Sur le web depuis quelques semaines, la petite marionnette Harrouss propose un autre discours sur l’émigration… loin du rêve européen.
Sur le web depuis quelques semaines, la petite marionnette Harrouss propose un autre discours sur l’émigration… loin du rêve européen.
Mobilisées depuis six ans, les familles accusent les autorités tunisiennes et italiennes de cacher la vérité sur le sort de leurs enfants. Après des dizaines de manifestations, de sit-in et de conférences, les familles menacent de porter l’affaire devant la Cour pénale internationale.
Lorsque l’on interroge les habitants de Dhiba et Ben Guerdane sur leur perception du Sud tunisien, région à laquelle ils revendiquent appartenir, c’est la « marginalisation » tahmîch qu’ils évoquent en premier lieu. La forte perception de l’exclusion transcende les générations et le genre, même si elle est plus aiguë chez les jeunes chômeurs. Elle confirme l’affermissement, depuis la chute de Ben Ali, du tahmîch comme catégorie cognitive structurant la façon dont les populations rendent compte d’elles-mêmes, dans l’ensemble des territoires urbains et périurbains relégués dans le pays, à l’instar des quartiers populaires du Grand-Tunis ou du gouvernorat de Kasserine, à la frontière avec l’Algérie.
Il est à la fois celui qu’on maudit pour les saletés qu’il laisse sur le trottoir, et celui dont on ne pourrait se passer tant il nous a rendu des services. Quels liens entretiennent les Tunisiens avec leurs voisins dans une société où l’individualisme avance à grands pas ?
Comment construisons-nous « les élites » ? Quelles sont les perspectives des élites ? C’est sur ces questionnements que le sociologue Michel Camau entame le colloque international consacré à « la transformation des régimes et les recompositions des élites dans le monde arabe après 2010-2011 ». Plus de vingt-deux intervenants de l’Europe et du Maghreb se sont rassemblés les 20 et 21 octobre à Tunis pour une réflexion sociologique devant un public majoritairement constitué de chercheurs.
La ville, antithèse du milieu naturel ? Pas si sûr. De plus en plus d’initiatives cherchent à réintroduire du végétal au cœur des quartiers bétonnés.
Le burn-out, un anglicisme pour le syndrome d’épuisement professionnel, désigne l’épuisement total du corps associé à un état d’effondrement émotionnel lié au contexte professionnel. En dépit des recherches et de la récurrence du syndrome qui touche le secteur de la santé, de l’éducation et de la sécurité, le sujet reste encore tabou. Certificats médicaux, arrêts maladie, congés longue durée et dépendance aux antidépresseurs dessinent une spirale du silence.
Depuis hier, mercredi 5 octobre, les sit-ineurs de Menzel Bouzaiene bloquent la route GP 14, celle que les camions de phosphate empruntent pour aller de Gafsa à Sfax. Ils contestent l’arrestation de leurs représentants qui se sont déplacés à Tunis pour assister à une réunion avec le ministre du Transport.
Transformer une classe d’une école primaire en un espace de pratiques artistiques, c’est le défi que s’est lancée l’association L’Art Rue depuis 2012, à travers le programme « Change Ta Classe ». Reportage.
La zone touristique de Gammarth, fantomatique depuis la révolution, reprend vie. Derrière les grands portails des clubs, un monde hors normes s’ouvre aux jeunes mais aussi aux plus jeunes ( moins de 18 ans ). En réalité, le commerce florissant de la musique électronique est l’arbre qui cache la forêt des psychotropes.
Plusieurs corps calcinés, des dizaines de blessés, une ministre de la Santé embarrassée et un chef du gouvernement perplexe ont fait revenir l’hôpital régional de Kasserine sur le devant de la scène médiatique. Aussitôt les cendres et la poussière de l’accident tragique de Khmouda, survenu le 31 aout, sont retombés, les médias dominants et des réseaux sociaux se sont tournés vers d’autres buzz. La grogne des Kasserinois, elle, couve encore dans les couloirs de l’hôpital mais aussi dans la rue. Radioscopie d’un hôpital malade.
Y.N, enfant de 5 ans, atteint du virus de l’immunodéficience humaine (VIH), a été interné à l’hôpital Taher Maamouri (Nabeul), le 27 juillet, suite à un accident de la route. Durant son séjour, l’enfant subit un mauvais traitement de la part du personnel de l’hôpital. On lui refuse des soins. On le jette dans les couloirs après son opération. On le pousse carrément à quitter l’établissement. Le staff médical, pourtant averti, rejette Y.N parce qu’il est atteint du VIH. Lumières sur une discrimination cachée par les tabous et la négligence.
En matière de Pokémon comme en matière de développement, la carte de la Tunisie est une carte des inégalités poussées à l’extrême : à part quelques tâches bleues clairsemées sur le littoral, l’arrière-pays et le grand Sud restent désespérément vides pour les joueurs de Pokémon Go. Explications.
Face à un marché de l’emploi de plus en plus saturé, de nombreux jeunes sont tentés par l’expérience du freelance. Réelle opportunité ou risque de précarisation de la société ?
Ils créent des liens, rendent services, tiennent un carnet de crédits : les épiciers jouent un rôle social structurant dans notre société. Mais la généralisation des grandes surfaces rend leur avenir incertain. Reportage.
17 techniciens du Groupe chimique tunisien à Mdhilla ont été brûlés, hier mercredi, à l’acide sulfurique. L’accident est survenu vers 17 heures. L’usine était en arrêt technique de maintenance pour un mois. Une vanne a explosé, libérant de grandes quantités d’acide. Les blessés n’ont été admis dans des structures hospitalières de la capitale que ce matin, vers 10h.
Corruption, fraude, concussion, trafic d’influence, détournement de fonds, malversation…, des maux devenus, depuis plusieurs décennies, si familiers en Tunisie. Pourtant, depuis des décennies également, l’on n’a cessé de parler de dispositifs destinés à lutter contre ces maux. Or, non seulement l’impunité est demeurée la règle, mais le phénomène n’a fait qu’empirer.
Dans une ville où la classe moyenne est presque absente, voir des enfants mendier dans les quartiers pauvres, donne un aspect absurde à tout le paysage. Et pourtant, croiser des enfants fouillant dans les poubelles, dormant devant une mosquée ou transportant de lourdes charges dans les souks constitue le quotidien des Kasserinois.