L’examen des dernières nominations dans les postes névralgiques de l’appareil de l’Etat nous renseignent que le Tunisien a été pris pour niais et même pour un amnésique. Une insulte à son intelligence.
L’examen des dernières nominations dans les postes névralgiques de l’appareil de l’Etat nous renseignent que le Tunisien a été pris pour niais et même pour un amnésique. Une insulte à son intelligence.
Tous les membres d’Ennahdha, du CPR, d’Ettakatol (Jebali, Ghannouchi, Dilou, Laaridh, Ben Salem, Marzouki, Ayadi, Ben Jaafar, etc etc), ces ‘nouveaux politiciens’, oui ‘nouveaux’ puisqu’eux même déclarent manquer d’expérience et de pratiques politiques démocratiques, donc ces ‘nouveaux politiciens’ qui ont subi les injustices de l’ancienne dictature ne savent peut-être pas qu’avant la chute de Ben Ali, ils ont toujours bénéficié de la solidarité, de la sympathie et du soutien de simples citoyens tunisiens, des hommes et des femmes qui étaient loin de tout militantisme politique. Certains exprimaient pleinement leur solidarité, d’autres la cachaient. Certains ont aussi pris des risques pour les défendre ou pour faciliter leurs actions en le payant cher à leur tour, immédiatement ou quelques années plus tard.
Par Ahmed Chaari – Face aux changements successifs survenus dans la scène politique tunisienne, la France (on entend ici par le gouvernement français) a dû revoir sa politique extérieure plus qu’une fois. Du soutien infaillible et jusqu’à la dernière minute à Ben Ali, passant par un discours sceptique et avertissant à Ennahdha juste après les élections, elle arrive aujourd’hui à une politique de félicitations presque anticipées du président Marzouki ainsi qu’à certains membres du gouvernement Jebali.
Le nouveau chef du gouvernement tunisien, Hamadi Jebali, a présenté aujourd’hui à l’Assemblée constituante la liste de son équipe gouvernementale après avoir exposé dans son discours de politique générale, les priorités de son gouvernement. […]
Il a très bon goût le gâteau tunisien ! 4500 dinars de salaire mensuel, sans oublier les autres avantages, il faut avouer que c’est assez tentant. Après tout le peuple tunisien est là pour payer; comme il l’a toujours fait, quand il a payé les emprunts contractés par la France en son nom, sous le colonialisme, et comme il a encore fait sous les deux dictatures. Et si par malheur ce n’est pas suffisant, pourquoi ne pas soustraire 4 jours de salaire aux travailleurs tunisiens pour payer ces 4 millions et demi ? Serait-ce cela votre vision de l’intégrité et de la pureté de l’islam ?
Par Dr Ahmed Chebbi- Apres l’embrasement du pays le 14 Janvier 2011, ces centaines de milliers de «bénéficiaires» se sont retrouvés du jour au lendemain livrés à leur sort. Grâce à leur légendaire instinct de survie et d’adaptation, plusieurs d’entre eux se sont d’abord tournés vers des valeurs «sûres» du rcdisme, comme ferait un bon trader à l’aube d’un crash boursier, en choisissant de voter pour Hechmi Hamdi ou divers partis dits « destouriens ».
Par Yusra Ghannouchi – Les accusations de « libéralisme quasi-sauvage » envers le programme économique et social d’Ennahdha n’ont guère de sens en vue de ses promesses (exprimées dans son programme électoral) d’établir un système économique équitable qui doit « réaliser la justice sociale […]
A moins d’un an après la chute de Ben Ali, les premiers véritables signes de contre-révolution commencent à paraître au grand jour. Le pessimisme est de mise, car il n’est pas nécessaire d’être expert en politique pour comprendre ce qui se trame dans les coulisses de la révolution Tunisienne. […]
Par Aaron Y. Zelin. Traduit de l’anglais vers le français par Emna El Hammi – Depuis les élections libres et justes le mois dernier en Tunisie, l’attention s’est surtout portée sur la victoire du mouvement Ennahda, la formation d’une Assemblée constituante qui aura en charge d’écrire une nouvelle constitution et la reconstruction de l’économie en ruine. Pourtant, ces questions importantes menacent de masquer un autre défi important à la démocratie naissante du pays: le salafisme.
Avant de prendre les rênes du pouvoir et sur les conseils de son ami Richard Pearl, le Premier ministre turc Erdogan s’était rendu en 2003 à Washington pour présenter ses lettres de créance. Aujourd’hui c’est à Rached Ghannouchi de quémander l’accord américain pour jouir en toute tranquillité du pouvoir tunisien.
Loin devant le CPR et Ettakatol et avec plus de 41 % des sièges, le parti islamiste Ennahdha est le grand vainqueur de ces élections de l’assemblée constituante en Tunisie. […]
Nous vivons depuis la date mémorable du 23 octobre 2011, premier jalon d’élections démocratiques et pluralistes en Tunisie, suspendus au rythme et au pouls de l’ANC, l’Assemblée Nationale Constituante élue, qui devrait porter la pays vers une Constitution en rupture avec le passé, garante de la liberté, de la dignité, de l’égalité des droits pour l’ensemble des catégories sociales, spécialement celles les plus défavorisées.
Par Fatma Benmosbah Le 14 novembre une délégation composée des membres de l’AJC – Comité juif américain – est arrivée […]