Cette rencontre à la manière des surréalistes est suivie d’un geste éminemment baudelairien consistant à faire du Beau à partir de la «charogne», du pourri et du décomposé, à partir de ce qui était voué à la disparition.
Cette rencontre à la manière des surréalistes est suivie d’un geste éminemment baudelairien consistant à faire du Beau à partir de la «charogne», du pourri et du décomposé, à partir de ce qui était voué à la disparition.
Le rapport de l’IVD sur la répression et la corruption ayant perduré en Tunisie pendant 60 ans, enfin été publié dans le Journal officiel comme l’exige la loi. C’est une marque de reconnaissance très attendue de la nécessité de faire face aux violations des droits humains commises par le passé en vue d’éviter qu’elles ne se répètent à l’avenir.
Dans l’interprétation des procédures, le jugement personnel est essentiel pour que les bureaucrates de première ligne répondent aux besoins des individus et de la communauté. En faisant preuve de discrétion, ils influencent les politiques publiques et répondent aux besoins et aux attentes des individus et des communautés. Cependant, les excès peuvent entraîner un dysfonctionnement destructeur entre les managers (généralement élus politiquement) et les travailleurs de première ligne (généralement nommés). Analyse.
Le monde célèbre, le 5 juin de chaque année, la Journée de l’Environnement. L’occasion de s’interroger sur nos avancées et nos reculades à la lumière des leçons tirées de la crise du Covid-19 qui secoue le monde depuis quelques mois.
La loi de finances représente le principal instrument du gouvernement pour la mise en œuvre de la politique publique. Or les pouvoirs publics n’arrivent pas à annoncer une stratégie nationale claire pour la phase post-Covid-19, et ce, à cause de l’absence d’une approche globale intégrant les dimensions sanitaire, politique, économique et sociale.
Le réalisateur nous propose un retour aux années 90, avec les codes qui vont avec. Une apologie de la musique populaire et de ses chansonniers. Avec en filigrane, un message en deux mots postés en recommandé à notre pseudo-élite autoproclamée : « Barri fout »!
Il y a quelques années, l’Etat est intervenu pour soutenir les hôtels face à la crise du tourisme en mettant des millions de dinars sur la table. Il y a quelques jours, voici qu’il est question de nouveaux fonds d’aides à l’entreprise pour faire face à la crise covid19. Que faut-il faire pour assurer la croissance économique et la protection des emplois ? Faut-il les laisser couler ? Faudrait-il les nationaliser ?
Albert Memmi, écrivain et penseur franco-tunisien, vient de nous quitter à l’âge de 99 ans. Écrivain de langue française bien que sa langue maternelle fut le judéo-arabe. Bon élève sous la colonisation, et en particulier de l’Alliance israélite universelle, il fut également un militant pour l’indépendance de la Tunisie. Une pluralité d’identités qu’il a incarné à l’instar d’une génération qui a vécu à la fois le colonialisme, l’indépendance nationale et l’émigration avec ses engagements mais aussi ses déboires. Albert Memmi m’a tout à la fois fasciné pour son étincelant “Portrait du colonisé et du colonisateur”, et déçu par son brûlot postcolonial “Portrait du décolonisé arabo-musulman”.
La force de Nouba 2, c’est que cette série ne fait pas que reproduire la réalité pour la dénoncer. Elle prend la réalité, la transforme, la corrige, la réinvente pour la rendre juste, belle et supportable.
Le nouveau cadre de la décentralisation en Tunisie instauré par la constitution de 2014 et concrétisé par le Code des collectivités locales (CCL) promulgué en 2018 évoque la nécessité d’un rééquilibrage des prérogatives entre l’Etat et les collectivités locales. La pandémie du coronavirus dans notre pays, nous a poussé à mener une réflexion sur le sujet.
La mention spéciale au festival «Visions du réel» distingue El Medestansi (Le Disqualifié) de Hamza Ouni, un film puissant, libre et sincère. Il s’agit d’un film de rage et de passion où la question du pouvoir ne se pose pas uniquement dans le sens politique mais aussi en rapport avec le geste cinématographique qui capte, le pouvoir du cinéma, celui qui circule entre le réalisateur et son sujet «acteur».
Le coronavirus n’a fait que mettre en évidence une chose ; la soif pressante des Tunisiens à cet homme d’État redoutable, zélé et doué, qui s’empare de toutes les difficultés du pays et soulage le peuple. Cet étrange personnage est fongible. Il se manifeste selon le contexte de crise dans un homme politique bien déterminé.
Confinés, consumés, à défaut de consommer. Aussitôt déconfinés, c’est le bal masqué devant Zara au cœur de Tunis: une foule marquée par le besoin: de dépenser, de dé-penser, acheter pour exister, consommer pour respirer.
L’approche du « bourricot » semble être une politique d’État ou même une culture de gestion publique qui imprègne tous les domaines de l’action publique. Par conséquent, les salariés ont toujours subi le plus gros de la collecte des impôts. La politique du bourricot à bon dos s’illustre également à merveille dans l’approche développée par l’Etat tunisien en matière de visas.
Comment est-ce que la Turquie a réussi à séduire les Tunisiens, autant sur le plan populaire qu’officiel, en leur présentant « l’erdoganisme » comme étant l’exemple à suivre alors qu’il se décline en deux et non pas en un seul modèle ?
Pour atténuer les risques de fraude et de corruption, il est important de maintenir les audits internes ainsi que la pression de l’opinion publique, des organisations, et de la société civile. La publication, sur les portails officiels des autorités publiques, de toutes les informations financières liées à la pandémie permettra de renforcer la transparence et de favoriser la confiance.
Oscar Wilde disait : « l’homme est moins lui-même quand il est sincère, donnez-lui un masque et il dira la vérité ». C’est dire si le masque est, fondamentalement, ce qui révèle. Le masque est aveu, et la pandémie actuelle ne lasse pas de le confirmer.
Les virus sont intrinsèques au vivant. Depuis toujours, l’humanité a affronté des épidémies. Celle en cours du SARS-CoV-2, son vécu affectif et les réactions politiques qu’elle suscite recèlent les particularismes de notre époque. D’une certaine manière, la pandémie actuelle agit tel un révélateur du monde numérique et de la manière dont il mue. Les choix idéologiques pour la contrer jettent les bases d’une société connectée au virtuel mais déconnectée d’elle-même.