Ben Ali a-t-il parlé ? La TAP prise au piège de la propagande

Mercredi 23 novembre 2016, la très officielle Tunis Afrique Presse (TAP) publie une étrange dépêche. Le scan d’un document portant l’entête et la signature de l’avocat controversé Mounir Ben Salha. Le texte est censé présenter la réaction du dictateur déchu, Zine el Abidine Ben Ali, aux premières auditions publiques de l’Instance vérité et dignité (IVD). Le texte, qui a fait le tour des médias nationaux et de certains médias internationaux, tente désespérément de discréditer les témoignages des victimes de la dictature. Son authentification pose problème.

Alerte : Les médias sombrent, à nouveau, dans la connivence volontaire !

Quel rôle les médias ont-ils joué dans l’orientation du débat public et la construction des opinions, dans ce contexte électoral extrêmement polarisé ? Un très mauvais rôle, si l’en croit le 3ème rapport de la HAICA sur le pluralisme politique, qui pointe la partialité de la couverture audiovisuelle de la présidentielle. Plus encore, la presse a pris un dangereux tournant en s’enlisant, de plus en plus, dans les sables mouvants de la propagande et de la connivence volontaire. Mais ces récidives ne semblent inquiéter ni les politiques, ni les journalistes.

Tunisie : Climat social explosif dans les entreprises publiques de presse

Le climat social dans les entreprises publiques de presse en Tunisie est très tendu. Un peu partout, sous couvert de rigueur et d’austérité, d’allègement des charges budgétaires et de rationalisation des dépenses, des « plans sociaux » non déclarés (En Tunisie, on ne copie à la France que ce qui est bon) sont en train d’être mis discrètement en œuvre avec leur lot de régressions sociales

Quand l’UE stigmatise la Tunisie, la TAP et la Presse de Tunisie se félicitent…

Dans un document de la Commission des Communautés Européennes relatif à la « mise en œuvre de la politique européenne de voisinage » en date du 23 avril 2009, l’Union européenne épingle une fois de plus la situation politique qui prévaut en Tunisie. Dans ce document ventilé en 8 sections, la deuxième intitulée «Dialogue politique et réformes» pointe les «lacunes» tunisiennes en la matière.

Tunisie : les autorités reconnaissent avoir abattu un Tunisien à Redeyef

Pour rappel et à titre de comparaison : en mai 1968, malgré le désordre qui prit d’assaut les rues de la capitale française, pas une victime n’est tombée. Et aujourd’hui, 40 ans après, tout le monde rend hommage à ce préfet de la République, Maurice Grimaud, qui a fait ce qu’il a pu pour maintenir l’ordre. Et s’il n’y a eu aucun mort, c’est parce que l’un des principes fondateurs […]