Avec une petite histoire personnelle sous le coude, le roman « En pays assoiffé » d’Emna Belhaj Yahia (Éditions Déméter, Tunis 2021) pèse les tourments du présent, sitôt vécu, et les consigne comme blessure de la grande histoire. Lecture.
Avec une petite histoire personnelle sous le coude, le roman « En pays assoiffé » d’Emna Belhaj Yahia (Éditions Déméter, Tunis 2021) pèse les tourments du présent, sitôt vécu, et les consigne comme blessure de la grande histoire. Lecture.
Au-delà du réchauffé qu’il propose, « En Tunisie » de Jellel Gasteli (Éditions Lalla Hadria, 2021), nous en dit davantage sur son nomadisme chevillé au corps, et sur un pays natal où il est possible, pour le jeune photographe qu’il était, de se perdre et de se retrouver. Lecture.
Voici un livre poignant, de photographies qui ne le sont pas moins : avec « Les Enfants de la Lune » (Éditions Lalla Hadria, 2021), Zied Ben Romdhane nous fait délicatement percevoir ce que la maladie génétique XP empêche de voir. Lecture.
Avec l’annulation ou le report des festivals en Tunisie suite à la 4ème vague du Covid-19, la saison estivale a été terne pour les artistes et autres techniciens et prestataires concernés. Cette morosité met à nu la précarité de ceux qui vivent de la culture. Elle est aussi symptomatique de maux plus profonds.
“كواليس فيديو “ڨلوب فايضة – Making Of Gloub Faydha
La liberté qui rehausse les fictions nocturnes d’un 14 janvier, en fait une drôle de fresque polyphonique. C’est tout le sel de «Zendali» (Zaineb éditions, 2020), premier roman d’Amine Alghozzi, en lice pour le Prix de littérature de l’Union Européenne 2021.
Zeyneb est partie. Pardon ! Le corps de Zeyneb est parti. Pas sa trace, ou plutôt ses traces. Cette grande dame qui s’est battue sur divers fronts, toujours le verre levé et les rires aux éclats, nous a quitté ce soir. Une lionne est morte ce soir.
This project is a partof Innawaation : « Gloub Faydha », a rap song created within the Bab El Beat project, is a cry of revolt against the established political class and a call for resistance against police repression. The clip alternates between the fictional universe reflected in the song’s lyrics and Nawaat’s video coverage of protests. In form, these videos match the music’s accelerated tempo and hard core percussions. In substance, they illustrate the song’s theme and lyrics.
من خلال نجاحه الجماهيري، فرض مسلسل “الحرقة”، الذي تم بثه خلال شهر رمضان الجاري على القناة الوطنية، تغييراً في المنحى العام للانتاجات التلفزية الرمضانية التونسية. على مستوى المقاربة الروائية، قطع مخرجه لسعد الوسلاتي مع السرديات الاستهلاكية المرتكزة على الإثارة الجوفاء وثلاثية العنف والمخدرات والجنس، متوجهاً للغوص في البعد الإنساني لظاهرة الهجرة غير النظامية. على مستوى الإنتاج والبرمجة، أعاد مسلسل “الحرقة” القناة الوطنية إلى موقعها كوسيلة إعلام عمومي تقدم محتوًى ذي قدرة تنافسية عالية بعد هيمنة القنوات الخاصة في السنوات الفارطة. نواة حاورت المخرج لسعد الوسلاتي في محاولة لفهم خياراته الفنية ودوافعه الفكرية.
“أما و نحن في شبه موطن و بلد .فإنه تعترينا رعشة لا شرقية و لا غربية .تلفنا بغشاوة من الارتباك …يتوه عندنا العدّ في أي موسم فني نحن أو صدد .هل هي سنة الجمر أم سنة العمر أم سنة النهي و الأمر…” هكذا افتتح توفيق الجبالي، المؤلف والمخرج المسرحي، الموسم الفني الرابع والثلاثين لفضاء التياترو الذي أسسه في أكتوبر 1987. بالإضافة إلى رصيد إبداعي ثري، لتوفيق الجبالي أثر عميق في الثقافة والفنون في تونس يتجلى من خلال الأجيال التي كونها، الأعمال المسرحية التي أنتجها والأسلوب الذي تفرد به في الكتابة ومقاربته للتمثيل التي جعلت منه مرجعا. نواة حاورت توفيق الجبالي بعيدا عن الصخب التلفزي الرمضاني.
To celebrate its 17th anniversary, Nawaat has launched its own festival. Held from April 2-4 at its premises in the Belvédère district in Tunis, the event drew hundreds of visitors. Screenings of the documentaries “Non grata” and “Generation Manich Msamah”, debates as well as an exhibition of -Z-, and a mini-concert by Badiaa Bouhrizi were on the program.
Après s’être attelé à déconstruire le corps masculin en s’attaquant aux structures, Mejri donne maintenant l’impression d’un peintre qui se refuse au choix. Cynique, peut-être. Inflexible, à coup sûr. Et comme indifférent. Tenue à la station d’art B7L9 au quartier de Bhar Lazrag au nord de Tunis, son exposition « States of Exception » dont le vernissage a eu lieu le 25 mars prendra fin le 2 mai.
Pour célébrer son 17ème anniversaire, Nawaat a lancé son propre festival. Tenu du 2 au 4 avril dans ses locaux au quartier du Belvédère à Tunis, l’événement a attiré des centaines de visiteurs. Des projections des documentaires « Non grata » et « Génération Manich Msamah » et des débats ainsi qu’une exposition de -Z- et un mini-concert de Badiaa Bouhrizi ont été au programme.
Après la petite éthique, et la grande clinique, il est logique qu’Aymen Daboussi boucle sa trilogie avec une juste logique. Son épatante « Révulsion de l’Œil », fraîchement parue (Dar Al Jamal, 2021), nous en dit tout – ou presque. Lecture.
نظّمت نواة من 2 إلى 4 أفريل تظاهرة ثقافية احتفاء بالذكرى 17 لتأسيسها. كانت هذه التظاهرة مناسبة للحديث عن رسوم الكاريكاتير الساخرة وأشكال الصنصرة التي يتعرّض إليها هذا النّمط من خلال عرض رسوم -Z- الساخرة. إلى جانب التطرّق إلى مشروع الأحياء الشعبية الذي اشتغلت عليه نواة مدّة ستة أشهر، خاصة مع إضفاء تقنية الواقع الافتراضي. كما تمّ عرض وثائقي Non grata الذي يُسلّط الضّوء على معاناة مهاجري أفريقيا جنوب الصحراء في تونس، وعرض وثائقي”جيل مانيش مسامح. وتم اختتام مهرجان نواة بحفل موسيقي لأحدى رائدات الموسيقى البديلة التونسية، بديعة بوحريزي.
Tenue dans le cadre du Nawaat Festival (2 au 4 avril), cette exposition du caricaturiste _Z_ est le fruit d’une longue amitié entre le dessinateur et Nawaat qui militaient ensemble, depuis 2008, contre la dictature de Ben Ali. La présente série est un aperçu d’une collaboration plus récente qui date de 2018: Chaque semaine, Nawaat choisit, selon l’actualité, un personnage public que _Z_ accueille dans son cabinet de caricature psychiatrique. Présidents, ministres, hommes d’affaires, magnats des médias, tous y passent. Même les présidents étrangers se bousculent au portillon du cabinet de _Z_.
Sélectionné à la 11ème édition de l’Arab Film Days à Oslo, « Black Medusa », premier long-métrage de fiction d’Ismaël et Youssef Chebbi, a été projeté le 11 mars 2021. Retour sur décembre 2019, alors que nous faisions un saut sur le tournage.
Fruit d’une résidence de création de trois mois, « Cypher » de Ridha Tlili sismographie chutes et efforts de redressement d’une jeunesse aux ailes coupées, avec cinq jeunes b-boys de Sidi Bouzid. Le spectacle, dont l’avant-première a eu lieu le 9 février 2020 au Théâtre Al Hamra, marie projection documentaire et écriture chorégraphique. Reportage*.