Une quinzaine de jeunes ont pris la mer depuis Zarzis. Un seul a survécu. Malgré les morts qui s’accumulent et la chasse aux départs menée avec l’appui de l’Europe, des centaines de Tunisiens rêvent encore de la traversée.
Une quinzaine de jeunes ont pris la mer depuis Zarzis. Un seul a survécu. Malgré les morts qui s’accumulent et la chasse aux départs menée avec l’appui de l’Europe, des centaines de Tunisiens rêvent encore de la traversée.
Living within a few square meters, sharing a bed (when the opportunity presents itself), drinking, eating, and sleeping all in the same claustrophobic space, with no view other than the surrounding concrete walls. As Tunisia staggers through crippling heat, thousands of prisoners are serving a double sentence: prison time and the indecent conditions of their detention. Several suspicious deaths within the span of a few days reflect a reality in Tunisian prisons that the government has failed to come to terms with.
La série macabre des morts suspectes en détention se poursuit. L’été caniculaire contribue à anéantir le peu de dignité qu’offraient encore les prisons tunisiennes. Derrière les communiqués de l’administration pénitentiaire, la mort en détention reste, presque toujours, une affaire sans coupable.
أمام تصاعد احصائيات العنف ضد النساء في تونس خلال السنوات الأخيرة، وتزايد جرائم قتلهن، تحول هذا الواقع الخطير إلى مرآة لسياق اجتماعي وسياسي تتراجع فيه حماية الحقوق والحريات مقابل تنامي الخطابات الرجعية المناهضة للمساواة. في هذا الإطار حاورت نواة، مريم الماكني، عن خلية البحث في جمعية أصوات نساء.
Le Code du statut personnel a libéré la famille du carcan religieux, mais pas l’individu. Surtout pas la femme. Soixante-dix ans après son adoption, le CSP reste l’un des derniers remparts juridiques contre lequel s’acharnent les conservatismes. Et derrière les célébrations du 13 août, une question demeure : que reste-t-il de l’émancipation lorsque l’égalité elle-même devient négociable ?
Tunisia. Four migrants. Cages in the desert, sales made to Libyan smugglers, sea wrecks provoked by authorities. For the first time, these abuses have been brought before the African Court on Human and Peoples’ Rights. A tribunal which Tunisia has taken great pains to make less accessible for the victims of human rights violations.
Vivre à plusieurs dans quelques mètres carrés, partager un lit quand la chance le permet, boire, manger, dormir dans le même périmètre étouffant, sans autre horizon que des murs de béton. Alors que la Tunisie suffoque sous une chaleur de plomb, des milliers de détenus purgent une double peine : celle de la prison, et celle de ses conditions indignes. Et des décès suspects en quelques jours, reflétant une réalité carcérale que l’Etat peine à assumer.
Une canicule, une inondation, des coupures d’eau et d’électricité, la soif, une calamité de plus. Peu importe le désastre : il y a toujours un coupable tout trouvé. Les femmes, leurs corps, l’art, la joie de vivre.
Vingt-cinq ans de prison pour avoir présidé la commission chargée d’établir la vérité sur les crimes de la dictature. Le verdict contre Sihem Ben Sedrine referme, six ans après sa publication, le rapport le plus dérangeant de l’histoire récente tunisienne.
Quatre migrants. Une même Tunisie. Des cages dans le désert, des ventes aux passeurs libyens, des naufrages provoqués en mer. Pour la première fois, ces exactions sont portées devant la Cour africaine des droits de l’homme. Un tribunal que la Tunisie elle-même a pris soin, entre-temps, de rendre plus difficile d’accès.
يشهد فضاء الريو الثقافي بالعاصمة تضييقا متصاعدا يهدد استمرارية نشاطه، نتيجة لأزمة مالية خانقة وتعطّل عدد من مصادر التمويل والدعم. صعوبات تندرج ضمن مناخ عام يشهد تقلّصا لهامش حرية الفعل الثقافي وتضييقا متزايدا على الفضاءات المستقلة. في هذا السياق، التقت نواة مدير فضاء “الريو” الحبيب بالهادي.
Without legal status, school or healthcare, thousands of migrant children are growing up in the blindspot of the Tunisian government. Ever since the suspension of the right to asylum and under pressure of growing violence, the reality that these children face—begging, human trafficking, arbitrary detention, forced deportation to Algeria or Libya—is chilling.
After facing years of criticism regarding its brutal immigration management, the Tunisian government has found a new label for its mass expulsions: “voluntary return.” Behind this term borrowed from humanitarian aid, testimonies, data and international law tell an altogether different story.
Sans existence légale, sans école, sans soins : en Tunisie, des milliers d’enfants en migration grandissent dans l’angle mort de l’Etat. Mendicité, traite des êtres humains, détentions arbitraires, déportations forcées vers l’Algérie ou la Libye. Le bilan est glaçant avec la fermeture du droit d’asile et l’intensification des violences.
Après des années de critiques sur sa gestion brutale des flux migratoires, le régime tunisien a trouvé un nouvel habillage pour ses expulsions de masse : le « retour volontaire ». Derrière ce vocabulaire emprunté à l’aide humanitaire, les témoignages, les données et le droit international racontent une tout autre histoire.
تزامنا مع دخول الصحفي المسجون مراد الزغيدي وشقيقته وابنته في خامس أيام الاضراب عن الطعام، نظمت نقابة الصحفيين، الاثنين 8 جوان، يوما تضامنيا مع الإعلامي وعائلته، احتجاجا على الحكم الصادر عن محكمة الاستئناف والقاضي بسجنه ثلاث سنوات ونصف. وأكدت لجنة مساندة مراد الزغيدي على الطابع الكيدي للمحاكمة وتمسكها بإسناد مراد وعائلته حتى زوال هذه المظلمة.
Présentée comme une avancée historique, la nouvelle loi sur le statut de l’artiste promet enfin des droits sociaux à un secteur précarisé. Mais pour une partie du monde culturel, ce texte ouvre aussi la porte à une mise sous contrôle de la création.
بمناسبة صدور كتاب «قاموس النسويات: تونس، قرن من النسوية»، التقت نواة المؤرخة دلندا لرڤش المشرفة على هذا الكتاب، للعودة إلى رهانات هذا الإصدار وإلى واقع الحركة النسوية التونسية اليوم، بين الإرث التاريخي، والنقاشات الداخلية، وتصاعد الهجمات ضد النسويات، والواقع الذي تعيشه النساء في تونس.