Face à l’amnésie qui gagne des pans entiers de la société civile et aux fourvoiements du pouvoir, des témoignages de blessés de la révolution rappellent la dure réalité de ces citoyens, livrés à eux-mêmes et poussés dans certains cas au suicide.
Face à l’amnésie qui gagne des pans entiers de la société civile et aux fourvoiements du pouvoir, des témoignages de blessés de la révolution rappellent la dure réalité de ces citoyens, livrés à eux-mêmes et poussés dans certains cas au suicide.
La 4ème édition de Nawaat Festival s’est tenue du 27 au 29 septembre 2024. L’événement a permis de fêter de la plus belle manière, les 20 ans d’activisme de notre plateforme militante.
Un an après le 7 octobre 2023, dans une tribune envoyée à 25 médias internationaux, dont Nawaat, le Secrétaire général de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), Anthony Bellanger, déplore la paralysie des Nations Unies et dénonce le manque d’actions de la communauté internationale.
Les prix des fournitures scolaires ne cessent de flamber. Les Tunisiens sont de plus en plus nombreux à se rabattre sur les marchés informels, où les prix restent relativement accessibles. En témoigne cet afflux impressionnant de citoyens au Souk Boumendil, à l’occasion de la rentrée scolaire.
Un an après l’invasion israélienne de la Bande de Gaza, les morts et les blessés palestiniens se comptent par milliers. Israël continue son offensive en ouvrant un autre front du côté du Liban, causant là aussi d’innombrables victimes. La couverture médiatique occidentale de ces évènements est fortement critiquée. Et ses causes et répercussions sont multiples. Dans ce cadre, Nawaat a interviewé Alain Gresh, fondateur d’Orient XXI.
La 4ème édition du Nawaat Festival a baissé son rideau en beauté le 29 septembre 2024, après cette troisième journée, marquant une commémoration de deux décennies d’engagement et de créativité.
Le deuxième jour du Nawaat Festival a été marqué par des échanges enrichissants sur des enjeux cruciaux. Intitulée “Du Brésil à la Tunisie : Agir pour la planète”, cette rencontre a vu la participation de Jonaya De Castro et Digo Amazonas, membres de la MEGAFONE Coalition, qui ont partagé leurs perspectives sur le contexte géopolitique et social du Brésil.
Ce premier jour du Nawaat Festival a non seulement célébré des œuvres artistiques innovantes mais a également honoré deux décennies de luttes pour la liberté d’expression et la justice sociale, capturant ainsi l’essence même de Nawaat, un espace où créativité et engagement se rencontrent pour faire entendre des voix trop souvent ignorées.
Le groupe Oyoun Al Kalem produit et interprète de la musique engagée. Cette musique s’inscrit dans une optique contestataire contre un monde miné par les injustices et les conflits. En plus de Khémaiès Bahri et Amal Hamrouni, plusieurs artistes entre musiciens et chanteurs ont contribué au rayonnement de ce groupe.
No Paradise Beneath Their Feet dévoile les histoires de certaines femmes autour de la non-maternité. Des femmes qui ne peuvent pas réaliser leur rêve d’avoir un enfant, qui sont ” hors normes”, celles “qui n’ont pas le Paradis sous les pieds” !
Ces dernières questionnent l’obligation d’enfanter dictée par la société. Elles parlent de leurs pensées, de leurs rêves, de leurs désirs et de leurs peurs les plus enfouis. À partir des témoignages recueillis, Mai et Mouna ont synthétisé des mouvements, des situations et des émotions, et ont pu ainsi construire un texte théâtral percutant.
À travers cette installation, on explore des générations de corps en mouvement : celui des danseurs/danseuses mais également des citoyens/citoyennes dans leur quotidien. Le public sera invité à découvrir un laboratoire de danse (un studio) où le corps et la danse sont exposés sous diverses formes: photos, vidéos, son, articles…
Voix de la résilience est un appel urgent à la résilience écologique, mis en forme dans une installation immersive en réalité mixte. Le projet explore les possibilités narratives du journalisme digital en trois temps : Totem de l’oasis, Totem de la faune et Totem de l’eau.
Des poursuites judiciaires sont engagées contre des activistes LGBT+. Elles interviennent à l’approche des élections présidentielles. Et dans le cadre de la récente campagne de lynchage menée par les supporters de Saied envers les défenseurs de la cause queer.
Ce livre crée une archive inédite autour des œuvres murales mais également sur les artistes de la scène Graff en Tunisie. Il ne se limite pas à une simple compilation d’œuvres d’art réalisées par ceux que l’État considère parfois comme des “vagabonds”.
En cette période charnière, il est plus que jamais nécessaire de se pencher sur l’avenir des médias indépendants et contestataires dans la région MENA mais aussi dans certains pays occidentaux. Les menaces sont nombreuses et sont d’ordre national et international : verrouillage de la liberté d’expression, autocensure, montée du discours populiste, instabilité financière, les chamboulements post-7 octobre.
On est en 2025, la situation des migrants ne cesse d’empirer. D’après le pouvoir en place, ces derniers représentent une menace à l’ordre social. L’histoire de Didier et Katio s’intègre dans ce contexte. Ce couple de jeunes d’origine ivoirienne s’est retrouvé par hasard en Tunisie. Leur présence dans le pays était censée être provisoire car ils aspirent à prendre la fuite vers l’Europe. Les chasseurs de primes vont chambouler leur parcours.
L’odeur des hydrocarbures incite des gouvernements financièrement asphyxiés à se plier, sans rechigner, aux lubies des Al Saoud, en échange d’une hypothétique aide financière. Et c’est ainsi que Tunis garde le silence, quand certains de ses citoyens sont emprisonnés à Riyad. Difficile donc, de repousser sous le tapis, les faits dénoncés par le film «The Goat life ».
Connue pour être un temple des livres d’occasion, la rue Dabaghine se vide de ses clients. Les passants semblent davantage attirés par les coupons de tissus et les fricassés que par les livres. Tandis que les bouquinistes tentent de résister à l’air du temps.