Près de 200 000 Tunisiens vivent dans le Golfe, souvent des professionnels qualifiés. Entre tensions régionales et routines quotidiennes, ils apprennent à concilier vigilance et vie normale, au cœur d’une région en crise.
Près de 200 000 Tunisiens vivent dans le Golfe, souvent des professionnels qualifiés. Entre tensions régionales et routines quotidiennes, ils apprennent à concilier vigilance et vie normale, au cœur d’une région en crise.
A l’origine de cette flottille, un travail titanesque propulsé par un humanisme universel, transcendant les religions, les langues, les nationalités. Il tacle par des faits, par des actes, et pas uniquement par des messages, le philosophe allemand Jurgen Habermas, qui s’est trahi sur Gaza.
Quelles sont les structures institutionnelles, sociales et psychologiques capables de transcender la violence inhérente aux relations humaines pour faire du droit une véritable force émancipatrice, plutôt qu’un simple instrument au service des puissants ? Ce dilemme, brillamment abordé par Einstein et Freud, demeure aujourd’hui au cœur des débats sur la justice internationale et sur les moyens concrets de prévenir les conflits.
Kais Saied, s’est fait élire à la présidence de la République tunisienne en 2019 en affirmant que « la normalisation est une haute trahison ». Cependant, son mandat a accéléré l’érosion du soutien à la cause palestinienne, décevant les espoirs de millions de Tunisiens et de Palestiniens.
Des intellectuels français en général, et Sartre en particulier, se sont historiquement distingués par leur complaisance à l’égard du sionisme et d’Israël. C’est ce qui ressort de l’amère expérience vécue par Edward Saïd. Une expérience documentée dans ce texte de l’universitaire palestinien, traduit par le sociologue tunisien Mahmoud Gabsi.
Une enquête menée par des résidents du service de santé mentale de l’hôpital Mongi Slim a mis en évidence l’impact psychotraumatique résultant de l’exposition des Tunisiens aux images de la guerre à Gaza.
Depuis le déclenchement des opérations à Gaza, le 7 octobre 2023, les Tunisiens et franco-tunisiens vivant en France sont soumis à rudes épreuves. « Une campagne d’incrimination a visé tous ceux qui ont osé condamner la réaction brutale d’Israël et le bombardement aveugle des villes et des camps palestiniens », déclare le politologue Salam Kawakibi.
Sophie Bessis a sans cesse été attentive à l’histoire politique et culturelle de la Tunisie avec des livres indispensables comme Les valeureuses (2017). Elle a aussi exploré les décombres de la modernité dans le monde arabe avec La double impasse (2014), où elle réfléchit sur « le désordre d’un monde qui forge sans relâche les outils de sa perte ». Propagande, religion, normalisation : dans un entretien avec Nawaat, l’historienne franco-tunisienne livre un point de vue lucide sur la guerre à Gaza et ses répercussions majeures sur le débat public tunisien.
Une photo de la cheffe du gouvernement tunisien, Najla Bouden, discutant en marge de la COP27 en Egypte, avec un politicien présenté comme étant le président de l’entité sioniste, Isaac Herzog, a été largement partagée sur Facebook et Twitter.
Au cours de l’année 2021, les échanges commerciaux entre la Tunisie et Israël auraient dépassé les 28 millions de dollars, soit l’équivalent de 89 millions de dinars tunisiens. C’est ce qu’ont soutenu des médias internationaux et locaux, sur la base d’un rapport diffusé par le site “Comtrade”, relevant des Nations Unies, et qui compile des données économiques au niveau mondial.
En réaction aux arrestations massives des Palestiniens d’Israël, les membres du réseau des Médias indépendants sur le monde arabe publient ensemble cet article de Majd Kayyal, écrivain et journaliste d’Haïfa. Il appelle à l’unité de tous les Palestiniens contre les coups de boutoir sécuritaires et idéologiques du gouvernement Israélien.
«L’application israélienne WhatsApp est une petite partie du dispositif technologique qu’Israël utilise dans ses violations de données », a déclaré Borhan Bsaies sur les ondes de la radio Ifm, le 17 septembre 2020. Cette déclaration est-elle correcte ? Et quel est le contexte régional qui a favorisé la circulation de telles «informations»?
La Tunisie n’est clairement plus épargnée par les campagnes massives de désinformation à l’ère du trollage et des fake news. Objectif : semer la division, défigurer l’espace public et influencer les électeurs potentiels via des campagnes clandestines menées sur les réseaux sociaux.
Depuis les élections législatives de 2014, deux propositions de lois au sujet de la normalisation avec Israël ont été présentées, l’une en 2015, l’autre en 2018. Ces deux propositions de lois émanent des députés du Front Populaire, coalition réunissant des partis de gauche et des partis nationalistes-arabes. Aucune d’elles n’a dépassé le stade de la discussion en commission parlementaire.
Le Monde Arabe s’est dernièrement ébranlé suite à la récente décision de Donald Trump de faire de Jérusalem la capitale politique d’Israël. Comme à chaque fois qu’il s’agisse de la Palestine, les peuples arabo-musulmans se sont indignés et ont envahi les rues et les réseaux sociaux de slogans. Comme à chaque fois depuis 70 ans, les réactions à chaud ont fusé, les réactions haineuses se sont déchainées, à croire que le monopole de la violence est primordiale et la cause accessoire. Les réactions éphémères ont dominé la prise de parole en public. Quant à la réflexion, elle est restée aux abonnés absents.
On l’a dit, on la répété, la décision du président américain, Donald Trump, de reconnaître el Qods comme capitale de l’Etat d’Israël est contraire à la légalité internationale. Elle est en vérité bien plus que cela. Elle consacre un acte de colonisation, l’annexion pure et simple d’une portion supplémentaire du territoire palestinien, d’autant plus importante qu’elle est dotée d’une puissante charge symbolique, historique et religieuse. Cette décision révoltante est une déclaration de guerre. Au peuple palestinien, bien sûr. Au monde arabe, cela va de soi. Mais également à l’ensemble des populations musulmanes.
En réaction à la programmation de l’humoriste Michel Boujenah au festival de Carthage, la campagne tunisienne pour le boycott et l’opposition à la normalisation avec l’entité sioniste a organisé, lundi 17 juillet, un événement baptisé « Artistes contre la normalisation ». Une manifestation qui s’est tenue à l’espace Mass’Art afin de réitérer l’engagement des artistes et autres acteurs culturels en faveur de la cause palestinienne et se concerter au sujet de la création d’une coalition d’artistes contre la normalisation avec Israël.
Le Sénat américain « exhorte fortement le gouvernement de la République Tunisienne à cesser de soutenir toutes les résolutions et autres mesures discriminant ou ciblant Israël à l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et autres organisations des Nations Unis ». Il s’agit du dixième parmi onze points inscrits dans une motion de la Commission des affaires étrangères du Sénat américain publiée mardi, à l’occasion de la visite officielle de Youssef Chahed aux Etats-Unis du 10 au 12 juillet.