Les députés de la commission semblent tacitement avoir trouvé une nouvelle formule magique pour la constitution de 2013 qui matérialise les tensions internes. L’islam est la religion de l’Etat civil tunisien.
Les députés de la commission semblent tacitement avoir trouvé une nouvelle formule magique pour la constitution de 2013 qui matérialise les tensions internes. L’islam est la religion de l’Etat civil tunisien.
Les temps sont durs pour le gouvernement : émeutes à Siliana en décembre, à Ben Guerdane, au Kef et à Aguereb en janvier, auxquelles il faut ajouter la colère des cheminots, des enseignants, des magistrats et d’un nombre croissant de corps de métier. Entre répression aveugle et surdité, les autorités peinent à répondre à la multiplication des mouvements sociaux.
1429 accusés, dont 90 sont détenus, 61 en fuite et 1278 en état de liberté, seront scrutés par le nouveau pôle judiciaire mis en place par le ministère de la Justice. Garantira-t-il des procès équitables envers les hommes d’affaire et responsables du secteur public suspectés qui seront accusés de corruption ?
Le reportage de l’émission Envoyé Spécial Tunisie : sous la menace salafiste ? diffusé le 17 janvier dernier n’en finit pas de faire parler de lui. Qu’il divise les spectateurs est une chose normale. Qu’il est suscité des réactions de la part des gens y témoignant, comme des personnes ayant travaillé à sa conception l’est moins.
On amadoue certains dirigeants de l’opposition par des postes ministériels alléchants. Mais changer les employés en gardant le même patron, les mêmes machines et le même plan de travail ne servira à rien. Les démocrates doivent bouger, pas dans la rue mais par l’action.
Que serait au vrai cette génération T, me demandera-t-on? C’est une génération qui évolue bien mieux que quiconque dans le sens de l’histoire, étant la génération du temps T de notre époque postmoderne.
Cette chronique est la première d’une longue série on l’espère, où vous allez pouvoir partager le quotidien d’un interne en […]
Chaque semaine, nous essayerons, dans cette chronique, de résumer l’actualité économique nationale, afin d’avoir une vue d’ensemble et ne pas se noyer dans la masse gigantesque d’informations disponibles et de pouvoir, assurer ainsi, le suivi des projets annoncés.
Depuis plus de 10 jours, la colère gronde au Kef. Le 8 janvier déjà, de jeunes diplômés chômeurs avaient bloqué des routes de la région et l’entrée de la ville en signe de protestation. Au cours d’une réunion, tenue jeudi 10 janvier, la commission administrative de l’Union régionale du Travail du Kef (URT) décide d’organiser une grève régionale le 16 janvier 2013.
Depuis la mi-décembre, le point de passage de Ras Jedir entre la Tunisie et la Libye cristallise les tensions entre les autorités et la population de la région, très dépendante du commerce parallèle transfrontalier. Le 13 décembre, la route entre Ben Guerdane et le poste frontalier avait été bloquée pendant plusieurs heures par des manifestants protestant contre l’interdiction d’importation de marchandises libyennes imposée par Tripoli.
Pour qui vit, travaille ou voyage souvent dans des pays comme l’Egypte ou la Tunisie, c’est toujours étonnant s’apercevoir de l’énorme écart existant entre la réalité vécue et la représentation de la réalité de ces pays dans les média occidentaux, et cela indépendamment de leurs différentes orientations politiques.
Le principe d’un système démocratique est simple : l’autorité des pouvoirs publics est fondée sur la volonté du peuple, une volonté qu’il exprime à travers des élections libres, régulières, transparentes. Pour cela il est nécessaire que différentes institutions soient mises en place dans le pays.
Dans ce troisième chapitre de l’entretien avec G. Naccache, on s’attaque aux piliers du système Ben Ali. Selon l’ex militant de perspective, si “le RCD aurait défendu le régime, la révolution aurait été provisoirement battue, avec ou sans Facebook.”
Le parti Ettakatol vient d’entamer depuis 18h30 une réunion d’urgence de son bureau politique. Il a menacé ce matin, par le biais de son porte parole Mohamed Bennour, de se retirer de la coalition au pouvoir. Selon Samy Razgallah, membre du BP, certaines conditions doivent être prises en compte par leur partenaire Ennahdha, sinon, son parti se retirera de la Troïka.
C’est une impression d’apathie qui ressort en parcourant la presse internationale ce 14 janvier à la recherche d’articles sur le deuxième anniversaire de la chute de Ben Ali. La majorité relate simplement les marches organisées à Tunis à cette occasion. Les quelques articles d’analyse donnent dans l’ensemble l’image d’une Tunisie engluée dans une transition qui ne tient pas ses promesses.
Le budget de l’état a été estimé à 26 692 MD, soit une légère augmentation de 5,6%, qui démontre que le gouvernement commence à s’inquiéter pour le déficit public qui a augmenté de 2 400 MD (10% du PIB) en seulement 3 ans ce qui est insoutenable sur le long terme.
La loi qui met en place la nouvelle ISIE fait controverse. Elle semble écarter le Président pour mettre en avant le directeur exécutif, selon Kamel Jendoubi et instaurer un Conseil fait de membres sous influence, pour Rafik Halouani de Mourakiboun ; des points de vue que Hanène Sassi, députée et rapporteur de la Commission générale de la législation, en charge de la loi sur l’ISIE, ne partage pas.
C’est avec un profond sentiment de désarroi et un certain malaise que je vous vois fêter le deuxième anniversaire de notre révolution, malencontreusement trahie. Nos réalisations depuis deux ans, si réalisations existent, méritent-elles vraiment d’être célébrées? Avons-nous réussi le processus post-révolutionnaire? Les objectifs de la révolution sont-ils dignement atteints? Malheureusement, NON.