Society 683

Réouverture du musée du Bardo : l’unité nationale clouée au pilori de la récupération politique !

Il est aberrant de voir que la communication et l’organisation d’un tel événement ait été lamentablement raté par le ministère de la Culture. Si ces couacs ne sont pas intentionnels, il n’en demeure pas moins que l’image véhiculée est désastreuse. Se cantonnant aux hautes sphères politiques et excluant de facto ses propres citoyens, le ministère de la Culture semble à lui seul démontrer que « l’union nationale » n’est qu’une douce berceuse parvenant seulement à qui veut l’entendre.

La “Tunisie n’est pas finie” … “Give me Five Tunisia” !

C’était deux jours après l’attentat du Bardo sur l’avenue Habib Bourguiba.
Non, “la Tunisie n’est pas finie”. Elle commence à peine et réussira certainement à prendre le sens de l’Histoire. Personne n’envisageait que ça allait être facile.
N’en déplaise aux barbares la Tunisie démocratique survivra aux attentats des ignobles.
L’attentat du Bardo, ne sera pas le dernier. Il y en aura certainement d’autres. Nous les affronterons avec la même détermination, le courage et la foi qui siéent aux peuples qui façonnent leurs avenirs !

L’hécatombe du mercredi sanglant du Bardo !

Le mercredi 18 mars a été la journée la plus sanglante de l’histoire de la Tunisie, depuis l’attentat de la Gheriba (Djerba) de 2002. Jusqu’à l’heure actuelle, les sources divergent sur le nombre de terroristes, de victimes et de blessés. Les sources officielles font état de deux terroristes tués et un autre arrêté. Neuf autres personnes, présumées impliquées dans ces événements ont été arrêtés ce matin. Du coté des victimes, Said Aïdi ministre de la Santé avance aujourd’hui, 24 heures après le drame, le chiffre de 23 morts et de 47 blessés.

L’état des routes en Tunisie : un laxisme intolérable !

En cette période de paiement de la taxe sur la circulation, plus connue sous le nom de la « vignette automobile », la rédaction de Nawaat évoque cet état de nos routes, ayant atteint le seuil de l’intolérable. Usures, travaux non achevés convenablement (Sonede, Steg, Télécom, etc.), malfaçons, sous-calibration pour certains tonnages, défaut d’entretien… ont abouti à des routes qui ressemblent davantage à des sentiers d’une savane équatoriale ayant subi les assauts des intempéries !

Mais que se passe-t-il au Conseil de l’ordre des médecins de Tunisie ?

Les médecins qui attendaient la composition de leur nouveau conseil ont été surpris par la nouvelle de la suspension d’activité des nouveaux élus après la mise en cause devant les tribunaux de la régularité du scrutin de janvier ! En effet, il s’avère qu’un membre sortant du conseil, candidat malheureux à sa réélection, déçu par le résultat des urnes, aurait invoqué auprès des tribunaux deux griefs

A quand un projet de loi de décentralisation ? (2e Partie)

L’épineuse question de la décentralisation a fait l’objet de nombreux rapports allant de l’organisation territoriale générale de l’Etat tel que celui de l’Institut Tunisien des Etudes Stratégiques (ITES) ou encore du Livre Blanc du Développement Régional de Abderrazak Zouari, à la question primordiale de la gestion des municipalités à travers ceux de la Banque Mondiale ou encore du ministère de l’Intérieur. Faisant suite à l’article paru la semaine dernière sur Nawaat , nous reviendrons ici sur le rapport le plus récent, celui de l’ITES, qui dresse une nouvelle cartographie des collectivités locales.

A quand un projet de loi de décentralisation ? (1e Partie)

Bien que de tailles différentes, les municipalités souffrent d’un pouvoir décisionnaire limité. Leur budget ne représente que 4% des dépenses publiques totales, ce qui démontre la faible marge de manœuvre dont elles jouissent dans le développement local. Pire encore, les inégalités entre les municipalités elles-mêmes sont flagrantes : en 2013, 18 municipalités (Tunis, La Marsa, La Goulette, Sidi Bousaid, Carthage, etc.)° soit 7% du nombre total, détenaient 51% des ressources propres de l’ensemble des municipalités. A l’inverse, 246 municipalités, soit 93% d’entre elles, détiennent 49% de ces ressources.

Le retour du « discours obséquieux » : Halte à la langue de bois !

Les premières élections libres de la Tunisie n’ont pas mis fin à une activité favorite qui fait prospérer de nombreux observateurs et médias, à savoir les discours obséquieux ou en dialecte tunisien : le t’hiin. Ce que nous observons, aujourd’hui, comme congratulations ou du moins comme « caresses intéressées » ne sont pas moins que de vieux réflexes ayant fait le bonheur d’une dictature qui n’en demandait pas tant : celle de Ben Ali.

Redayef, la ville aux espoirs trahis !

Difficile de croire, quand vous êtes à Redayef, que cette ville est parmi les plus riches du pays. C’est aussi à Redayef que le mot injustice sociale prend tout son sens. Malgré les 400 mille tonnes de phosphate par an, les 27 mille habitants n’ont eu droit, depuis des décennies, qu’à une école, un hôpital mal équipé et une maison de jeunes désertée.

La rumeur, une anomalie sociale qui nuit à la démocratie

Ce dimanche, j’ai endossé le gilet d’observateur-superviseur en charge d’une dizaine de centres de vote et autant d’observateurs nationaux. La journée électorale s’est très bien déroulée, quelques incidents mineurs, mais rien qui puisse discréditer le processus électoral. Comme l’a exprimé le journaliste français Anthony Bellanger sur RFI – les élections tunisiennes ne pouvaient être plus ennuyeuses à commenter, un peu comme des élections suisses.

La fée Aljia : le cris d’injustice d’une femme de ménage

Les femmes de ménage, on les voit dans les maisons, dans les stations de bus le matin, les plus jeunes sortent le dimanche pour se reposer d’une vie confisquée par l’exploitation et la pauvreté. Elles sont les abandonnées de la législation, les oubliées du code du travail, plus de 90% ne sont pas protégées, comme Aljia, qui se retrouve dans la rue une nuit de décembre.

La fraude en Science discrédite la Recherche Scientifique du Pays

La revue mensuelle suisse « Molecules » – l’une des plus cotées dans la publication en ligne de travaux relevant de la Chimie Organique et la Chimie des Substances Naturelles – vient d’en faire les frais par le fait d’une équipe universitaire tunisienne et non des moindres. Cette équipe a soumis un travail original à cette revue qui l’a fait paraitre après analyse, dans le numéro 15-6 de l’année 2010. L’année d’après les mêmes résultats, tableaux et figures ont fait l’objet d’une autre publication parue dans Synthesis Communications sous la signature de la même équipe, mais avec un titre différent. Récemment « Molecules » a été informée de cette supercherie par un lecteur soucieux de sa réputation.

A Douar Hicher et Cité Ettadhamen, « à 18 ans, on est déjà mort » !

Leur insurrection singulière a tissé la narration d’une révolution annoncée. Ce fut un moment éphémère de gloire et d’espérance. Entre le 12 et le 13 janvier 2011, les jeunes insurgés de Cité Ettadhamen ont bien cru que l’isolement, où on les maintenait, allait être levé. Mais, il n’en fut rien. Au contraire, après les délits de pauvreté et de délinquance, le salafisme est venue exacerber les discours de stigmatisation qui empoisonnent la vie des habitants.

Reportage : A Sidi-Bouzid, l’abstention est la voix des Sans-voix !

A Bouzayéne, une semaine après les élections législatives, les habitants sont en deuil. En deuil de leur révolte, ils ne parlent que de déception. Ici, rien n’a changé, ni le taux élevé du chômage, ni la pénurie de l’eau, ni la confiscation de la dignité. Pour la population, la transition démocratique n’est pas passée par Sidi Bouzid. Des slogans « anti-pouvoir » et « anti-système», fraichement tagués sur les murs de la ville, libèrent la voix réprimée des Sans-voix. Reportage.

Les candidats à la présidentielle sur le divan de deux psy

Comme le suppose la règle en politique, il faut tuer le père pour faire son ascension. Selon le mythe freudien, le meurtre du père, chef de la horde primitive, est un acte nécessaire à la fondation d’un nouvel ordre social. Mais tout le monde ne s’identifie pas au même père et ne tue pas le même père. Le regard posé par deux psychanalystes, Hechmi Dhaoui et Skander Boukhari, sur la ruée vers cette position désirante du pouvoir est autrement révélatrice de ce qui travaille l’espace politique de l’après Bourguiba-Ben Ali.