Dans sa « Saison de la migration vers le nord », Tayeb Salah montre que la violence contre les femmes, la fracture identitaire et la faim de l’autre traversent les deux rives. À Londres comme dans un village du Soudan, le corps féminin devient souvent le champ de bataille où se rejouent les blessures de l’Histoire et les faiblesses des hommes. Au final, la vraie migration n’est pas géographique: elle est intérieure, douloureuse et sans retour assuré.
