Premières victimes de la pollution atmosphérique causée par le groupe chimique de Gabès, les femmes sont aujourd’hui à l’avant-garde d’un mouvement social inédit. Elles se battent pour l’avenir de leurs enfants et des générations futures. Reportage.
Premières victimes de la pollution atmosphérique causée par le groupe chimique de Gabès, les femmes sont aujourd’hui à l’avant-garde d’un mouvement social inédit. Elles se battent pour l’avenir de leurs enfants et des générations futures. Reportage.
Ton absence aujourd’hui est organisée. Une absence voulue par un pouvoir qui gouverne par l’intimidation, la confusion et la désignation d’ennemis intérieurs. Un pouvoir qui harcèle, emprisonne et pousse à l’exil, non seulement pour punir, mais aussi pour dissuader toute velléité d’opposition.
Conçue au départ pour venir en aide aux groupes les plus vulnérables, dont les femmes, la loi sur l’économie dite solidaire et sociale a, au contraire, aggravé leur cas. Explication.
En Tunisie, des femmes migrantes accouchent dans des conditions précaires, exposant leurs nouveau-nés aux maladies et à la malnutrition. Accusées de contribuer à un prétendu « changement démographique » du pays, elles se heurtent aux obstacles administratifs, au racisme et à la pauvreté. Leur survie dépend largement de la charité et de l’aide limitée des organisations internationales.
Longtemps reléguées au silence, les menstruations révèlent pourtant l’un des angles morts les plus tenaces de nos sociétés : la manière dont nous traitons, éduquons et écoutons le corps féminin.
Avec « La Malédiction I », Wissal Labidi livre une performance théâtrale frontale et bouleversante sur les violences faites aux femmes. Présentée lors de la 5e édition du festival de Nawaat, placée sous le signe “L’art est résistance, la liberté triomphe !”, cette création s’inscrit dans une démarche artistique engagée, à la fois politique et intime.
Hamida a 63 ans. Pendant des années, elle a subi sans oser nommer ce qui lui arrivait : un viol commis par son propre mari. Son histoire, loin d’être isolée, révèle l’immense tabou qui entoure la violence sexuelle conjugale en Tunisie, où la culture, la religion et le droit perpétuent le silence et la souffrance des femmes.
Le projet de loi devant permettre aux notaires de prononcer les divorces par consentement mutuel a suscité une levée de boucliers. Associations féministes, juristes et institutions dénoncent une menace sur les acquis des femmes tunisiennes, et un recul historique en matière de justice familiale.
Accablées par les incendies et abandonnées par l’Etat, elles n’ont jamais voulu se laisser abattre pour autant. Au contraire, elles prennent part, avec joie et dévouement, à toute action visant à redonner vie aux forêts : leur monde.
L’affaire de l’usine Ritun met en lumière les problématiques liées à la Loi n° 72, promulguée dans le cadre de libéralisation à outrance. Or ces politiques d’ouverture économique ont instauré et favorisé la violation des droits des travailleur.se.s. Il s’agit donc d’un cas d’école, qui fait voler en éclat le discours officiel, prétendant lutter contre l’emploi précaire.
La figure paternelle est-elle en train d’être redéfinie par une génération de jeunes pères de plus en plus impliqués dans l’éducation des enfants ? Pas si sûr. Si la notion de « chef de famille » est en pleine mutation, l’égalité entre les parents est loin (très, loin) d’être atteinte.
Elles sont issues de tous bords : militantes associatives, journalistes, femmes politiques. Elles subissent les foudres d’un régime qui tend à brider les voix discordantes. Comme les hommes, elles font les frais de leur activisme.
Des insinuations sexuelles, des attouchements furtifs, des propos inappropriés, c’est le lot de certaines étudiantes sur les bancs des universités tunisiennes. Le harcèlement sexuel à l’université est un phénomène banalisé, mais qui demeure “quasiment tabou”.
Les pratiques sexuelles controversées de certains hommes du milieu du cinéma et de la télévision sont notoires. Certains d’entre eux ne s’en cachent même pas. « On voyait des réalisateurs d’un certain âge sortir avec des filles très jeunes. Ce genre de choses étaient banalisées chez nous », confie une actrice tunisienne.
Sept ans après l’adoption de la loi organique sur l’élimination des violences à l’égard des femmes, la réalité n’a pas vraiment évolué. De trop nombreuses femmes sont victimes d’agressions verbales et physiques, de harcèlement sexuel, de violences économique et politique. Les associations tirent la sonnette d’alarme sur la dégradation de la situation.
Les chiffres sur les violences contre les femmes explosent. Dans les faits, en moyenne une femme est assassinée chaque mois par son époux. Les migrantes sont également exposées à toutes sortes de violences (sexuelles, économiques…) en Tunisie.
Les chiffres sur les violences contre les femmes explosent. Dans les faits, en moyenne une femme est assassinée chaque mois par son époux. Les migrantes sont également exposées à toutes sortes de violences (sexuelles, économiques…) en Tunisie. Quelles sont les conséquences de ces violences ? Quelles sont les formes de résistance visant à endiguer la propagation de la haine ? Cette résistance parviendra-t-elle à établir une société plus égalitaire et libre pour les femmes ?
La femme doit être mince sinon elle n’a pas sa place dans le monde artistique, balance Mariem Dabbegh en s’adressant à la chanteuse Amira Belhaj. Cette stigmatisation envers les femmes qui ne répondent pas à ce standard pondéral semble particulièrement plaire à Attassia TV. Au point de republier l’extrait de cet échange datant de 2018. Et tant pis pour les conséquences.