forme, et exclut la femme de l a société?

Mode Fashion

Nous sommes en Tunisie. Depuis le 14 janvier, chacun a le droit à la liberté. Liberté de s’exprimer, liberté de se déplacer, liberté d’entreprendre, … bref un droit, mais aussi une quête qui a du mal à s’articuler dans nos traditions de vie. Qu’en est il de la liberté de s’habiller ? Depuis la Révolution, il est clair que le paysage citadin de la Tunisie n’est modifié. Et le sujet le plus évoqué est celui du hijab et de la burqua. Une mode fashion, qui ne figure ni dans les books de styles féminins, ni parmi les traditions d’habillement tunisien.

Raconte-moi la Tunisie

Par Chloé Guyon – Difficile de parler d’un pays que j’ai quitté voilà une décennie et qui m’est désormais étranger. Exercice périlleux auquel je me prête volontiers, comme par devoir. Un devoir de mémoire. Je voudrais parler de la Tunisie que j’ai connue dans les années 90, ancrée dans ses principes, mais ouverte et tolérante. J’étais alors écolière ou encore lycéenne, et on avait le choix, de faire le Ramadan ou de ne pas le faire. En fait, on ne se posait pas la question et qu’on ne vienne pas me dire que c’était l’insouciance de la jeunesse.

Tunisie : Révolution balnéaire

Depuis que Ennahdha a de nouveau droit de cité après 20 ans d’absence, le mouvement a montré beaucoup d’ambiguïté quant à ses déclarations, ses opinions, son programme et son financement. Beaucoup de matière pour une critique intelligente et constructive donc, mais malheureusement, peu de gens attaquent Ennahdha sur ses vraies faiblesses. On préfère brandir le mythe de la privation des libertés individuelles qu’exercent systématiquement les partis islamistes partout où ils prennent le pouvoir, puis citer l’un ou plusieurs des pays suivants : l’Iran, l’Afghanistan, le Soudan, etc.