À la tête du ministère de la Justice depuis 2021, Leila Jaffel minimise les crises carcérales, préfère éluder les droits humains, en oscillant entre complotisme et arrogance.
À la tête du ministère de la Justice depuis 2021, Leila Jaffel minimise les crises carcérales, préfère éluder les droits humains, en oscillant entre complotisme et arrogance.
Cet homme qui rêvait d’une cour constitutionnelle, est aujourd’hui privé de ses droits les plus fondamentaux. Il est puni pour avoir dénoncé l’arbitraire (y compris face au président), et pour avoir démontré l’inanité des procès intentés à l’encontre de ses futurs codétenus.
Victime d’un interminable acharnement judiciaire, cette jeune journaliste a aujourd’hui la vie brisée. Pourtant, son cas ne semble guère intéresser les cercles politico-humanitaires, d’habitude prompts à s’indigner. Alors que les figures de proue du mouvement « Azimoun » se sont éclipsées, de peur sans doute de subir le même sort.
After the success of the protest held on August 21, the UGTT had its first win. The union organization has regained its place in the public space, as its power struggle with the government reaches a critical stage.
Paris espère garder la Tunisie dans sa zone d’influence d’autant que ce soft power a fortement diminué chez ses anciennes colonies au Maghreb et au Sahel. La coopération avec Saied semble être satisfaisante aux yeux de l’exécutif français, dont la bienveillance s’explique aussi par les efforts menés pas Tunis pour empêcher les départs de migrants vers l’Europe.
Personnalité controversée de la scène politique tunisienne, Abir Moussi croupit derrière les barreaux depuis plus de deux ans. Ses procès s’enchaînent, ses peines s’accumulent. Derrière la façade judiciaire, une même question persiste : la justice tunisienne juge-t-elle des faits ou des personnalités ?
Since July 25, 2021, Kais Saied has waged a systematic attack on intermediary structures. By removing counter powers and stifling critics, the Tunisian president has formed a government without mediation, opposition or debate.
Pour son avocat, la condamnation de cet homme politique modéré s’inscrit dans le cadre d’une cabale politique ourdie contre l’opposition. Ce qui explique les innombrables irrégularités qui entachent la procédure.
The families of Tunisians who have disappeared in Italy no longer rely on the government to shed light on the fate of their children. Their stories reveal the solitary struggle carried on by the relatives of undocumented Tunisian migrants in the face of a government which, through its silence, is either failing in its duties or complicit in the ongoing tragedy.
L’affaire Abdelkader Dhibi remet en lumière une immigration tunisienne en pleine explosion, dépassant désormais les flux marocains et algériens. Entre pressions migratoires et tensions politiques, cette affaire relance un débat plus large sur l’intégration et la place des Tunisiens en France.
Les familles des migrants tunisiens disparus en Italie ne comptent plus sur l’Etat –défaillant ou complice, par ses silences- pour faire la lumière sur le sort de leurs enfants. Des témoignages édifiants dépeignent le combat solitaire de ces Tunisiens meurtris.
Après le succès de la manifestation du 21 août, la centrale syndicale gagne son premier pari : celui de reconquérir sa place dans l’espace public. Le bras de fer avec le pouvoir franchit, ainsi, une étape cruciale.