Torture 247

La lutte contre l’impunité : Rached Jaïdane

Rached Jaïdane a décidé de porter plainte contre ses tortionnaires. Le code pénal tunisien, amendé en 1999, punit en effet de huit ans d’emprisonnement tout fonctionnaire public ayant fait usage de la torture dans l’exercice de ses fonctions. Une plainte qu’il n’a pu déposer qu’après la chute de Ben Ali. Avant, il y a fort à parier qu’elle n’aurait pas été instruite, ni même enregistrée. Au début d’un nouveau périple, il revient ici sur son calvaire.

Révolution : on t’a violé !

Le 7 mai 2011 Ossama Achouri a témoigné pour Nawaat à propos de l’agression policière qu’il a subit le jour même. Après 5 jours de l’interview, le 12 mai, Oussama a été arrété dans un café à Tunis, et a reporté (après sa liberation) avoir été violé dans le poste de police mal réputé “le septième”..

Qui peut rendre justice à ce jeune handicapé ?

L’Association de Lutte contre la Torture en Tunisie ( ALTT) a publié le 24 mars dernier un rapport succinct relatant le témoignage d’un handicapé tunisien, victime de torture pour avoir participé au sit-in 2 de la Kasbah. Ce Monsieur s’appelle Mohamed Sedki Hlimi, 35 ans, originaire de la ville de Kasserine, une des bastions de la révolution tunisienne où le lot des martyres a été particulièrement lourd.

Tunisia: Hold Police Accountable for Shootings

The transitional government of Tunisia should make it an urgent priority to investigate the killings of demonstrators by Tunisian security forces in early January 2011, Human Rights Watch said today. Security forces used excessive force in suppressing demonstrations in the central western cities of Kasserine and Tala, Human Rights Watch said, killing at least 21 people with live ammunition in these two cities alone between January 8 and 12, Human Rights Watch found.

Tunisie. La Cour européenne des droits de l’homme se prononcera-t-elle sur l’immunité d’un ministre tortionnaire?

Genève, 15 décembre 2010. Le Tribunal fédéral, la plus haute instance judiciaire suisse, avait rejeté en 2007 la demande d’une victime tunisienne de torture réfugiée en Suisse de pouvoir attaquer en dommages et intérêts la Tunisie et un ancien ministre de l’Intérieur. La Cour européenne des droits de l’homme laisse maintenant entendre qu’il y a matière à débattre. En avril 1992, alors qu’il vivait en Italie, M. Abdennacer Naït-Liman est arrêté et remis aux autorités tunisiennes. Durant quarante jours il est arbitrairement détenu et soumis à diverses tortures […]