Avec une petite histoire personnelle sous le coude, le roman « En pays assoiffé » d’Emna Belhaj Yahia (Éditions Déméter, Tunis 2021) pèse les tourments du présent, sitôt vécu, et les consigne comme blessure de la grande histoire. Lecture.
Avec une petite histoire personnelle sous le coude, le roman « En pays assoiffé » d’Emna Belhaj Yahia (Éditions Déméter, Tunis 2021) pèse les tourments du présent, sitôt vécu, et les consigne comme blessure de la grande histoire. Lecture.
Les changements climatiques sont liés à l’augmentation de la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Mais leurs effets ne se font pas ressentir dans leurs zones de production. Les pays industrialisés qui sont la cause principale des changements climatiques ne sont pas nécessairement les plus impactés par ces changements. Ainsi, la Méditerranée et l’Afrique du Nord sont considérées comme des “hot spots”. On prévoit que le réchauffement de la Méditerranée sera de 25% supérieur à celui enregistré au niveau global.
La dynamique d’inclusion post indépendance a laissé place à l’aggravation des inégalités.
*Article rédigé avec la précieuse contribution de Dr Abdelwahed Abbassi et Dr Mohamed Salah Ben Ammar.
Le système des lycées pilotes est un concept purement tunisien, implémenté dans les années 80, qui clame cultiver l’élite de demain, l’excellence tunisienne. Ces établissements et ce système ont longtemps été idéalisés. Mais voici que des élèves de ces établissements d’élite font état de ségrégation sociale, de dépression, et de compétition malsaine. Le prix de la «réussite» serait-il exorbitant ?
Au-delà du réchauffé qu’il propose, « En Tunisie » de Jellel Gasteli (Éditions Lalla Hadria, 2021), nous en dit davantage sur son nomadisme chevillé au corps, et sur un pays natal où il est possible, pour le jeune photographe qu’il était, de se perdre et de se retrouver. Lecture.
L’histoire du système de santé en Tunisie remonte à Carthage. Cette époque avait connu 55 médecins carthaginois dont plusieurs femmes. Le 8éme siècle a connu l’école Kairouanaise de médecine, avec Ibn Al Jazzar qui a rédigé plusieurs ouvrages de médecine dénotant un souci social peu commun à l’époque, notamment avec son ouvrage de médecine destiné aux pauvres.
*Article rédigé avec la précieuse contribution de Dr Abdelwahed Abbassi et Dr Mohamed Salah Ben Ammar.
Voici un livre poignant, de photographies qui ne le sont pas moins : avec « Les Enfants de la Lune » (Éditions Lalla Hadria, 2021), Zied Ben Romdhane nous fait délicatement percevoir ce que la maladie génétique XP empêche de voir. Lecture.
Dans les régions arides, l’eau est le facteur limitant majeur du développement des écosystèmes. Les conditions climatiques sévères se manifestent par une faible pluviométrie et des températures élevées, notamment pendant la saison estivale. La gestion des aires protégées nécessite beaucoup d’observations, afin d’identifier les actions indispensables, envisageables sur le court comme sur le moyen et long terme.
Le processus de Sécuritisation apparait comme un discours dans lequel un acteur politique important, généralement le chef de l’Etat, analyse la gravité de la situation du pays et évoque la nécessité de recourir à des mesures urgentes et exceptionnelles pour sauver le pays. Or la réussite de cette opération est tributaire du soutien de la majorité de la population.
La magistrature est dans la ligne de mire du président de la République. Ce dernier ne mâche pas ses mots envers les magistrats, leur reprochant une complicité avec les corrompus de tous bords. Accusés de favoriser l’impunité, les magistrats se défendent en pointant à leur tour du doigt l’ingérence des politiques dans leur sphère. Une guerre ouverte sur fond de réformes impérieuses sciemment annihilées.
Selon les textes en vigueur, ces aires sont protégées à des fins de conservation de la biodiversité, de recherche et d’éducation. Soit, mais est-ce qu’elles assument réellement ces fonctions en Tunisie, et quelles sont les priorités en matière de conservation qu’on peut leur assigner ? Nous allons tenter de répondre à ces questions en prenant pour exemple la gestion de la réserve de biosphère de Bou Hedma.
Avec l’annulation ou le report des festivals en Tunisie suite à la 4ème vague du Covid-19, la saison estivale a été terne pour les artistes et autres techniciens et prestataires concernés. Cette morosité met à nu la précarité de ceux qui vivent de la culture. Elle est aussi symptomatique de maux plus profonds.
L’alimentation intermittente en eau potable est présentée par les autorités comme étant une solution pour remédier à la pénurie et faire face au changement climatique. Mais cette approche affecte considérablement la qualité de vie, augmente la propagation des maladies hydriques, dégrade fortement les activités économiques et provoque les protestations sociales. Et surtout, cette approche est non fondée. Analyse.
La crise du Covid-19 a précarisé beaucoup de Tunisiens. Les travailleuses de sexe œuvrant dans les maisons closes, actives sous l’égide de l’Etat et payant leurs impôts, n’échappent pas à cette calamité depuis l’arrêt de leur activité en mars 2020. Entre pauvreté et clandestinité, la vie des travailleuses du sexe est guettée par toutes sortes de menaces. Nawaat est allée à la rencontre de deux d’entre elles. Des militants associatifs tirent la sonnette d’alarme sur leur situation amenée à s’aggraver.
En dénonçant les abus, la fraude, la spéculation et les malversations, tout en passant sous silence l’exploitation économique, Kaïs Saïed pointe du doigt des « corrompus » anonymes pour mieux absoudre les capitalistes en chair et en os assis confortablement en face de lui.
Le président de la république a répété à maintes reprises son attachement à l’Etat de droit et aux acquis démocratiques tels que les libertés individuelles et collectives et il n’y a aucune raison de ne pas le croire. Mais une démocratie ne saurait se contenter de déclarations.
Le président de la République est plus que jamais un homme seul, avec le poids de l’Histoire sur les épaules, et la discrète compagnie des eucalyptus séculaires de Carthage. Un rapport direct s’est établi avec le peuple, qui a applaudi cette opération de nettoyage radical des institutions. Mais quand je vois un peuple croire dans les pouvoirs thaumaturgiques d’un homme seul, je vois le danger se profiler à l’horizon. Au-delà des facteurs qui ont mené à cette crise, au-delà de la faiblesse de l’engagement civil des partis politiques, un homme seul est plus exposé aux fautes et aux chantages.
Membre d’Ennahdha, Radwan Masmoudi mène depuis le Virage 80 du 25 juillet une guerre médiatique acharnée contre le président de la République. Personnage controversé, Masmoudi a longtemps jonglé entre vie associative et politique. Et ce n’est pas la première fois que ses déclarations attisent autant la polémique et soulèvent des interrogations sur ses liaisons à l’intérieur et à l’extérieur du pays.