Le nouveau ministre de l’Intérieur Lotfi Ben Jeddou a procédé cette semaine à des changements dans son ministère.
Le nouveau ministre de l’Intérieur Lotfi Ben Jeddou a procédé cette semaine à des changements dans son ministère.
Après la division du bloc Wafa, venu le temps de la dissolution du bloc “Liberté et Dignité”. En effet, le 11 avril 2013, la vice-présidente de l’Assemblée Nationale Constituante Meherzia Laabidi a annoncé la dissolution officielle du bloc parlementaire Liberté et Dignité (Horriya waKarama)[1]. Passant de 15 membres depuis sa création à 8 seulement, le bloc a fini par se dissoudre.
Alors qu’une campagne de boycott a été lancé contre son nouveau livre « L’invention d’une démocratie, les leçons de l’expérience tunisienne» par des éditeurs tunisiens*, Marzouki rencontre pour l’occasion des journalistes du Parisien et de France Culture pour deux entretiens, le 2 et 8 avril, où il livre son expérience de président provisoire ; sans cravate mais néanmoins dans le décorum de l’ancien bureau de Ben Ali, transformé en salon présidentiel.
La semaine politique du 1er au 7 avril 2013 est l’une de ces semaines en apparence plutôt calmes, mais qui recèlent une intense activité dans les arcanes aussi bien du pouvoir que de l’opposition. Chronique dédiée à la mémoire de mon ami Faouzi Ben Mrad
La députée Lobna Jribi : “La décision de geler les activités des “Ligues de protection de la révolution” n’a pas été exécutée sachant qu’il faut une durée d’un mois légalement entre le gel et la dissolution de l’organisme et le mois a été dépassé.”
La motion de censure à l’encontre de la ministre des Affaires de la Femme, de la Famille, de l’Enfance et des Personnes Agées Sihem Badi a recueilli jusqu’à maintenant 78 signatures. Bien que le quorum de 73 signatures ait été atteint [1] pour déposer la motion de censure au bureau de l’Assemblée Constituante, le nombre de députés voulant l’éviction de Mme Badi du gouvernement ne cesse d’augmenter.
A peine deux ans après le départ de Ben Ali, la Tunisie est passée du culte de la Première dame, instauré par Leila Trabelsi et ses zélés thuriféraires, au culte du secret le plus absolu autour de l’état civil du président. En effet, l’état civil de Moncef Marzouki, semble être le secret le plus gardé de la République. Un secret qui alimente les rumeurs les plus folles allant jusqu’à inventer au Président des présumées aspirantes.
La division au sein de la commission chargée d’enquêter sur les heurts survenus le 4 décembre 2012 devant le siège de l’UGTT conduirait à la publication non pas d’un rapport commun mais deux versions : La première serait celle du gouvernement et la deuxième de l’UGTT.
C’était prévisible étant donnée l’ampleur de l’évènement : la vie politique tunisienne fut éclipsée par la tenue du premier Forum Social Mondial en territoire arabe, comme suspendue aux modalités de son déroulement. Si le FSM se veut théoriquement apolitique, tout ou presque y est politique, et l’édition 2013 n’a pas échappé à ce paradoxe.
Deux démissions et des changements au niveau du cabinet du ministère de la Justice ont eu lieu depuis le départ de l’ex-ministre de la Justice Noureddine Bhiri.
Le projet de loi de l’Instance provisoire indépendante de l’ordre judiciaire contient des articles non conformes avec les normes internationales pour une justice indépendante. En signe de contestation, les magistrats entament une grève générale demain 28 mars 2013.
Lorsque Gainsbourg chantait en France « Aux armes, et cætera », la Marseillaise version reggae irrita alors passablement l’aile […]
Abdel Kader Labaoui, président de l’UTSPNA, a déclaré hier lors d’une conférence de presse qu’il y a une volonté réelle de domination sur la structure administrative en Tunisie dont les conséquences seront d’une grande nuisance sur le rendement de l’administration.
Dans la Troïka Bis, deux hommes de poids ont été “sacrifiés” et quelques concessions dans le dit “contrat politique” ont été approuvées par le parti islamiste. Du triumvirat au pouvoir, seul Mostapaha Ben Jaafer, SG d’Ettakatol et président de l’Assemblée Constituante, est resté dans la coalition au pouvoir.
La scène politique tunisienne continue à se décanter lentement mais sûrement. Pour les principaux grands partis politiques du pays, se structurer passe aussi par prendre position les uns par rapport aux autres. C’est chose faite cette semaine pour le Front Populaire, alors que Chokri Belaïd, 40 jours après sa mort, continue d’être une figure qui cristallise autant la colère que l’espoir de la (vraie) opposition.
Sans surprise, la nouvelle composition gouvernementale de M. Arayedh a été approuvée aujourd’hui par l’Assemblée constituante qui a accordé sa confiance au nouveau Premier ministre avec 139 voix pour, 13 abstentions et 45 défavorables.
Contrairement au discours de M. Ali Laarayadh sur programme de son gouvernement jugé “tiède” voire insatisfaisante, la Troïka a signé cette semaine un pacte politique où on retrouve les engagements du nouveau gouvernement.
Dans un article publié sur le site de la chaine de télévision Al Arabia aujourd’hui 12 mars on apprend que le ministre de l’Intèrieur algérien dément l’extradition et même la détention du suspect présumé de l’assassinat de Chokri Belaid, contrairement à ce qui est annoncé par le journal tunisien Echorouk.