Racisme 66

« Liberté en acte » de Hichem Ben Ammar : la mémoire noire fissure le silence

Les interventions d’historiens et les images d’archives apportent une dimension très forte à ce documentaire de 60 minutes, réalisé par Hichem Ben Ammar. Le film rend hommage à certaines personnalités écartées des archives officielle, comme Halima Ezzaïma, tunisienne noire engagée dans la lutte contre la colonisation. Et si certaines images sont difficiles à regarder, elles mettent en lumière les traces laissées par l’esclavage : des stigmates invisibles, mais encore bien présents.

La République des corps violables

Le corps de la femme n’est pas un corps. C’est une prise. Une surface. Une promesse d’appropriation. Qu’elle soit blanche, noire, rousse, belle ou jugée laide, elle est d’abord cela : une chose disponible, une matière offerte à la contrainte. Née coupable d’un vagin, de deux seins visibles, et d’avoir en face d’elle un mâle que l’on excuse d’avance car « pulsionnel », « animal », « primate ».

A l’ombre des oliviers d’El-Amra, des crimes incessants contre les migrants

En juillet dernier, les expulsions massives de migrants d’Afrique subsaharienne ont poussé plus de 6 000 personnes, selon les rapports des organisations de défense des droits humains, à se réfugier dans les oliveraies proches de la ville. Ils y trouvent des opportunités de travail saisonnier dans la récolte des olives, mais surtout de plus grandes chances de départ vers l’Italie.

Gaza : Les Arabes de France pris entre inquisition et alignement total

Depuis le 7 octobre 2023, le discours politico-médiatique dominant en France tente de réduire le conflit israélo-palestinien à une question sécuritaire et religieuse. Cette position a pour objectif de donner une justification morale à la riposte israélienne et d’occulter son caractère colonial et ses violations des droits humains. Les personnalités médiatiques d’origine maghrébine reprenant ce narratif sont louées alors que les autres sont diabolisées.

«Barg Ellil», nouvelle traduction d’un roman anti-raciste et insolent

Certaines œuvres artistiques et littéraires sont indémodables, à tel point qu’elles ont le pouvoir de ressurgir avec une insolence salutaire dans l’actualité. C’est le cas de Barg Ellil de Béchir Khraïef, roman de 1960 dont le personnage principal est un esclave d’Afrique centrale, et dont la traduction française par Samia Kassab Charfi vient de paraitre chez Sud Editions.