Lors des manifestations qui ont appelé à la chute du régime de Ben Ali, deux établissements de la Capitale ont été ciblés : d’abord l’établissement du Premier ministère symbole de despotisme et de tyrannie et ensuite le siège officiel du parti au pouvoir à savoir le Rassemblement Constitutionnel Démocratique. La révolution suppose une rupture avec un passé pénible et une transition vers l’établissement de la démocratie. Cette rupture s’attaque au niveau institutionnel mais aussi juridique et politique.
Le 14 janvier 2011 se sont écoulés 23 ans de dictature, de mainmise d’une famille qui a exploité à satiété la richesse nationale. Un fasciste démesuré a su odieusement conduire le pays vers une faillite économique, sociale et culturelle. Il est fondamental donc qu’un bilan soit dressé pour mieux comprendre la conjoncture et mettre la lumière sur le CAS tunisien, déclencheur du « Printemps arabe » et précurseur d’une nouvelle ère de protestation sociale et politique mondiale.
بدْءًا بقضية محمد باجي بن مامي التي أُدين فيها بالسجن لخمس سنوات، في جانفي 2012، وهو العمدة السابق لمدينة تونس، كما سبق له وأن شغل منصب مدير المعهد الوطني للتراث، وتشمل القضية صخر الماطري صهر الرئيس السابق زين العابدين بن علي، المتورطِ بعشرات القضايا العالقة بالعدالة؛ وتمثلُ هذه القضايا واجهة صغيرة لشبكة كبيرة، ومنظمة تم تأسيسها، خلال عقدين من الزمن، بالتواطؤ مع مسؤولين كبار في السلطة السياسية للبلد، للسطو على التراث الوطني وتهريبه
Condamnés en janvier 2012, à 5 ans de prison, pour trafic de pièces archéologique, l’affaire impliquant M. Mohamed Béji Ben Mami, ancien maire de Tunis et ancien directeur de l’Institut National du Patrimoine (INP), et Sakhr el Materi, gendre du président Ben Ali est symptomatique des dizaines d’affaires instruites en justice depuis deux ans.
Chaque semaine, nous essayerons, dans cette chronique, de résumer l’actualité économique nationale, afin d’avoir une vue d’ensemble et ne pas se noyer dans la masse gigantesque d’informations disponibles et de pouvoir, assurer ainsi, le suivi des projets annoncés.
Les droits humains étaient à la source de l’appel du peuple tunisien à la dignité, la liberté et la justice sociale. Ces mêmes droits doivent être au cœur de la réforme législative et institutionnelle.
La révolution tunisienne a été souvent dépeinte comme une sorte de « pure » événement, une occurrence « unique » où un « peuple tunisien » quasi mythique et homogène a réussi à se débarrasser de son «dictateur». Par un acte quasi-magique, il aurait suffi que le peuple hurle « dégage » le 14 janvier 2011 pour que le dictateur prenne effectivement la fuite.
D’après le journal nicematin, des Tunisiens ont fait passer 1.800 lingots d’or (72 millions d’euros) illégalement de la Tunisie, par la France en transit, vers Istanbul et/ou Dubai et ce depuis la chute de Ben Ali jusqu’en avril 2012.
Avec la chute du régime Ben Ali, il y a eu le déclenchement d’un processus de transition démocratique porteur de promesses d’élections libres, du respect des libertés individuelles et l’introduction, par ailleurs, de la notion de justice transitionnelle.
خلال شهر جانفي 2011 تمّ حرق مركز الشرطة بمدخل حيّ الزهور في مدينة القصرين و الذي إعتبره الأهالي رمزا لآلة النظام القمعيّة، في خضمّ ذلك تمّ العثور على جملة من الوثائق في بناية موازية للمركز و تابعة للإدارة المركزية للإستعلامات العامّة. تحصّلنا على عدد من تلك الوثائق تتعلّق بأساليب الأجهزة الأمنية لنظام بن علي في مكافحة الإرهاب مؤرّخة في سنة 2008 نعرض فيما يلي عيّنة منها.
Depuis plus de 10 jours, la colère gronde au Kef. Le 8 janvier déjà, de jeunes diplômés chômeurs avaient bloqué des routes de la région et l’entrée de la ville en signe de protestation. Au cours d’une réunion, tenue jeudi 10 janvier, la commission administrative de l’Union régionale du Travail du Kef (URT) décide d’organiser une grève régionale le 16 janvier 2013.
Le président tunisien déchu Zine El Abidine Ben Ali et son épouse Leïla Trabelsi profitent d’un exil doré en Arabie malgré une myriade de condamnations, alors que la première des révolutions du Printemps arabe fête ses deux ans ce lundi. Mais, leur clan a connu des fortunes diverses.
على خلفيّة واقع الحال في تونس تحصّلنا على شريط صوتيّ لحوار مغلق دار بين رئيس الحكومة الحالي حمادي الجبالي و سَلَفه الباجي قايد السّبسي على هامش الّلقاء الذي جمعهما لنقل الصلاحيات و تسليم السلطات يوم الإثنين 26 ديسمبر 2011 في قصر الحكومة بالقصبة.
The Justice Minister is in the process of restoring to power a number of figures of Tunisia’s defunct dictatorial regime, this time as members of the Supreme Council of Magistrates (CSM). Among them is Mahmoud Ajroud, the judge who, in 2008, presided over a series of iniquitous trials in the Gafsa mining basin.
Dans la nuit du 15 au 16 janvier 2011, soit au lendemain de la fuite de Zine El Abidine Ben Ali, six hommes décédaient sous les balles à Ouardanine, tandis que treize autres étaient blessés. Un an et demi plus tard, la justice a partiellement tranché.
Belhassen Trabelsi n’est pas un immigrant ordinaire cherchant un statut de réfugié au Canada. Pour ceux qui ne le connaissent pas voici qui il est : il atterrit au Canada sur un jet privé, sa famille possédait un château à Montréal de la valeur de 2.5 millions de dollars, du moins jusqu’à ce que le gouvernement canadien le confisque.
Le tribunal militaire permanent du Kef vient de donner le verdict dans le procès des martyrs de Thala, Kasserine, Kairouan et Tajerouine. On a contacté l’avocat Ahmed Chawki qui est encore sur les lieux et nous a donné la liste suivante.
Le témoignage suivant est la compilation de trois textes envoyés entre le 15 et le 17 janvier 2011 par un Français à sa famille pour retracer ce qu’il lui est arrivé le 14 janvier 2011, le jour de la chute du dictateur Ben Ali. Un an plus tard, on a préféré les publier tels quels, sans aucune modification (y compris pour les fautes d’orthographe) pour garder l’authenticité du témoignage. Le Français en question s’est trouvé coincé, pendant 15 heures et demi, dans un immeuble situé au 2 bis rue Pierre de Coubertin, à côté du centre commercial “Claridge” (où se trouve, selon Abdallah Kallel ex-ministre de l’intérieur, le service de renseignement de l’RCD, juste en face du ministère de l’intérieur).
Si le 14 janvier 2011 reste dans les mémoires comme le jour qui a fait basculer le monde arabe dans un processus révolutionnaire historique, les Tunisiens étaient encore loin de connaître tous les détails qui ont conduit au départ de l’ex-président Ben Ali. […]
Je tiens tout d’abord à préciser que je suis une inconditionnelle des droits de l’homme et des libertés dans leur sens le plus large. Je ne soutiendrai dans aucun cas le projet islamiste.Toutefois, certains raisonnements me laissent perplexe. Je voudrais poser quelques questions aux artistes qui expriment leurs inquiétudes quand à la régression de la liberté d’expression avec l’avènement des islamistes au pouvoir.
La diffusion du film Persopolis a engagé la Tunisie dans une sorte de chaos. Une première manifestation a été avortée par la police tunisienne le dimanche 9 Octobre. Les appels à manifester contre cette chaîne ont continué et suite à un appel pour un vendredi « de la colère », des manifestations se sont tenues dans toutes les villes tunisiennes.[…]