Cinq ans après la création du ministère des Affaires locales, celui-ci a été supprimé. Un faux-problème ou une menace réelle pour le processus de décentralisation ?
Cinq ans après la création du ministère des Affaires locales, celui-ci a été supprimé. Un faux-problème ou une menace réelle pour le processus de décentralisation ?
Depuis quelques années, l’entrée à l’archipel de Kerkennah a été refusée à de nombreux Tunisiens. Et depuis quelques mois, particulièrement après le 25 juillet 2021, le nombre de citoyens interdits de monter à bord du ferry en partance de Sfax a connu une hausse importante. Point de départ pour les migrants irréguliers, les îles de Kerkennah sont sous surveillance policière. Une mesure anticonstitutionnelle improvisée par les autorités tunisiennes appelées à faire le garde-frontière de l’Europe. Désormais, notre police tient même des avant postes.
Le phénomène Kais Saied enracine la Tunisie dans son identité en même temps qu’il l’extirpe de sa torpeur. C’est sur cela que repose sa légitimité: tunisianité et intégrité. En ce sens, son conservatisme n’est pas abstrait et absolutiste, mais contextuel, lié aux croyances des gens ordinaires. Mais rien n’assure que le président réussira.
C’est devenu une habitude sur les réseaux sociaux et dans les médias : comparer le compte-rendu de la présidence de la République d’une conversation téléphonique entre Kaïs Saïed et un dirigeant étranger avec celui de l’autre partie. Le 2 octobre dernier, l’appel entre le président tunisien et son homologue français n’a pas dérogé à la règle. Compte tenu du passé colonial et des liens entre les deux pays, l’échange a suscité d’autant plus de réactions que la France n’a pas une position arrêtée sur le virage 80.
En Tunisie, certaines espèces végétales ne sont connues que dans quelques zones, et les effectifs de leurs populations sont réduits. Ces deux paramètres à eux seuls (faible étendue géographique et effectifs réduits) devraient inciter les conservateurs à se pencher sur leur cas. Dans le présent papier, nous focalisons notre intérêt sur deux espèces d’arbres, le micocoulier et le houx, qui présentent les caractéristiques énumérées précédemment.
Nommer Mme Najla Bouden dans le contexte de la crise économique, politique, institutionnelle et sanitaire actuelle, avec les pouvoirs limités que lui confère le décret 117, revient à la vouer à l’échec. Par cette décision, le président jette les femmes ainsi que le leadership politique des femmes dans la gueule du loup.
L’ancien patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn fait de nouveau parler de lui. Cette fois-ci, il est au cœur d’un scandale financier, suscité par l’enquête de l’émission française « Cash investigation ». Depuis sa retraite de la vie politique française, DSK s’est lancé dans des activités de consulting. Il a pu ainsi brasser des millions d’euros, tandis que le flou persiste sur sa rémunération en Tunisie.
En médecine, on trouve deux grandes familles : jeunes médecins et seniors. La différence, l’orpheline, entre les deux est le nombre d’années après le résidanat. Cette stratification, bien que des fois banalisée, est d’une importance capitale au point qu’elle conditionne le vécu et l’avenir des jeunes médecins.
La pandémie et la récession qui l’a accompagnée ont eu un effet dévastateur sur les revenus et les moyens de subsistance des travailleur∙euse∙s dans la région MENA. Les femmes ont été particulièrement exposées en raison du rôle qu’elles jouent dans le travail productif et de leur relative marginalisation dans la société. C’est ce qu’affirme une étude publiée par le Transnational Institute et le Réseau Nord Africain de Souveraineté Alimentaire. En voici une synthèse.
Dans le cadre du développement de nos activités, nous recherchons un(e) Chef(fe) de projet Communication digitale.
A-t-on informé les citoyens tunisiens sur le statut réglementaire de ces produits ? Les a-t-on informés des bénéfices attendus et des risques encourus ? Les a-t-on fait signer un consentement libre et éclairé comme cela a été fait au consulat de France pour les ressortissants français et les étudiants en Europe ? Notre démarche est purement scientifique et ce n’est qu’après avoir filtré, vérifié les sources, et croisé les informations, que nous nous permettons de publier ce document.
Le 22 septembre 2021, le Président de la République a promulgué un décret où il annonce une nouvelle organisation des pouvoirs publics qui bouleverse l’ordre constitutionnel et place le décret présidentiel au-dessus de la constitution, inversant ainsi la hiérarchie de la pyramide institutionnelle. « Au nom de la Constitution, à bas la Constitution »,pourrait-on résumer ce décret présidentiel qui ne souffre aucune ambiguïté quant à la volonté de liquider les acquis institutionnels de la révolution et d’établir un pouvoir absolu sans aucun garde-fou.
Le Parlement est toujours gelé, et voici que Kais Saied annonce l’élaboration d’une nouvelle loi électorale. Mais en ces circonstances, le président est-il réellement en mesure d’amender la loi électorale ?
Déclenchée en octobre 2019, l’affaire mettant en cause le député gelé, Zouhair Makhlouf n’a toujours pas été tranchée par la justice. Et le procès n’en finit pas de traîner en longueur sur fond de manœuvres politico-judiciaires.
Toujours sensible aux questions de la migration, Kamel Moussa revisite dans son « Cimetière des Inconnus » une nécropole dédiée aux migrants noyés en Méditerranée tout en documentant la vie en suspens des autres déboutés. La série est exposée au Musée de la Photographie d’Anvers, dans le cadre du Tiff 2021 qui se poursuit jusqu’au 12 septembre.
A l’instar de nombreux pays à travers le monde, la Tunisie se dirige vers la mise en place d’un pass vaccinal. Ce pass restreindra l’accès à des espaces publics aux personnes non vaccinées. Actuellement, des millions de Tunisiens risquent d’en subir les conséquences, à commencer par la population âgée de plus de 40 ans. Une telle limitation des droits et libertés est-elle justifiée ?
La récente visite d’une délégation parlementaire américaine en Tunisie a déchaîné les passions. Les analystes se sont écharpés sur l’interprétation à donner aux tweets du sénateur Murphy, chaque camp y voyant l’approbation de ses propres positions sur le virage 80. Un débat similaire a suivi la déclaration commune des ambassadeurs des pays du G7 enjoignant le président à renouer avec la normalité constitutionnelle. Ces épisodes tendant à mettre en évidence la permanence des ingérences étrangères. Et tout souverainiste qu’il est, le président Kaïs Saïed n’arrive pas à s’en débarrasser.
Depuis le virage 80 et le gel des activités du parlement, l’Instance Supérieure Indépendantes des Elections (ISIE) est sur la sellette. Des observateurs lui reprochent la non application de la loi face aux infractions enregistrées pendant la campagne des législatives.