Par Mehdi Ayadi – Un théocrate qui se voulait modéré a tenu un discours appelant à la haine et à la violence : il ne faut pas voter aux ennemis de la religion. Ennemi de la religion pour Mourou veut certainement dire les laïcs. Est ce que nous avons besoin d’un tel discours ? Est ce qu’il a la légitimité de définir ainsi les gens qui n’épousent pas les mêmes thèses que lui ?
بقلم لطفي عيسى – تتسارع وتيرة اهتمام التونسيين وتركيزهم اللافت على الشأن العام بالتوازي مع اقتراب المواعيد السياسية الهامة واستحقاقاتها الانتخابية والدستورية. وهو تصرّف صحي بالقياس إلى قيمة الرهان الذي أفرزه سجال النخب المعرفية والثقافية حول ما تم التواضع على تسميته تيمُّنا بما سبق لعدة بلدان من جنوب أوروبا أن عاشته ونقصد أسبانيا والبرتغال بالأساس بالانتقال الديمقراطي.
En effet, je le dis à l’attention des analphabètes qui ont découvert ce qu’était un journal après un certain 14 janvier 2011, un marronnier est un article d’information de faible importance meublant une période creuse, consacré à un événement récurrent et prévisible à l’instar de la floraison annuelle de l’arbre éponyme.
Par Hedi Attia – Parmi les nombreux aspects de la nouvelle Tunisie dont on discute aujourd’hui, est venu récemment le sujet sur la séparation entre la religion et l’Etat. Les discussions sur la laïcité ont donné lieu à des débats passionnés (pour être gentil), parfois houleux, jusqu’à en arriver aux mains (agression des manifestants laïcs à Sousse).
بقلم بسام بونني- إنّ الصحفيين التونسية بحاجة، اليوم، إلى إطار قانوني يحميهم لا لإطار قانوني يُرفع في وجههم كتهديد دائم يُضاف إلى الضغوط التي تُمارس عليهم كلّ لحظة أثناء ممارستهم لعملهم.
Il ne suffit pas seulement de contester la composition de la liste des membres du Conseil de l’ I.S.P.O.R. comme étant déséquilibrée et insuffisante, mais faut-il encore savoir sur quelle base et règle on décide et on vote au sein du Conseil de l’ I.S.P.O.R. présidée par Yadh Ben Achour ?
Le 24 juillet prochain, les Tunisiens seront appelés aux urnes pour élire une Assemblée constituante, et ce au suffrage universel et selon un code électoral spécifique qui sera promulgué par décret présidentiel avant fin mars.
For a month and a half since the famous popular uprisings that led to the Arab World’s first democratic revolution, Tunisia had been struggling to identify and implement the necessary structural and ideological changes that are essential for the budding democratic system. Tunisians all over the country had been patiently waiting to see what the interim government and the opposition leaders would bring to the table, and for a month and a half they got little more than flowery rhetoric praising the revolution and those who gave their lives for a democratic Tunisia.
Par Fethi Klabi – Lorsque le président par intérim M.Foued Mbazaa annonçait le 3 mars 2011 l’élection d’une assemblée constituante pour le 24 juillet 2011, certaines idées noires me traversèrent l’esprit. Cette décision est-elle le fruit d’une réflexion scrutée de stratèges politiques ou est-elle une réponse précipitée à une revendication sociale anarchiquement organisée ?
Demain, 17 Mars 2011, des femmes et des hommes de tout bord, femmes et hommes de valeurs, membres du Conseil de l’instance supérieure pour la réalisation des objectifs de la Révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique se réuniront dans le but de préparer un projet de loi spécifique à l’organisation de l’élection des membres de l’assemblée Constituante, soit l’élection des futurs frères fondateurs.
Par Toi Personne – Des employés de la Caisse des Prêts et de Soutien des Collectivités Locales, sous couvert d’anonymat, ont critiqué, dans des lettres ouvertes publiées sur la page facebook officielle du Ministère de l’Intérieur, la gestion de leur institution par l’actuel Directeur Général, Mr Mohamed Hédi Zaghama.
Par Yacine Jeloui – Cet appel aurait pu s’intituler « J’accuse ! ». Mais trop d’entre nous se sont contentés jusqu’à présent de la critique. Or notre objectif collectif est la construction de la Tunisie de demain. Les querelles, les accusations, et s’appesantir sur le passé ne constituent pas une voie vers cette construction. Aussi, je serai constructif et j’appelle.
Je vais exposer en trois actes des fragments de ma nouvelle conscience de la situation politique actuelle en Tunisie. Tirés de mon expérience quotidienne, ces actes révèlent plutôt des questions, ce n’est pas une analyse politique fine mais plutôt l’expression d’une inquiétude. Je veux pointer du doigt un héritage lourd de conséquences ; il va falloir beaucoup de temps pour se débarrasser du régionalisme, des idées reçues, du désintérêt des jeunes à la politique, et même si cet intérêt gagne du terrain, qui sait si cet enthousiasme va avoir du souffle dans la durée, et qu’il ne sera pas pris par la lassitude ?
S’agissant d’une organisation de plus en plus décriée, au bilan fort contrasté, dans ses chapitres connus–qu’il urge d’ailleurs de faire plus amplement-, considérant surtout que le bénalisme, comme un certain bourguibisme d’antan, a gangréné depuis fort longtemps ses rouages, après s’être agrégé ses centres de décisions, dont il imposait les membres, les remplaçait, les gratifiait même, cette Révolution dans la Révolution est une priorité, une urgence.
En acceptant tôt, dès le 17 janvier, un portefeuille ministériel au sein du 1er gouvernement de l’après Ben Ali, Mr Chebbi, leader du Parti démocrate progressiste ( PDP), est passé du statut d’une figure de proue de l’Opposition à une cible privilégiée de critiques […]