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De la corruption…

Il est difficile de lutter contre la corruption, pour plusieurs raisons, dont notamment l’absence d’une véritable volonté politique et une complaisance de la société envers certaines pratiques devenues des phénomènes culturels. Ce fléau a atteint un stade “épidémique”, s’est alarmé le chef de l’Instance nationale de lutte contre la corruption, Chawki Tabib.

A l’attention de Michel Onfray : Si j’ai bien compris…

Si j’ai bien compris, le devenir des deux mondes est suspendu à un conflit fatal voué à l’échec pour l’Occident en raison d’un handicap démographique. Autrement dit, si j’ai bien compris, on est dans le « choc des civilisations » avec, de surcroît, la décadence de la civilisation judéo-chrétienne. Telle est la prédiction de Michel Onfray avec en filigrane Samuel Huntington et Malthus.

La campagne silencieuse !

On a souvent tendance à oublier que les écosystèmes méditerranéens ont toujours été façonnés par l’homme, avant que la machine ne soit mise à contribution pour transformer, le plus souvent de façon irréversible, des espaces entretenus par les bras de l’homme durant des millénaires.

Démocratie : la fin d’une utopie ?

L’ambivalence du discours politique, dont les engagements électoraux non tenus sont le paroxysme, ne font qu’accroître la méfiance du citoyen vis-à-vis du cercle politique qu’il voit désormais comme une concentration d’egos cupides et corrompus ne cherchant qu’à s’enrichir sur le dos du contribuable. En Tunisie, ni les partis « progressistes » – qui ont surfé sur la mode républicaine – ni les partis « réactionnaires » – qui ont surfé sur la mode religieuse – n’ont finalement réussi à faire de la politique désintéressée et à redresser le portefeuille du Tunisien, ne créant que dégoût chez l’électeur désabusé.

Médecins : les raisons du ras-le-bol

Jamais le corps médical n’a été aussi unanime et uni. Des secteurs public et privé, jeunes et moins jeunes, tous les syndicats, l’ordre… Tous les médecins de Tunisie, hors urgentistes, ont fait grève le 8 février dernier… Il y aura désormais un avant et un après.

Opinion-Trump devrait-il vraiment nous choquer ?

La décision intempestive de Donald Trump d’interdire aux nationalités de sept pays musulmans l’accès aux Etats-Unis a choqué l’opinion publique internationale et suscité l’indignation générale. Au-delà des intérêts économiques et géostratégiques qui ont poussé Trump à omettre de sanctionner les vrais pourvoyeurs du terrorisme, cet arrêt perçu comme populiste et arbitraire, renvoie de fait à la xénophobie et à l’islamophobie ambiante qui commencent à gagner une partie des sociétés occidentales et dont l’intégrisme musulman constitue le premier prétexte.

Le sens de mon témoignage devant l’Instance vérité et dignité

J’ai été convié à présenter mon témoignage en date du 18 décembre 2016 dans la catégorie représentative des personnes victimes de procès inéquitables orchestrés par l’ancien régime. Il s’agissait de démonter les procédés et les mécanismes à travers lesquels sont instrumentalisées par la présidence de la République les institutions politiques, administratives, judiciaires et médiatiques, dans le but de punir et de détruire un fonctionnaire public, en l’occurrence un ambassadeur, jugé peu coopératif dans l’accomplissement de basses besognes au profit des membres de l’ex famille présidentielle.

Ibadat El Chouyoukhs 14: ISLAM, Quèsaco ?

Cet article, ou plutôt ce livret, aborde les questions les plus délicates en matière d’exégèse du Coran. Comme d’habitude, l’article est garanti 100% hérétique et totalement délirant du point de vue de ce que l’on prit habitude d’appeler fiqh et sciences islamiques. Le premier tiers de l’article se veut “sage”. Mais le reste plonge dans le monde de l’inconnu, de l’invisible et de l’intangible. Un monde proche de la science fiction où il est très facile d’imaginer le n’importe quoi que l’on veut. A défaut de pouvoir en ramener des preuves, Jinn Dukhani essayera de faire réfléchir et méditer ses lecteurs comme rarement ils ont eu à le faire lorsqu’il s’agit d’étudier le coran.

La révolution Tunisienne, six ans après

Une chose est sûre, avec la révolution, les langues se sont déliées, le caché refait surface et à notre stupéfaction, nous découvrons que les enfants peinent à aller à l’école dans certaines régions reculées du pays. Nous constatons aussi que c’est dans les régions les plus mal scolarisées que végète le terrorisme, une plaie qu’il convient d’éradiquer avec intelligence, dans le cadre de l’état de droit et dans le strict respect de la constitution, sous peine de perdre nos maigres acquis démocratiques.

Témoignage : Sousse, le 6 janvier 2011

Nous étions entre mille et deux milles étudiants, rassemblés derrière les remparts de la faculté des lettres et des sciences humaines de Sousse. La révolution s’était déjà déclenchée et l’émotion atteignait des sommets après l’annonce du décès de l’homme immolé. Chacun de ces deux milles était prêt à devenir un kamikaze. Devant nous quelques dizaines de policiers armés, rangés en lignes et colonnes, attendaient depuis très tôt les ordres.

Et si on les recrutait ?

On a ainsi assisté à l’enchaînement bien ordonné des prises de parole des différents leaders du parti, qui chacun à son tour prononçaient quelques mots à la presse pour défendre le retour des terroristes  de la Syrie. Ce fut d’abord le numéro un, ensuite Lourimi, ensuite Bhiri, puis dernièrement Dilou. Une campagne bien orchestrée en somme, et on peut s’attendre à ce que cela continue ainsi. Tant de discipline et d’organisation dénotent des concertations intenses et des décisions importantes au sein d’Ennahdha. Ce qui amène à la question suivante : Pourquoi les nahdhaouis sont-ils affolés par le retour des terroristes tunisiens ?

Lettre de l’An 2016 à l’An 2017

L’être humain va annoncer ta naissance par les plus belles fêtes, les plus délicieux des gâteaux et les plus fraîches des boissons. Il va féliciter ton arrivée par la lumière et la musique, il va te porter sur ses épaules et te faire danser, il va stimuler ton désir par tous les caprices inattendus, mais je te demande de ne pas céder à ces jeux car, aux premiers dénuements qu’il rencontrera, il va t’insulter et t’injurier comme un bâtard qui ne mérite pas la vie et il attendra avec impatience ta mort.

Ma décision est prise, je débranche ma télé

Plus de débats. Plus de bagarres. Plus d’adrénaline qui monte. Car quand je regarde les débats télévisuels tunisiens, je sens mon cœur battre très fort et je m’échauffe instinctivement à la vue des invités crispés, qui crient, qui gesticulent, qui s’insultent, le visage tout rouge, tout en sueur.