Il est des corps que l’on surveille avant même qu’ils aient appris à se connaître. Des corps que l’on couvre, que l’on juge, que l’on protège jusqu’à les enfermer. Avec “L’amande”, publié sous le pseudonyme de Nedjma, une femme ose déplacer le silence: raconter le désir féminin, c’est déjà contester ceux qui prétendent en fixer les limites. Mais derrière le roman érotique se dessine une question plus vaste, plus intime et profondément politique : à qui appartient le corps d’une femme lorsqu’une société entière croit avoir son mot à dire ?

