La force de Nouba 2, c’est que cette série ne fait pas que reproduire la réalité pour la dénoncer. Elle prend la réalité, la transforme, la corrige, la réinvente pour la rendre juste, belle et supportable.
La force de Nouba 2, c’est que cette série ne fait pas que reproduire la réalité pour la dénoncer. Elle prend la réalité, la transforme, la corrige, la réinvente pour la rendre juste, belle et supportable.
De Bab Alioua à Bab Jazira, une cohue de voitures couvre la rue. Des dizaines de personnes portant des sacs en plastiques guettent les taxis libres, qui se font rares. Plus on s’approche de Boumendil, plus l’affluence est grande. Dans ce souk, hub des produits de contrebande, la vie reprend comme avant à la veille de l’Aïd. Mais les séquelles comme la menace du coronavirus planent sur la rue bondée.
Décor moderne, open space, des jeunes gens qui s’affairent. Rien n’indique qu’il s’agit d’un centre de prise en charge psychologique. Pourtant, c’est le centre A7kili, dédié à l’écoute des personnes en détresse. Depuis le début du confinement, ce centre a reçu chaque jour environ 400 appels, signe d’un besoin réel de soutien psychologique.
Le nouveau cadre de la décentralisation en Tunisie instauré par la constitution de 2014 et concrétisé par le Code des collectivités locales (CCL) promulgué en 2018 évoque la nécessité d’un rééquilibrage des prérogatives entre l’Etat et les collectivités locales. La pandémie du coronavirus dans notre pays, nous a poussé à mener une réflexion sur le sujet.
“Mediapart sur la Tunisie : « pour vos premières vacances de dé-confinés : pensez à la Tunisie Covidsafe ! »”, ainsi s’intitule un article du site Réalités, accompagné d’une photo d’Edwy Plenel, fondateur du site français Mediapart. Un titre accrocheur qui vante « l’exception tunisienne ». Le site français a-t-il vraiment appelé les Français à privilégier la destination Tunisie pour les vacances ?
Lina Attalah, rédactrice en chef de Mada Masr, a été arrêtée, dimanche 17 mai 2020, près de la prison de Tora au Caire. La journaliste égyptienne était en train d’interviewer Leila Souif, mère du prisonnier politique Alaa Abdelfattah en grève de la faim depuis un mois, quand elle a été interpellée. Elle a finalement été libérée sous caution.
La mention spéciale au festival «Visions du réel» distingue El Medestansi (Le Disqualifié) de Hamza Ouni, un film puissant, libre et sincère. Il s’agit d’un film de rage et de passion où la question du pouvoir ne se pose pas uniquement dans le sens politique mais aussi en rapport avec le geste cinématographique qui capte, le pouvoir du cinéma, celui qui circule entre le réalisateur et son sujet «acteur».
La page Facebook du mouvement Ennahdha et du ministère de la santé ainsi que quelques médias ont relaté une information selon laquelle Tedros Adhanom Ghebreyesus, le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a adressé des remerciements au ministère de la Santé nahdhoui, Abdellatif Mekki pour sa gestion de la crise sanitaire liée au Covid-19. Qu’en-t-il vraiment?
Le coronavirus n’a fait que mettre en évidence une chose ; la soif pressante des Tunisiens à cet homme d’État redoutable, zélé et doué, qui s’empare de toutes les difficultés du pays et soulage le peuple. Cet étrange personnage est fongible. Il se manifeste selon le contexte de crise dans un homme politique bien déterminé.
Confinés, consumés, à défaut de consommer. Aussitôt déconfinés, c’est le bal masqué devant Zara au cœur de Tunis: une foule marquée par le besoin: de dépenser, de dé-penser, acheter pour exister, consommer pour respirer.
L’approche du « bourricot » semble être une politique d’État ou même une culture de gestion publique qui imprègne tous les domaines de l’action publique. Par conséquent, les salariés ont toujours subi le plus gros de la collecte des impôts. La politique du bourricot à bon dos s’illustre également à merveille dans l’approche développée par l’Etat tunisien en matière de visas.
Comment est-ce que la Turquie a réussi à séduire les Tunisiens, autant sur le plan populaire qu’officiel, en leur présentant « l’erdoganisme » comme étant l’exemple à suivre alors qu’il se décline en deux et non pas en un seul modèle ?
Diffusé sur la Wataniya, le feuilleton Galb Edhib présente l’histoire de l’indépendance tunisienne à travers des figures de Fellagas retranchés dans les montagnes et les personnalités politiques actives installées à Tunis. Certains ont relevé des erreurs historiques dans cette production ramadanesque. Pour en savoir plus, nous avons interviewé l’historien tunisien Adel Ltifi, spécialiste de l’histoire moderne et enseignant d’histoire contemporaine du monde arabe à l’Université Sorbonne Nouvelle Paris 3.
Le toucher banni, le baiser honni, la distanciation physique exhortée, le Covid-19 bouleverse les rapports sociaux mais aussi intimes. Vivant sous le même toit ou séparés par les restrictions imposées par le confinement général, les couples sont amenés à composer avec les aléas du coronavirus, qui ne sont pas que sanitaires mais également psychologiques et par ricochet sexuels.
Pour atténuer les risques de fraude et de corruption, il est important de maintenir les audits internes ainsi que la pression de l’opinion publique, des organisations, et de la société civile. La publication, sur les portails officiels des autorités publiques, de toutes les informations financières liées à la pandémie permettra de renforcer la transparence et de favoriser la confiance.
Le mois de Ramadan rime avec une floraison de productions télévisuelles. Cette multiplication des productions va de paire ces dernières années avec des transgressions multiples : propos violents diffusés à des heures de grande écoute, stigmatisons des minorités, abaissement de la femme. La HAICA intervient chaque Ramadan pour rappeler à l’ordre les chaines de télévisons mais ceci n’empêche pas les récidives comme pour cette saison.
Oscar Wilde disait : « l’homme est moins lui-même quand il est sincère, donnez-lui un masque et il dira la vérité ». C’est dire si le masque est, fondamentalement, ce qui révèle. Le masque est aveu, et la pandémie actuelle ne lasse pas de le confirmer.
Les virus sont intrinsèques au vivant. Depuis toujours, l’humanité a affronté des épidémies. Celle en cours du SARS-CoV-2, son vécu affectif et les réactions politiques qu’elle suscite recèlent les particularismes de notre époque. D’une certaine manière, la pandémie actuelle agit tel un révélateur du monde numérique et de la manière dont il mue. Les choix idéologiques pour la contrer jettent les bases d’une société connectée au virtuel mais déconnectée d’elle-même.