Après avoir laissé le gouvernement travailler à la mise en place d’un programme de suppression des subventions des produits de base, le président Kais Saied a tourné casaque.
Après avoir laissé le gouvernement travailler à la mise en place d’un programme de suppression des subventions des produits de base, le président Kais Saied a tourné casaque.
Le « Mémorandum d’entente sur un partenariat stratégique et global » s’inscrit dans la lignée des accords ratifiés par la Tunisie et les pays européens. Contre d’hypothétiques aides et une facilitation de la mobilité de quelques personnes, les autorités consentent à augmenter leur coopération en matière migratoire.
Plus d’une centaine de nouveaux cas de torture et mauvais traitements ont été recensés en Tunisie durant les 18 derniers mois. Sous le règne de Kais Saied, l’appareil sécuritaire parait étendre son pouvoir, toujours dans l’impunité.
Nurses, doctors, engineers, university students, restaurateurs…are leaving Tunisia in droves. The country is losing its skilled workforce to Europe and the Gulf countries, with no end to the exodus in sight.
Over the past month, Tunis has received visits from a number of European officials offering aid to the Saied regime in exchange for cooperation on migration issues. Their proposals all revolve around one prickly question: the return and readmission of Tunisian and foreign immigrants.
As president Kais Saied has explained to Tunisians, the country’s bread shortage was orchestrated by certain actors in order to provoke crises and exacerbate the social situation. The Ministry of Commerce has attributed the shortage to consumers’ frenzied and voracious appetite for bread. In the meantime, the structural crisis relating to the country’s wheat supply, State control over the sector and commodity subsidies intensifies.
Ils sont infirmiers, médecins, ingénieurs, universitaires, restaurateurs, et ils s’exilent en masse. La Tunisie se vide de ses compétences au profit des pays européens et des pétromonarchies du Golfe. Et l’hémorragie n’est pas près de s’arrêter.
Le concept du voyage est pris en otage par les politiques d’immigration et la gestion des frontières. Les artistes sont particulièrement touchés, car leur visibilité ainsi que leurs financements dépendent largement de la scène occidentale. La circulation des idées, des récits et des œuvres, est ainsi entravée.
Les multiples visites à Tunis de responsables européens venus proposer leur aide au régime de Kais Saied en échange d’une coopération en matière migratoire, se cristallisent autour d’une question épineuse : la réadmission des migrants tunisiens et étrangers.
Le président Saied rêvait-il de susciter une version tunisienne de la ruée vers l’or en décidant la création d’entreprises communautaires ? Pour l’instant, on en est encore très loin. Le nombre de ces entités créés depuis la promulgation du décret y afférent est très faible. Et le manque d’enthousiasme que cette idée suscite parmi les Tunisiens n’augure pas de jours meilleurs pour ce projet présidentiel.
The religious tendencies of immigrants in Tunisia have become an object of politicization. President Kais Saied accuses Christian immigrants of threatening the country’s Muslim identity. Protestants have taken to worshiping in rented hotel conference rooms, where they can practice their religion–though not without fear for their safety. And the government stands by.
La religion des migrants fait désormais l’objet de récupération politique en Tunisie. Le président Saied accuse les migrants chrétiens d’ébranler l’identité musulmane du pays. Louant des salles pour célébrer leur culte, les protestants parmi eux pratiquent leur religion dans la peur. L’Etat, quant à lui, laisse faire.