Face à la crise migratoire, deux députées n’ont pas trouvé mieux que de proposer un projet d’intégration économique des migrants s’apparentant à de la “traite esclavagiste”. Alors que cette population subit d’ores et déjà de multiples formes d’abus.
Face à la crise migratoire, deux députées n’ont pas trouvé mieux que de proposer un projet d’intégration économique des migrants s’apparentant à de la “traite esclavagiste”. Alors que cette population subit d’ores et déjà de multiples formes d’abus.
Dans les luxuriantes et paisibles contrées de Ain Drahem se joue une tragédie humaine. Lâchés par la garde nationale à la frontière algérienne, les migrants peinent à survivre mais restent déterminés à revenir en Tunisie. La politique sécuritaire de Saied est non seulement inhumaine mais aussi défaillante.
Des militants et employés d’organisations de la société civile arrêtés, des organismes onusiens vilipendés, des médias, dont Nawaat, ciblés. Encore une fois, la crise migratoire sert de prétexte pour encourager la chasse aux voix critiques envers Kais Saied.
La Méditerranée se transforme en cimetière, tandis que l’Europe entend externaliser la gestion de ses frontières, en soudoyant les États à ses portes méridionales et orientales. Les migrants dépouillés de leur humanité sont ainsi réduits à des chiffres macabres. Les journalistes du réseau Médias indépendants sur le monde arabe vous proposent une série d’articles exposant le prix exorbitant payé par les populations concernées, à leur corps défendant.
En juillet dernier, les expulsions massives de migrants d’Afrique subsaharienne ont poussé plus de 6 000 personnes, selon les rapports des organisations de défense des droits humains, à se réfugier dans les oliveraies proches de la ville. Ils y trouvent des opportunités de travail saisonnier dans la récolte des olives, mais surtout de plus grandes chances de départ vers l’Italie.
« Cette vie n’est même pas digne d’un chien », lance l’un de ces milliers de Soudanais ayant débarqué en Tunisie ces derniers mois. Un camp est érigé au Lac 1. Des tentes de fortune faites de tôles, de bâches et de couvertures usées jonchent le sol. Le contraste avec les bâtiments clinquants des alentours, est criant.
Le 16 juillet, la Commission européenne a signé un « Mémorandum d’accord » avec la Tunisie, accordant au pays des millions d’euros en vue d’empêcher les migrants et les réfugiés de traverser la Méditerranée à la recherche de refuge en Europe. Mais pourquoi le Premier ministre néerlandais a-t-il joué un rôle de pionnier dans la conclusion de l’accord avec la Tunisie, si une très faible proportion des migrants empruntant cette route se dirigent vers les Pays-Bas ? Cette analyse examine comment la politique anti-immigration néerlandaise est devenue une évidence.
Les jeunes tunisiens se détournent de plus en plus de la politique. Ils se focalisent davantage sur leur parcours personnel. Le salut individuel l’emporte ainsi sur le salut collectif. Mais quelle est la situation de ces jeunes ? Comment se projettent-ils dans l’avenir ? Une enquête y répond.
Accusés de voler le travail des Tunisiens, les migrants sans-papiers répondent pourtant à un besoin de main d’œuvre dans plusieurs secteurs boudés par les travailleurs locaux. La régularisation de la main d’œuvre étrangère permettra de cesser la chasse aux migrants. Mais également à endiguer l’exploitation dont ils sont victimes aujourd’hui.
Lorsque la réflexion dite rationnelle, arrive à justifier la mort, lorsque le souffle humain se perd dans l’abîme de l’indifférence, nous devons réexaminer les fondements de nos valeurs en tant que société. Aujourd’hui, j’ai honte.
Des milliers de Tunisiens tentent chaque année la périlleuse traversée de la méditerranée pour rejoindre l’Italie. Mais les rêves d’Eldorado italien virent vite au cauchemar. Les travailleurs tunisiens vivent en effet dans une précarité multiforme.
La question peut sembler provocante, compte tenu du discours souverainiste de Kais Saied. Mais les faits sont têtus. A bien des égards, Carthage paraît s’ancrer dans le giron occidental, en mettant au moins partiellement en œuvre la politique préconisée par le FMI.
Les rejets toxiques du groupe chimique de Gabès ont contaminé les eaux côtières, entraînant une diminution drastique des ressources marines. Certains pêcheurs de la région ont choisi de risquer leur vie en empruntant leurs petits bateaux pour tenter de rejoindre l’Italie.
Le « Mémorandum d’entente sur un partenariat stratégique et global » s’inscrit dans la lignée des accords ratifiés par la Tunisie et les pays européens. Contre d’hypothétiques aides et une facilitation de la mobilité de quelques personnes, les autorités consentent à augmenter leur coopération en matière migratoire.
Plus d’une centaine de nouveaux cas de torture et mauvais traitements ont été recensés en Tunisie durant les 18 derniers mois. Sous le règne de Kais Saied, l’appareil sécuritaire parait étendre son pouvoir, toujours dans l’impunité.
Ils sont infirmiers, médecins, ingénieurs, universitaires, restaurateurs, et ils s’exilent en masse. La Tunisie se vide de ses compétences au profit des pays européens et des pétromonarchies du Golfe. Et l’hémorragie n’est pas près de s’arrêter.
Les multiples visites à Tunis de responsables européens venus proposer leur aide au régime de Kais Saied en échange d’une coopération en matière migratoire, se cristallisent autour d’une question épineuse : la réadmission des migrants tunisiens et étrangers.
Les récentes déclarations de hauts responsables occidentaux, à l’instar de Giorgia Meloni et d’Emmanuel Macron ainsi que la multiplication des contacts avec Doha relativisent les aspirations de rupture formulées par les partisans du pouvoir en place. Focus sur la géopolitique Saiedienne.