Les droits humains étaient à la source de l’appel du peuple tunisien à la dignité, la liberté et la justice sociale. Ces mêmes droits doivent être au cœur de la réforme législative et institutionnelle.
Les droits humains étaient à la source de l’appel du peuple tunisien à la dignité, la liberté et la justice sociale. Ces mêmes droits doivent être au cœur de la réforme législative et institutionnelle.
La révolution tunisienne a été souvent dépeinte comme une sorte de « pure » événement, une occurrence « unique » où un « peuple tunisien » quasi mythique et homogène a réussi à se débarrasser de son «dictateur». Par un acte quasi-magique, il aurait suffi que le peuple hurle « dégage » le 14 janvier 2011 pour que le dictateur prenne effectivement la fuite.
D’après le journal nicematin, des Tunisiens ont fait passer 1.800 lingots d’or (72 millions d’euros) illégalement de la Tunisie, par la France en transit, vers Istanbul et/ou Dubai et ce depuis la chute de Ben Ali jusqu’en avril 2012.
L’emploi est incontestablement la principale revendication des jeunes de la révolution. Il devrait constituer la première priorité du gouvernement provisoire issu d’élections démocratiques. Ce qui ne semble pas être le cas. Lors de multiples déclarations publiques, les différents ministres du gouvernement Jebali – et particulièrement Abdelwaheb Maater, Mohamed Ben Salem et Slim Besbès – nous ont submergé de données contradictoires et parfois farfelues concernant l’emploi.
“Le Secrétaire général du Congrès pour la République vient de confirmer sa démission du parti” selon Ilyes Hendaoui, ex-membre de la structuration des jeunes du CPR qui a lui-même démissionné hier.
On le savait déjà, notre classe politique affectionne les reports et les atermoiements. Sauf qu’au lendemain d’un assassinat politique de la pire espèce, chaque report d’une remise à plat gouvernementale est perçu comme un report de trop, à juste titre
Chaque semaine, nous essayerons, dans cette chronique, de résumer l’actualité économique nationale, afin d’avoir une vue d’ensemble et ne pas se noyer dans la masse gigantesque d’informations disponibles et de pouvoir, assurer ainsi, le suivi des projets annoncés.
Nous avons appris aujourd’hui qu’un homme a été envoyé au village de Redayef (ville de Gafsa) dans une mission de préparation d’assassinat de l’éminent syndicaliste Adnen Hajji, bien connu depuis les évènements du bassin minier en 2008. D’après le syndicaliste, le présumé assassin est actuellement détenu à Metlaoui.
Le gouvernement en place a commandé une étude sur une éventuelle réforme de l’enseignement supérieur. En tant qu’acteur dans ce secteur, nous pensons qu’il est de notre devoir d’avancer notre vision et le rôle prépondérant qu’il est censé jouer dans notre société. Nous énumérons en premier lieu les problèmes qui l’ont miné durant toutes ces années de dictatures. Nous expliquons que l’enseignement supérieur était utilisé comme étant un instrument de propagande politique.
“Légitimité”, ce mot a été répété des dizaines de fois par les députés à l’Assemblée Constituante depuis l’assassinat Chokri Belaïd. “Défendre la Révolution tunisienne” en mettant à l’écart, politiquement, les anciens responsables du parti dissous RCD, est la mission de la Troïka. Devenu un parti légal depuis mars 2011, Ennahdha est-elle vraiment révolutionnaire ?
En fin d’après-midi le 6 septembre 2012 une embarcation qui transportait près de cent cinquante de personnes en partance de la région de Sfax et en direction de Lampedusa, faisait naufrage près du l’ilôt de Lampione. Cinquante six personnes avaient la vie sauve, mais prés de quatre-vingts autres étaient portées disparues.
Habib Khedhr, rapporteur général de la Constitution, député du bloc parlementaire d’Ennahdha a déclaré aujourd’hui, 14 février, en séance plénière: “Aucun ministre, ni Secrétaire d’Etat n’entamera son travail sans passer par l’Assemblée Constituante.”
Le mot démocratie (la dêmos Kràtos de l’époque antique) est l’un des termes les plus usités du vocabulaire politique. Cette notion forte, par sa dimension transculturelle a donné matière à de très nombreux écrits et réflexions.
Avec la chute du régime Ben Ali, il y a eu le déclenchement d’un processus de transition démocratique porteur de promesses d’élections libres, du respect des libertés individuelles et l’introduction, par ailleurs, de la notion de justice transitionnelle.
Crisis Group publie aujourd’hui un rapport intitulé : Tunisie : violences et défi salafiste. Michaël Ayari, analsyte au sein de l’ONG qui œuvre pour la prévention et la résolution des conflits armés explique : « Nous avons commencé à travailler en juin 2012. Nous nous sommes intéressés à la transformation de l’islamisme politique. La question salafiste était sur le devant de la scène avec une utilisation de termes non objectifs. »
La Tunisie est aux portes de l’Europe, son sort ne saurait échapper à sa vigilance ainsi que c’est le cas pour le gendarme du monde. Si ce dernier s’active sur notre sol, ayant dès le début compris la nécessité d’être du côté du peuple dans son Coup historique, l’Europe continue à y faire une politique de gribouille.
« Je ne crois pas que l’initiative du Chef du gouvernement a un avenir » assure le chef du parti islamiste Rached Ghannouchi. Idem, le ministre de l’agriculture Mohamed Ben Salem (du parti Ennahdha), a affirmé hier sur le plateau de la chaîne nationale 1 que le projet du Chef du gouvernement subit le refus de la majorité au sein d’Ennahdha, notamment au niveau du Conseil de la Choura.
Avec le crime odieux qui a ravi la vie à Chokri Belaïd, c’est à la démocratie qu’on a attenté et à la souveraineté populaire que l’on s’est pris, cherchant à museler le peuple, spolier sa liberté acquise de haute lutte.