L’année écoulée en Tunisie aura été rude pour les femmes : elle aura commencé avec une Souad Abderahim, députée du parti Ennahdha qui crachait sur les mères célibataires et elle aura fini avec deux policiers accusés du viol d’une jeune fille.
L’année écoulée en Tunisie aura été rude pour les femmes : elle aura commencé avec une Souad Abderahim, députée du parti Ennahdha qui crachait sur les mères célibataires et elle aura fini avec deux policiers accusés du viol d’une jeune fille.
Le dernier rapport d’Amnesty International est lui aussi démoralisant. « Un pas en avant, deux pas en arrière ? » Le titre interrogateur est facilement transposable à l’affirmative : utilisation excessive de la force, torture et mauvais traitement, peine de mort maintenue ou encore liberté de la presse malmenée…
Kairouan, une des villes les plus conservatrices du pays, une ville dont on entend peu parler. Pourtant même ici les jeunes prennent les choses en main et s’organisent en association. Les membres de l’association Kairouannais pour la culture de la citoyenneté travaillent sur plusieurs fronts pour que chacun se sente citoyen.
Un portail électronique tunisien connu pour ses intox, a publié aujourd’hui un article rapportant de fausses informations concernant le viol de la jeune fille par deux policiers, le 3 septembre dernier.
Quand un citoyen lambda voit que celui qui est censé le protéger peut être lui-même source d’insécurité, on ne peut que constater une fois de plus le manque de confiance vis-à-vis du système sécuritaire.
Sont-elles plus nombreuses que par le passé ou sont-elles simplement devenues visibles ? Difficile de se prononcer, personne ne s’était intéressé aux femmes errantes et sans abris en Tunisie jusqu’à présent. L’association “Beity” vient de le faire. Elle lutte contre la vulnérabilité économique et sociale des femmes et s’est intéressée à elles afin d’essayer de proposer une solution d’urgence à leur errance
لا يسعك أن تهرب، في المترو و الملعب و حتّى في المدرسة. إن كنت تونسيّا فلن يكون لك ملاذ من العبارات النّابيّة ذات الطّابع الجنسيّ. يبدو أنّ إستعمال الألفاظ المستوحات من المعجم الجنسيّ بشقّيه الفصيح و الدّارج أصبح من ثوابت اللّغة اليّوميّة للتّونسيّين، و ذلك سواءا إستعمالا أو إستماعا في أقلّ الأحوال.
La civilisation est une notion féminine, presque exclusivement. Les anthropologues et les psychanalystes ne me contrediront pas sur ce point, j’espère. Mais avant d’avancer sur cette piste méfions nous de nous placer sur le champ du sexisme. Il y a probablement autant de féminin chez l’homme que de masculin chez la femme.
Il y a quelques jours, des milliers de femmes et d’hommes tunisiens sont sortis dans les rues, à Tunis et ailleurs, pour célébrer le 56ème anniversaire du Code du Statut Personnel et protester contre l’article 28 de la future Constitution qui définit la femme comme le complément de l’homme.
Pour défendre, au choix, le CSP (Code du Statut Personnel), l’égalité, la liberté, le droit d’utiliser la télécommande dans le canapé, on entend un peu tout et n’importe quoi.
Voici, avec le 13 août, une nouvelle occasion perdue pour le gouvernement, celle de célébrer dignement la fête de la femme et le 55e anniversaire du texte fondateur de la modernité en Tunisie qu’est le Code du Statut Personnel !
A quoi serviraient les articles de la Constitution si la Justice reste sous le joug du pouvoir exécutif ? Les droits et libertés seraient-ils garantis ?
كلام شارع فقرة تسعى الى تشريك المواطن بكل تلقائية عبر ترك مجال له كي يعبر عن ارائه و تفاعلاته مع القضايا المطروحة على الساحة الوطنية في مختلف الميادين. رصدنا لكم هذه المرّة تفاعل المواطن التونسي مع مسالة المساواة التامة بين الرجل و المراة.
Le 1 août dernier a eu lieu, au sein de la commission des droits et libertés de l’ANC, un vote sur des la protection des droits de la femme. Une protection édictée en des termes ambigues puisque la femme y est décrite comme « la partenaire de l’homme ».
بعد أن تم مؤخرا الاتفاق مبدئيا على 20 فصل، تظل بعض الخلافات في لجنة الحقوق و الحريات في المجلس التأسيسي، كان آخرها تصنيف المرأة كشريك للرجل لا كائنا مستقلا.
La sexualité, un sujet tabou en Tunisie. La psychanalyste Nédra Ben Smaïl, auteure de “Vierges ? La nouvelle sexualité des Tunisiennes” et le docteur Hafedh Ben Miled, du Croissant Rouge Tunisien ont tout de même accepté d’aborder le sujet. Une manière de lutter contre les idées reçues.
C’est une question de corps, encore une fois, d’identité et de possession. De manière générale quand on traite la question des violences faites aux femmes on s’intéresse à une tranche d’âge comprise entre 18 et 45 ans. La femme en couple, en gros, ou en tout cas la femme en âge de procréer.
Le 23 octobre 2011 les Tunisiens ont élu 217 députés chargés de rédiger une nouvelle Constitution. Parmi ces députés, 59 sont des femmes arrivées à ces postes suite à un engagement militant ou au gré de tractations politiques. En effet la loi concernant l’organisation de l’élection a instauré un début de parité