Venons-en aux choses sérieuses : le prochain président élu, serait-il capable de sortir le pays du cul-de-sac, en osant affronter les vrais joueurs qui ne sont pas sur, mais sous la table ?
Venons-en aux choses sérieuses : le prochain président élu, serait-il capable de sortir le pays du cul-de-sac, en osant affronter les vrais joueurs qui ne sont pas sur, mais sous la table ?
La chaleur est étouffante. Une jeune mère épuisée tient dans ses bras son bébé, au carrefour, à l’entrée de Sidi Hassine, dans l’attente d’un hypothétique moyen de transport. Objectif : emmener son fils malade au centre de santé. Le salut viendra d’un taxi clandestin. Dans le silence, par crainte d’une patrouille policière.
« Le système des Nations Unies […] appelle à un transfert de ces personnes vers un lieu sûr en Tunisie dans les meilleurs délais », peut-on lire dans un communiqué conjoint des agences onusiennes publié mercredi 7 août. Tombée dimanche, l’information sur un groupe de 36 migrants ivoiriens transférés par les autorités tunisiennes de Sfax au désert, près de la frontière tuniso-libyennes et laissés-pour-compte, vient alimenter les inquiétudes quant au traitement accordé par la Tunisie aux migrants subsahariens, de plus en plus désengagé et inhumain.
L’émotion jaillit de partout : du regard, des images, des sons, de leurs liens avec, au centre, la mer de Gabès, omniprésente à l’écran mais pas seulement. Voilà ce que nous offre Tout va bien Lella ?! de Rabeb M’barki. La mer y est d’abord trace indélébile dans la chair et l’imaginaire des habitants, imprégnant fortement leur lien au monde, leur quotidien, leur poésie, leurs rituels de mariage et de vie alors même qu’elle agonise…
L’hermine (Mustela erminea) est un petit mammifère carnivore. Elle se distingue de sa congénère, la belette, avec laquelle elle risque d’être confondue, par le bout de la queue présentant une touffe de longs poils noirs. Une population d’hermine a été découverte en Tunisie centrale il y a peu de temps. Dans le texte qui suit, nous présentons les caractéristiques écologiques de l’espèce et nous nous interrogeons sur ses origines possibles.
Béji Caïd Essebsi, avant-dernier président décédé en exercice le matin-même de la Fête de la République (cinq ans jour pour jour après l’assassinat de Mohamed Brahmi), a eu lors de son demi-siècle d’exercice du pouvoir (et de gravitation autour) deux faits d’armes historiques semblables. Il a été à quelques décennies d’intervalle, une cheville ouvrière dans la mise en place de deux régimes dictatoriaux et policiers.
Située à 18 kilomètres de l’artère principale de la capitale, la zone de Sidi Hassine semble ne pas avoir profité de la « bénédiction » de la capitale. Abandon scolaire, surpopulation, pollution, précarité des services publics, tels sont les problèmes phares dont souffre cette région d’après les élus locaux et les députés de la circonscription Tunis 1 dont fait partie Sidi Hassine.
Tourisme et pêche représentent deux activités économiques des plus dynamiques en Tunisie. Or, ces deux secteurs risquent d’être grandement affectés, dans quelques années, par des troubles environnementaux et climatiques impactant le littoral. La montée de la température de l’air et de l’eau bouleverse l’écosystème aquatique et la répartition des espèces.
Le président Béji Caïd Essebsi s’est éteint, jeudi 25 juillet, à l’âge de 92 ans suite à une succession de malaises depuis plus d’un mois. Ses obsèques, tenues samedi 27 juillet, ont été un véritable moment de communion nationale. Les citoyens se sont déplacés de différents quartiers de la capitale et des régions pour suivre le cortège qui a parcouru les rues de Tunis, du Palais de Carthage au cimetière d’El Jellaz.
Après plus de 20 ans d’absence de la scène politique, Béji Caïd Essebsi a fait un comeback fracassant à la faveur de la révolution. L’ancien ministre de l’ère bourguibienne s’est hissé au poste de président de la République, avant d’enchaîner les couacs en cascade. Retour sur le parcours atypique du premier Président tunisien élu après la révolution et décédé le 25 juillet 2019, jour de la fête de la République.
Dans un quartier à une dizaine de kilomètres de Tunis, de nombreux habitants luttent pour leur survie en gagnant leur pain en marge du circuit officiel. Plongée dans l’univers des barbachas, des vendeurs à la sauvette et autres petits métiers de Sidi Hassine.
Au marché de Sidi Hassine, un eldorado comparé à l’inflation galopante dans les grandes surfaces et autres marchés à Tunis, des étalages jonchent le lieu. Les cris de quelques marchands tentant d’appâter les visiteurs par la qualité et les bas prix de leurs produits retentissent partout. Parmi ces marchands, il y a plus d’une dizaine de femmes, dont Fatma.
Comment des activistes de la société civile veulent semer une part de rêves dans les esprits des élèves de Sidi Hassine, pour les inciter à poursuivre leurs études, et les éloigner du spectre des ruines de la Kherba. Reportage.
Pas l’ombre d’une proposition de renouvellement du tissu industriel inchangé depuis les années 90. Rien sur la transition énergétique, sur la lutte contre les stress hydrique ! Pas un mot sur la vocation agricole du pays et la nécessaire réforme agraire.
Quatre blocs parlementaires soutiennent la candidature de l’avocat et militant des droits humains Ayachi Hammami à la Cour constitutionnelle, deux blocs la refusent et un bloc aux membres divergents sur la question. La mise en place de la Cour constitutionnelle traine depuis 4 ans. C’est à l’ordre du jour de la plénière de demain à l’Assemblée des Représentants du Peuple. Journée décisive ?
Le Festival, tenu du 14 au 20 juin, a accordé une place importante aux jeunes danseurs et chorégraphes tunisiens et à leurs créations, et ce, au détriment des grosses productions et des monopoles des grands créateurs qui avaient l’habitude d’accaparer tout l’espace.
Pour ceux qui ne la connaissent pas, la réserve naturelle d’Ain Zana a été officiellement créée depuis 1993. Elle se trouve au nord-ouest de la Tunisie (Jendouba). Elle se caractérise par la présence d’une espèce d’arbre endémique d’Algérie et de Tunisie. Il s’agit du chêne afarès (photo 1) dont la répartition mondiale est limitée uniquement aux deux pays. La réserve couvre officiellement 47 hectares. Le site où les arbres sont concentrés est connu des spécialistes.
Mettre le dessin à la portée du vécu : bien qu’il marque avec « Les bruissements de la pierre » une nouvelle étape dans sa démarche, le geste n’est pas nouveau chez Atef Maâtallah. S’il prend soin d’éviter l’emphase que frôle souvent l’iconographie ruiniste, sa figuration narrative n’est pas loin de replier la représentation à l’intérieur de ses limites. L’exposition se poursuit à la Galerie El Marsa, jusqu’au 14 juillet 2019.