Le dixième bey husseinite avait des rêves de grandeur. Des ambitions ruineuses qui accélèreront la débâcle financière de la Tunisie, qui tombera ainsi telle un fruit mûr dans l’escarcelle de l’occupant français.
Le dixième bey husseinite avait des rêves de grandeur. Des ambitions ruineuses qui accélèreront la débâcle financière de la Tunisie, qui tombera ainsi telle un fruit mûr dans l’escarcelle de l’occupant français.
Le pont-barrage construit par Mohamed Bey El Mouradi occupe une position centrale dans la ville d’El Battan, aussi bien sur le plan économique qu’au niveau historique. L’ouvrage de toute beauté trône dans une bourgade au glorieux passé, mais au présent tourmenté. Reportage.
Plusieurs écrivains et artistes tunisiens semblent vouloir inscrire la problématique de la sexualité au cœur de leur engagement. Il y a eu Aymen Daboussi avec ses chroniques débridées dans les couloirs de l’hôpital psychiatrique d’El Razi. Voici Sofiène Rjeb et ses jeux littéraires vertigineux autour du thème de l’identité sexuelle.
Le Festival Nawaat s’est tenu pour sa 3ème édition du 15 au 17 décembre 2023, offrant un espace ouvert à un événement culturel alternatif et multi-arts. Cette édition, sous le thème de la résistance, a présenté aux festivaliers de la musique, du cinéma, de la photographie et de la danse. L’exposition photographique traditionnelle a mis en lumière les dynamiques sociales du pays, avec une occupation de l’espace public comme forme de révolte.
Bien avant qu’elle ne puisse comprendre les mots et leur poésie, depuis son plus jeune âge, Widad Mjama est fascinée par les Chikhates, ces femmes chanteuses et gardiennes d’une tradition datant du XIIe siècle. Le projet artistique de l’AÏTA est né de cette fascination. « Aita mon amour » est le nom de sa nouvelle création, produite en collaboration avec Khalil Epi. Par cette création, le duo a souhaité arracher cette poésie à l’oubli, rendre hommage à ces femmes majestueuses et faire résonner cet art typiquement marocain à l’ère numérique.
Oscillant entre profond bonheur et désespoir, Bon deuil !! nous immisce dans les échanges et l’intimité d’une jeunesse abandonnée. Composant à partir de leur vécu, deux danseurs nous prennent à témoins et reconstruisent par leur corps leur réalité tel un rituel pour faire le deuil d’une vie sacrifiée. Une œuvre poignante qui nous rappelle douloureusement nos échecs.
Le collectif Room 95 fait la promotion de la scène underground, via des installations immersives qui entrainent les participants dans un voyage dans le temps, en les immergeant dans l’univers des 90s.
Fruit de plusieurs années de contemplation, la première exposition individuelle de Chehine Dhahak est une exploration visuelle de l’errance. Capturée au gré des rencontres fortuites, chacune de ses photos se présente tel un assemblage soigneusement orchestré, où l’harmonie visuelle et les proportions occupent une place prépondérante.
Fashion WeAk est le tout premier album de Donc Pac. Cet album novateur incarne la fusion artistique qui caractérise le musicien, marquant l’union audacieuse entre la musique acoustique et électrique. Plongeant dans les influences éclectiques de l’artiste, Fashion Weak se présente comme un voyage musical, explorant les méandres du reggae, de la cumbia, du dub, de l’afro ou encore, du hip-hop.
« Memories of Concrete » est un court-métrage expérimental, aux confins du journalisme et de la création artistique. Le film basé sur des images prises au marché central, offre un cocktail détonnant qui mixe les enregistrements vidéo de corps en mouvement, avec des créations graphiques. Avec ses sons enregistrés et ses dialogues incrustés, le réalisateur met en évidence les contradictions et l’évolution paradoxale des Tunisiens.
L’objectif de l’expérience « Les Amazighs, Mémoires Perdues » de Med Arbi Soualhia est d’abord d’archiver la mémoire collective. Ainsi, quatre témoignages ont été recueillis puis déclinés sur trois volets en réalité virtuelle. Le résultat : une expérience unique pour mieux comprendre l’histoire des Amazighs du sud tunisien et découvrir leur culture.
Nawaat Festival est de retour pour sa 3éme édition, qui se tiendra du 15 au 17 décembre 2023. Pour l’occasion, nous ouvrons à toutes et à tous notre espace pour un évènement culturel alternatif et multi-arts, mettant en avant les artistes et les œuvres défendant nos valeurs communes de justice et de liberté. Cette nouvelle édition placée sous le signe de la résistance propose aux festivalier.es de la musique, du cinéma, de la photographie, et de la danse.
L’annulation surprise de la session 2023 des Journées cinématographiques de Carthage, prévues du 28 octobre au 4 novembre, a laissé un vide. Mais cela a également permis de réfléchir sur le rôle du cinéma, et de l’art en général, dans la défense des droits humains des palestiniens.
Ghazi Zaghbani est le fondateur de L’Artisto, un théâtre privé dont la compagnie vient de fêter ses 20 ans. Dans la foulée, La Ferme, la nouvelle production de la rentrée 2023, vient marquer un bilan mitigé.
Tania El Khoury fait une fois de plus preuve d’une minutie extrême dans son travail, avec sa dernière œuvre, “The search for Power”. Quand l’art épouse la recherche, cela donne naissance à une œuvre frappante d’intelligence et d’émotion.
Les deux artistes dansent avec leurs ombres projetées sur le mur. Leurs silhouettes semblent fragiles, à la merci de la brise de la Médina. Une performance artistique donnée dans un spot à couper le souffle, déniché par le festival Dream City.
Le film a décroché le Tanit d’or des JCC de 1977. Un demi-siècle plus tard, il semble aujourd’hui tendre un miroir à l’actualité des deux rives de la Méditerranée.
L’exposition “The Maps of Dignity” est actuellement hébergée à la bibliothèque Dar Ben Achour dans le cadre de Dream City 2023. Cette exposition explore les révoltes qui ont eu lieu dans les pays du sud de la Méditerranée depuis les années 50 à travers des cartographies et des récits individuels. L’historienne Leyla Dakhli et son équipe nous plongent dans une mémoire collective façonnée par les luttes pour la dignité.