Figures de la précarité urbaine au féminin: L’expérience de l’association Beity

A l’occasion du huitième anniversaire de l’association Beity, nous publions ce texte dont nous a fait part sa présidente Sana Ben Achour. Cette contribution interroge le lien entre les configurations de l’espace et les rapports sociaux de sexe dans la fabrique des laissé-e-s pour compte. L’espace urbain et l’habitat ne sont-ils qu’une simple scène sur laquelle se jouent les violences, les marginalités et les exclusions ou participent-ils de la déstructuration-restructuration des individus et des rapports sociaux ?

Covid-19 – Interview avec Yosra Frawes: Femmes, violences et confinement

Selon la ministre de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées Asma Shiri Laabidi, les agressions contre les femmes ont été multipliées par cinq par rapport à mars 2019. Depuis le début du confinement, plusieurs associations ont tiré la sonnette d’alarme contre la montée de ce phénomène. Ayant des centres d’écoute dans plusieurs régions, l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) met en garde contre la recrudescence de la violence physique mais également symbolique à l’égard des femmes. Yosra Frawes, la présidente de l’ATFD, nous en parle.

Education sexuelle en Tunisie : le ministère sur un terrain glissant

Réclamée par de nombreuses associations et spécialistes, l’éducation sexuelle fera son entrée dans les programmes scolaires dès l’école primaire, avait récemment annoncé le ministère de l’Education. Le projet du ministère de l’Education a suscité de vives polémiques, sans même que son contenu ne soit révélé. L’éducation sexuelle sera-t-elle une matière à part entière ? Qui l’enseignera ? Le corps enseignant est-il formé pour ?

A Hay Hlel, le vaste chantier de l’association Moussenda

Avec sa mauvaise réputation, le quartier Hay Hlel suscite des peurs « exagérées », selon Dorsaf Yakoubi, la présidente de Moussenda. Œuvrant dans l’action sociale, elle connait bien la cité. Dans ce qu’elle appelle « une zone considérée comme hors du territoire tunisien », les besoins des habitants sont multiples. Son association milite contre l’abandon scolaire et pour une meilleure inclusion sociale des jeunes du quartier.

Kais Saied : contre « le système », pour le patriarcat !

Certains le décrivent comme « islamiste », « salafiste », « ultraconservateur », le soupçonne d’affinités avec le parti salafiste Hizb Ettahrir ou le désignent comme « conservateur, comme le sont beaucoup de Tunisiens, jeunes et moins jeunes ». Malgré lui, Kais Saied attise le clivage progressistes/modernistes dans le pays. Lui, qui voyait dans cette dualité identitaire « un faux débat », est appelé à clarifier ses positions concernant les droits et les libertés individuelles.

Présidentielles : Les électeurs face au dilemme de se positionner

La plupart des médias nationaux et internationaux s’accordent à dire que l’optimisme n’est vraiment pas de mise en Tunisie à la veille des élections présidentielles anticipées, dont le 1er tour est prévu pour le 15 septembre 2019. Beaucoup d’éléments laissent à penser, que les résultats pourraient nous réserver de très grandes surprises dont les conséquences seraient plus qu’inquiétantes pour l’avenir du pays.

Présidentielles : L’égalité à l’héritage, ligne de clivage symptomatique

Enterré dans le carcan des dossiers d’initiatives législatives à l’Assemblée des représentants du peuple, le projet de loi sur l’égalité à l’héritage demeure néanmoins une question brûlante qui se pose fortement dans cette campagne électorale pour les Présidentielles. L’appui de l’égalité entre les sexes en matière d’héritage sert-il de curseur idéologique pour démêler les conservateurs des progressistes parmi les candidats aux élections ?

Mahdia : Mobilisation citoyenne à Rejiche contre la pollution marine par l’ONAS

La plage était rouille, l’eau était noire, l’odeur était très forte. Pourtant, ils continuaient à dire que tout va bien. « Allez-y, prouvez-le », a répondu le directeur régional de l’ONAS quand les habitants de Réjiche (Mahdia) ont dénoncé la pollution marine provoquée par la station d’épuration des eaux usées de la commune depuis près de 20 ans. Ce mois de juin 2019, la confrontation entre citoyens soutenus par la municipalité et l’Office National de l’Assainissement a atteint son paroxysme. Il aura fallu une catastrophe écologique et des violences policières inédites pour que les citoyens de Réjiche obtiennent enfin des accords. Retour sur une mobilisation qui ne perd pas son souffle.