Lotfi Achour présente son nouveau film « Les enfants rouges » un hommage à Mabrouk Soltani et à la mémoire collective. Long métrage de fiction, Tanit d’or à la 35 ème édition des JCC pour son réalisme percutant et la sensibilité de son image.
Lotfi Achour présente son nouveau film « Les enfants rouges » un hommage à Mabrouk Soltani et à la mémoire collective. Long métrage de fiction, Tanit d’or à la 35 ème édition des JCC pour son réalisme percutant et la sensibilité de son image.
Habib Ayeb nous révèle sa vision sur l’impact du changement climatique en Tunisie et la problématique de la souveraineté alimentaire avec son long métrage documentaire « Sh’hili ».
En Tunisie, les régimes politiques ont beau changer, les violences policières persistent. Une poursuite ou une descente policière se termine trop souvent par la mort tragique d’un civil. Et les coupables sont couramment couverts par la justice. Le permis de tuer en toute impunité sera-t-il un jour retiré ? Tour d’horizon.
Le film “Là d’où l’on vient” de Meryam Joobeur évoque les “revenants” tunisiens de Daech à travers une histoire intimiste. Plutôt que de s’attarder sur les dimensions politico-religieuses, la réalisatrice examine les séquelles psychologiques de la violence. Une thématique universelle, comme elle l’a confié à Nawaat. Le résultat est un drame aux allures de thriller psychologique.
El Seed nous présente sa vision de l’art de la calligraphie arabe et son implication pour la conception de l’affiche officielle de la 35 ème édition des JCC. Mais où se positionne sa création, entre identité arabe et africaine ?
Les femmes consommatrices de drogues injectables se comptent par milliers. Ravagées par les violences, elles se livrent également au commerce du sexe et sont exposées à la contamination par le VIH. Pourtant, elles sont invisibilisées. Oubliées par l’État et par les féministes, regrette une militante associative.
Le théâtre engagé ou contestataire prospère en Tunisie. Il s’impose par ses performances artistiques, mais surtout par le choix de thématiques sociales trop souvent passées sous silence. Et voici qu’une pièce centrée sur la cause écologique brûle les planches.
Dans la Tunisie post-25 juillet 2021, le champ des libertés se rétrécit progressivement. Face aux campagnes calomnieuses et aux accusations de traîtrise, les organisations et les forces vives de la société civile s’apprêtent à défendre les derniers espaces de liberté. Et elles poursuivront leur mission en dépit des restrictions et des poursuites judiciaires toujours plus nombreuses.
Au-delà du côté anecdotique, le « torchi gate » reflète le comportement d’un parlement oscillant entre une chambre d’enregistrement fidèle au président qui l’a mise en place, et un ensemble hétéroclite de députés, n’ayant guère rompu avec les pratiques de la décennie postrévolutionnaire.
Les JCC étaient conçus comme un espace d’échange entre les cinémas africains et arabes, un projet décolonial, solidaire et militant. Mais l’approche originelle et le regard critique ont été détournés. Et la dépolitisation est confortée par les choix artistiques et institutionnels, comme celui de nommer Férid Boughedir à la tête de cette édition.
La politique du président Kais Saied, salué par l’extrême droite italienne pour ses « exploits » en matière de lutte contre l’immigration, repose sur une stratégie qui vise plusieurs objectifs à la fois. Voici comment le pouvoir fait d’une pierre deux coups.
En 2023, on estime à environ 8 000 le nombre de personnes vivant avec le VIH en Tunisie. Parmi elles, seulement 2 240 sont officiellement diagnostiquées comme porteuses du virus. En revanche, aucun chiffre précis n’est disponible concernant le nombre de cas d’infections sexuellement transmissibles (IST) dans le pays. Les professionnels de la santé tirent la sonnette d’alarme face à la recrudescence des IST. Pour en savoir plus, Nawaat a interviewé Bahzed Welyeddine Fitouhi, président de l’Association tunisienne pour l’éducation sanitaire.
C’est officiel. Le niveau d’éducation de nos concitoyens ayant choisi ces dernières années d’émigrer, est nettement plus élevé que celui de la population en Tunisie. Et alors que certains brandissent des mesures dérisoires pour endiguer l’exode des ingénieurs et des médecins, la tendance ne fait que s’aggraver.
Pour sa huitième édition, Nawaat met à la disposition des participants un budget de production conséquent ainsi qu’un soutien personnalisé pour le développement de projets et d’autres contenus médiatiques.
Avec un bilan qu’il sait catastrophique, le gouvernement peine à trouver des ressources suffisantes pour redresser la barre. D’où ce ronron budgétaire qui annonce de nouvelles années de vaches maigres. Pris au piège de son souverainisme, il n’a plus d’autres choix que de continuer à quémander toujours plus de prêts.
Longtemps considéré comme avant-gardiste dans le monde arabe et africain, le théâtre tunisien est aujourd’hui en crise. Les Journées Théâtrales de Carthage (JTC), événement phare du secteur, ne sont qu’une éphémère vitrine masquant mal les défis structurels auxquels fait face le quatrième art.
Alors que seuls 24% des élèves du primaire bénéficient d’un repas scolaire et que l’éducation environnementale se fait rare à l’école, l’Association Tunisienne d’Agriculture Environnementale a voulu, d’une pierre deux coups, proposer des repas sains et équilibrés aux élèves tout en les sensibilisant aux enjeux environnementaux.
Tiraillés entre l’exil de plus en plus dur, et les craintes justifiées d’un retour au bercail, de nombreux Tunisiens en France vivent dans le désarroi. Ils ne perdent pas espoir pour autant. Ils se mobilisent, échangent entre eux et s’entraident, en attendant des jours meilleurs.