Après le succès de la manifestation du 21 août, la centrale syndicale gagne son premier pari : celui de reconquérir sa place dans l’espace public. Le bras de fer avec le pouvoir franchit, ainsi, une étape cruciale.

Après le succès de la manifestation du 21 août, la centrale syndicale gagne son premier pari : celui de reconquérir sa place dans l’espace public. Le bras de fer avec le pouvoir franchit, ainsi, une étape cruciale.
La liberté de conscience est désormais une composante permanente de l’architecture constitutionnelle tunisienne. Toutefois, le contexte politique plus autoritaire et la faiblesse des contre-pouvoirs suscitent des interrogations quant à la portée réelle de cette garantie. Malgré la reconnaissance constitutionnelle, la liberté de conscience se heurte en Tunisie à plusieurs obstacles.
Tunisia’s recent trajectory has been marked by a serious regression in terms of civil liberties, particularly since 2023. The space for civil society has receded, with executive authorities wielding the law as a tool to target rights defenders, humanitarian organizations, and outspoken critics of the current government. This in-depth review presents the stories of seven individuals—Saadia Mosbah, Saloua Ghrissa, Imen Ouardani, Mustapha Djemali, Abdallah Saïd, Sherifa Riahi, and Sonia Dahmani—each of whom has faced arrest, prosecution, or extended detention for work previously regarded as necessary for Tunisia’s nascent democracy. By examining these cases in detail, we can understand the mechanisms at work against and consequences endured by those whose pursuits are humanitarian, anti-racist, or openly critical of the government in present-day Tunisia.
La Tunisie fait face à des obstacles profonds : népotisme persistant, manque d’accès équitable aux opportunités, contexte économique difficile… Autant de freins nourrissant le découragement. Pourtant, le travail existe, même s’il ne correspond pas toujours aux attentes légitimes d’un emploi stable et valorisant.
Faisant fi de toutes les études mettant en garde contre le danger mortel que constitue aujourd’hui les déchets du groupe chimique de Gabès, les autorités politiques ont franchi un nouveau cap.
Alors que les autorités annoncent une intensification des contrôles routiers pour lutter contre la conduite sous l’emprise de l’alcool, la mise en scène de ces mesures soulève de nombreuses interrogations. Derrière les discours sécuritaires, se profilent des failles juridiques, un flou sur les procédures, et une inquiétante tentation de surveillance généralisée.
Le cas de cette militante, docteure en biologie et ancienne adjointe au maire de Sousse est symptomatique de la dérive politico-judiciaire actuelle. Ses avocats expliquent que son dossier est vide. La voici tout de même maintenue en détention provisoire, sans réelle justification, depuis plus d’un an.
Âgé et malade, le fondateur du Conseil tunisien pour les réfugiés se voit privé de tous ses droits. Sa famille intensifie ses démarches pour obtenir sa libération provisoire. Mais les autorités continuent à faire la sourde oreille.
A veritable weapon of citizen resistance, graffiti in Tunisia flourished for a time before once again fading from the public space. Under the current regime, graffiti artists are hounded, demonized, imprisoned and, more than ever, devoted to their art.
Véritable arme de résistance citoyenne, le graffiti a connu une période faste, avant de sombrer, sous le régime actuel. Traqués, diabolisés, emprisonnés, les graffeurs sont plus que jamais attachés à leur art.
Des voix s’élèvent pour dénoncer une percée chiite, facilitée par le pouvoir en place en Tunisie. D’autres rappellent que le chiisme est enraciné dans l’histoire du pays. Entre soupçons de prosélytisme iranien, héritage fatimide, et attachement culturel à Ahl al-Bayt, se profile une réalité complexe.
Saadia Mosbah, la fondatrice de l’association antiraciste «Mnemty» croupit depuis plus d’un an en prison. Tandis que le pouvoir, se nourrissant de la rhétorique de diabolisation et de délire conspirationniste, continue de clouer au pilori les défenseurs des droits humains.