Les députés de la commission semblent tacitement avoir trouvé une nouvelle formule magique pour la constitution de 2013 qui matérialise les tensions internes. L’islam est la religion de l’Etat civil tunisien.
Les députés de la commission semblent tacitement avoir trouvé une nouvelle formule magique pour la constitution de 2013 qui matérialise les tensions internes. L’islam est la religion de l’Etat civil tunisien.
On amadoue certains dirigeants de l’opposition par des postes ministériels alléchants. Mais changer les employés en gardant le même patron, les mêmes machines et le même plan de travail ne servira à rien. Les démocrates doivent bouger, pas dans la rue mais par l’action.
Que serait au vrai cette génération T, me demandera-t-on? C’est une génération qui évolue bien mieux que quiconque dans le sens de l’histoire, étant la génération du temps T de notre époque postmoderne.
Pour qui vit, travaille ou voyage souvent dans des pays comme l’Egypte ou la Tunisie, c’est toujours étonnant s’apercevoir de l’énorme écart existant entre la réalité vécue et la représentation de la réalité de ces pays dans les média occidentaux, et cela indépendamment de leurs différentes orientations politiques.
C’est avec un profond sentiment de désarroi et un certain malaise que je vous vois fêter le deuxième anniversaire de notre révolution, malencontreusement trahie. Nos réalisations depuis deux ans, si réalisations existent, méritent-elles vraiment d’être célébrées? Avons-nous réussi le processus post-révolutionnaire? Les objectifs de la révolution sont-ils dignement atteints? Malheureusement, NON.
Deux ans passés, nous devons tous en convenir, les désillusions sont là. Et elles sont énormes. Douloureuses ! Et ce n’est nullement verser dans le pessimisme que d’en faire le constat. Des approximations et des ratages nombreux que l’on peut légitimement imputer, en grande partie, à une gouvernance qui reste marquée par le népotisme, par un manque flagrant de courage politique, et par une forme de ‘Médiocratie’ toujours à l’œuvre
Quand est-ce que la morale et les bonnes mœurs sont bafouées? Est-ce par un geste anodin, même vulgaire, ou par […]
La structure politique convenue d’être nommée ou appelée « l’État moderne », et qui est nettement opposée au modèle théologique ou monarchique qu’a connu le monde arabe durant des siècles de son histoire, est apparue progressivement à partir de « l’âge de la renaissance » dans les cités-états italiennes pour influencer toute la philosophie politique européenne.
Le projet d’amendement du règlement intérieur de l’assemblée nationale constituante tant attendu est enfin à l’étude. Mais malheureusement, la plus importante mesure pour rendre cette constituante un peu plus efficace, à savoir remédier à l’absentéisme des élus, n’a pas été réellement prise ; puisque le projet présenté ne prévoit des sanctions qu’au bout de trois absences injustifiées consécutives.
Sachez, Madame la doyenne que seule votre réponse apaisera les esprits de nombreux étudiants convaincus d’avoir été doublement lésés : par les conditions de ce concours et par le silence et l’indifférence de ceux qui en ont la charge.
Mahmoud, la quarantaine avancée, vit dans cette ville qui ne se vide qu’aux heures où les chats gris et affamés chassent les humains et occupent l’avenue principale de Tunis où ils se disputent les restes de poissons que jettent les restaurateurs pour emplir les ventres gavés des camions éboueurs.
Fort de ses 37 % des voix obtenues aux élections du 23 octobre 2011 et du soutien de ses supplétifs d’une supposée gauche laïque, le mouvement islamiste a cru pouvoir s’approprier la Tunisie, en instillant dans la vie politique, économique et sociale – à doses régulières et bien calculées – son venin idéologique en vue de concrétiser son projet obscurantiste.
La révolution soeur égyptienne vient de rater l’épreuve majeure qu’elle se devait de gagner, celle de la sublimation de ses divisions idéologiques pour l’instauration d’un État de droit où la démocratie, si elle encourage le pluralisme et la diversité, doit réprouver les divisions et l’indifférence générale au bien commun.
Le thème de l’identité nationale a rencontré une préoccupation majeure dans la Tunisie postrévolutionnaire ; je ne dirai pas une préoccupation historico-intellectuelle mais, davantage, une préoccupation existentielle. Les manifestations de cette préoccupation sont traduites dans notre quotidien à travers les différents comportements vestimentaires et les nouvelles pratiques lexicographiques.
En Tunisie, nombreux étaient ceux qui, sous Ben Ali, criaient à l’injustice. Des cris souvent étouffés par la censure et l’auto- censure, par la peur des représailles ou celle des persécutions. En Tunisie, deux ans après une révolution censée garantir au tunisien sa dignité et le préserver de l’injustice, les faits sont accablants et l’injustice est plus que jamais là.
Les événements de Siliana ont touché le fond du paradoxe de la Tunisie postrévolutionnaire. Certes ce mouvement protestataire contre la pauvreté et la quasi absence d’une claire politique du développement régionale ne peut être qualifié de spontané
Ainsi, la crise entre l’UGTT et le gouvernement aura été résorbée avec un minimum de sérieux et de bonne foi ! Mais qui en aurait douté, connaissant la nature des fils de qualité supérieure formant le tissu de la société tunisienne ?
La plupart des problèmes qui surgissent dans la Tunisie postrévolutionnaire viennent de ce que la société prête plus d’attention aux phénomènes extérieurs qu’à ce qui se passe au fond intérieur du corps social. Or, il est bénéfique de porter son regard vers l’intérieur avant de le tourner vers dehors. En effet, la vie d’un individu est parsemée d’obstacles, d’embûches et de difficultés. Il serait bon, dès lors, de commencer par considérer les causes de nos embarras.