A l’occasion du 12 Mars, Journée mondiale contre la cyber-censure, Reporters sans frontières publie un Rapport spécial sur la surveillance, disponible sur surveillance.rsf.org
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À cinq heures, le matin, même le dimanche, quelques dizaines d’hommes en pleine énergie travaillent depuis des heures à rue Bab El khadera sous Sabat El Jazira, à Tunis. Au milieu de la petite foule fourmillante, un vieil homme, presque nain, donne des ordres, salut des uns et gronde d’autres. Il est le chef. Personne ne peut douter de son pouvoir sur ces dizaines qui viennent tous les matins remplir leurs voitures de nouveaux stocks de papiers. Depuis des dizaines d’années, la société de Daadaa pour la distribution, ne dort pas la nuit pour servir l’information chaque matin.
Reporters Sans Frontières a publié un communiqué dans lequel l’ONG dit s’inquièter de l’avenir des radios nées aprés la révolution en Tunisie.
Le Centre de Tunis pour la Liberté de la Presse (CTLP) a publié un communiqué pour déplorer l’interdiction du Ministère de l’Intérieur à des journalistes pour couvrir la conférence de presse au sujet de l’assassinat de Chokri Belaïd.
Le Maghreb bouge, sa presse aussi. De ce fait l’Union Européenne a jugé utile de travailler à la mise en place d’un code de déontologie de la presse au Maghreb. La délégation de l’UE en Tunisie a réuni une vingtaine de patron de presse originaires de Mauritanie, du Maroc, d’Algérie, de Tunisie et de Libye ainsi que des experts internationaux et des journalistes pour un forum en Tunisie.
Le reportage de l’émission Envoyé Spécial Tunisie : sous la menace salafiste ? diffusé le 17 janvier dernier n’en finit pas de faire parler de lui. Qu’il divise les spectateurs est une chose normale. Qu’il est suscité des réactions de la part des gens y témoignant, comme des personnes ayant travaillé à sa conception l’est moins.
C’est une impression d’apathie qui ressort en parcourant la presse internationale ce 14 janvier à la recherche d’articles sur le deuxième anniversaire de la chute de Ben Ali. La majorité relate simplement les marches organisées à Tunis à cette occasion. Les quelques articles d’analyse donnent dans l’ensemble l’image d’une Tunisie engluée dans une transition qui ne tient pas ses promesses.
En Tunisie, depuis la révolution, les pulsions réprimées et la parole censurée sous la dictature, s’expriment désormais au grand jour, dans une explosion formidable. Parmi ces sentiments réprimés, il en existe un qui subsiste dans cet inconscient collectif : l’antisémitisme qui apparaît au grand jour comme une composante de la société.
Les rumeurs ont couru : la télévision nationale ne restera pas publique. Info ou intox ? Certains disent qu’elle ne sert à rien, de toute façon, que les journalistes ne font pas leur travail. Mais plutôt que de penser à s’en débarrasser pourquoi ne pas travailler à améliorer la situation ? Dans son étude sur le développement des médias en Tunisie, l’UNESCO propose quelques pistes.
Lors de l’audience, boycotté par les avocats de Sami Fehri en signe de protestation contre ce qu’ils voient comme des vices de procédures, le même juge a ordonné un mandat de dépôt contre cinq anciens hauts responsables de l’audiovisuel public
Un hors série de journal « La Presse », paru le 3 décembre dernier, nous propose de retracer l’histoire du dessin en Tunisie sous le titre « Vive la Révolution ». Chouette ambition et sacré challenge pour le quotidien.
Le Syndicat National des Journalistes Tunisiens a tenu une conférence de presse, ce jeudi 30 Août 2012, au cours de laquelle il a dénoncé les dernières violations et la propagande orchestrée contre la liberté de la presse, notamment via les nominations gouvernementales à la tête des médias publics.
Ils sont une quarantaine, tous les journalistes de Dar Assabah, à occuper le hall d’entrée de la maison cette aprés-midi. Ils se sont réunis et crient leur ras le bol au nouveau DG, Lotfi Touati, arrivé par coup de force la semaine dernière. « Nous n’apprécions pas les décisions dont le nouveau DG nous bombarde .»
Ce mercredi midi, sur la place de la Kasbah, un nouveau sit-in avait lieu. Il s’agissait des employés et journalistes de Dar Assabah, soutenus par des citoyens, qui protestaient contre les nouvelles nominations au poste de Directeur Général (DG) et Président du Conseil d’Administration (CA) de Dar Assabah.
La décision de l’INRIC de mettre fin à ses activités et de cesser de jouer les figurants est un message urgent destiné aux nouveaux gouvernants pour leur signifier qu’il n’existe aucune autorité capable de priver les Tunisiennes et les Tunisiens de leurs droits fondamentaux dont, en premier lieu, leur droit universel à une presse libre et pluraliste.
Le 16 juillet dernier la radio nationale tunisienne a publié un communiqué niant les dernières accusations de «censure». En effet l’institution publique a récemment fait l’objet de critiques virulentes suite à à l’interdiction faite à la journaliste de RTCI, Nadia Haddaoui Mabkhout, d’accéder au siège de la radio, siège depuis lequel elle anime l’émission de radio “Café Noir”.
Comment ont été décidées les nominations des nouveaux directeurs des neuf radios ? Qui est-ce qui les a nommés en vrai ? Le gouvernement ? Mohamed Meedeb ? Ou Mohamed Meddeb qui a été nommé DG de la Radio Tunisienne par le gouvernement ?
Voilà des mois que l’INRIC a terminé son travail sur la réforme des médias et a fait promulguer deux textes encadrant la liberté de la presse. Des textes que le gouvernement a jugé “insuffisants”. Le Premier Ministère a donc lancé une consultation des médias, dont la deuxième partie se fait toujours attendre…